Evidemment, aucune dose prise en plus n’est anodine.
Mais ces valeurs sont très faibles. La prudence passe par la connaissance, la formation. Le cheminot doit savoir qu’on ne reste pas à côté d’un wagon classe 7 pendant des heures. Et tout doit être fait pour qu’il n’y reste pas, tout comme tout doit être fait pour que le wagon ne reste pas à quai. Je ne connais pas les procédure pour ces transports. Seulement je pense que tout est fait pour minimiser l’impact des rayonnements.
En tant que pays fortement nucléarisé, pourquoi ne pas apprendre à l’école, en physique, ce qu’est la radioactivité, ses effets...
Ensuite, à côté de cela, le cheminot n’aura pas à faire particulièrement attention le reste de l’année. Enfin si, mais il serait plus judicieux qu’il fasse attention :
- quand il traverse la route,
- quand il va en boîte de nuit,
- que ses fruits et légumes soit bio,
- que la viande qu’il mange n’est pas bourrée d’hormone,
- que l’air qu’il respire n’est pas pollué,
- que...
Vous voyez ce que je veux dire...
Bien sûr que nous devons faire attention aux doses que l’on pourrait recevoir. Mais ces doses là sont très loin d’être mortelles. Nous ne devons pas céder à la psychose non plus.
Déjà, ne me faites pas passer pour ce que je ne suis pas : un ardent défenseur du nucléaire.
Il devrait y avoir dans ce pays un grand débat pédagogique sur la question énergétique (c’est ce que propose de faire François Asselineau soit dit en passant), suivi d’un référendum.
Quoi qu’il en soit, la situation aujourd’hui est telle qu’elle est : nous avons tout un parc en fonctionnement, nous avons des réacteurs d’ancienne génération arrêtés et en cours de démantèlement... il faut faire avec, en faisant du mieux possible pour protéger la santé et la sécurité des gens ainsi que l’environnement.
Quel sens a le fait d’avoir une limite ? Curieux comme question. Dites moi plutôt quel sens aurait de ne pas avoir de limite ! Connaissez-vous le principe de précaution ?
Connaissant mal l’impact qu’ont les faibles dose sur l’homme à long terme (car oui, nous parlons bien de faibles doses <100mSv), il convient d’être le plus prudent possible, et d’instaurer une limite proche de la dose intégrée naturellement.
Pour information, un travailleur du nucléaire, qui lui va au turbin, a une dose annuelle limite de 20mSv. Et tout est fait dans l’industrie du nucléaire pour minimiser la dose intégrée des travailleurs.
Et non, ces limites ne changent pas au gré des incidents, ni même accidents (termes bien distincts).
Vous confondez avec les dispositions prises par Bruxelles concernant les seuils dans les normes sanitaires. Tout à fait condamnables à mon sens, mais hors sujet.
Si je serai d’accord pour un entreposage de déchets activés dans mon jardin ? Il faudrait être con pour cela. Non. En revanche, dans un bâtiment répondant aux nouvelles normes sismiques et dont les murs font 1m40 d’épaisseur, à la rigueur. Vous avez mieux à proposer peut être ?
Encore une fois, les déchets sont là. Encore une fois, il faut faire avec, et du mieux possible.
J’espère en tout cas que vous dépensez autant d’énergie à « combattre » les déchets de l’industrie chimique et issus de nos modes de consommation...
Je vous remercie des efforts que vous faîtes pour nous informer comme vous le faites, c’est tjs très instructif. En revanche, je vous invite à porter une attention toute particulière à la précision de vos arguments et du vocabulaire associé. En effet, connaissant également pas trop mal le domaine, je m’aperçois que vous êtes parfois trop approximatif, ce qui arriverait presque à me faire douter de votre maîtrise de certains sujets abordés dans vos articles, ou du moins de la finalité de vos écrits. Par exemple, vous n’êtes pas sans savoir la différence entre un entreposage (non définitif) et un stockage (définitif). De même, lorsque vous évoquez l’imprudent cheminot stationné à moins d’1 mètre d’un wagon signalé classe 7 (radioactif), il serait pédagogique d’expliquer à quoi correspond cette dose limite d’1mSv, et à qui elle est destinée. Je rapelerai pour mémoire que chaque année, nous prenons en France une dose moyenne de 2,4mSv, issue du milieu naturel (et sans compter les examens médicaux, et les voyages en avion !). Toujours pour info, dans certaines régions du monde, cette dose annuelle peut grimper à 10 voire 50mSv.
Je m’arrête à ces deux exemples (il y en a d’autres) pour vous encourager à apporter davantage de précision à votre argumentaire. Votre cause tirera bien plus de positif à faire cela qu’à de vouloir faire peur à tout prix à grand renfort d’imprécisions.
En Italie, ils ont tiré le gros lot avec Mario Monti : - il a étudié à Yale, - membre du think tank Friends of Europe, - International Advisor pour Goldman Sachs, - président de la section europe à la Comission Trilatérale, - membre du comité directoire du groupe Bilderberg.
Avec tout ça, si y a encore des gens pour croire qu’il va remettre l’Italie sur de bons rails...