@Albert123 je ne partage pas non plus l’écriture inclusive, néanmoins ce raccourci avec « fascisme » semble un abus de langage. Si les mots ont un sens, faudrait revoir votre texte, d’autant plus que la proposition a un caractère démocratique, sauf démonstration sérieuse du contraire.
Pour revenir à Mélanchon....certe sympa, bon tribun, même envie de voter, mais tellement de doutes planent sur sa sincérité pour aller jusqu’au bout....on a vraiment envie de croire (et besoin en ces temps). Mais....
Pour rappel et pour info à qui cela intéresse, la politique internationale de JL Mélanchon en faveur de Cuba et du Venezuela (critiquée, à juste titre par Onfray) s’explique, en grande partie, par son tablier et le soutien à ses frères ; Cuba est l’unique pays de l’époque de la guerre froide qui accepta et accepte les loges FM ; et quant au Venezuela, le régime de Chavez est truffé de frères, lui même se revendiquant héritier du libérateur et FM Simon Bolivar. Les illustrations et symboles aux côtés de Chavez ne manquent pas...faut simplement être curieux et attentif.
En résumé, voici une position apparemment incohérente en politique internationale de Mélanchon, mais qui s’explique par cette obédience et solidarité entre frères ; comment faire confiance pour les affaires publiques ou d’état... ?
(Petite précision tout de même : Simon Bolivar, conscient de s’être fait manipulé par les anglais dans le processus de libération de plusieurs pays latino-américains, renia la FM à la fin de sa vie et mourra dans la misère la plus absolue, oublié par tout le monde.)
Des FM sincères de leurs convictions, il y en a eu dans l’histoire de l’humanité, voyez donc Salvador Allende au Chili, mais faut aussi voir comment il a terminé ou été achevé, par un coup d’état, commandité par un autre de ses frères (d’une tout autre rite), Kissinger, organisé et financé par la CIA. Tout n’est pas blanc ou noir, mais l’histoire nous apprend que sont rares les FM réellement libres dans leurs actes et sincères dans leurs paroles.
Comment ne pas avoir le bénéfice du doute concernant Mélanchon, quand lui même reconnaît avoir voté à contre-coeur pour le Traité de Maastricht à la demande de son frère FM Mittérrand ; et il est où l’intérêt général dans ces moments cruciaux ??? N’est-ce pas ce traité fondateur de l’Euro qui confirmera la confiscation de la souveraineté monétaire et de sa privatisation via la BCE ?
Ce n’est pas la dénonciation du Traité de Lisbonne qui permettra changer les choses (même si cela semble un devoir historique au regard du référendum de 2005) et Mélanchon le sait, il faudrait dénoncer bien d’autres traités constitutionnels européens, dont le traité de Maastricht...est-il sincère pour aller jusqu’au bout ? sait-il qu’il existe toute une procédure vis-à-vis des autres 27 pays ?
Quoi qu’il en soit, il y a encore des zones d’ombre où la lumière n’arrive pas à percer...et c’est pas bon pour le peuple qui n’a pas besoin de nouveaux despotes illustrés au nom de certaines lumières, me semble-t-il. Mais soyons juste, ce n’est pas mieux concernant d’autres personnalités politiques, dont le doute n’existe même pas.
Oui, effectivement, bonne prestation, bonne oratoire, même tenté de voter...
Cependant, encore des doutes :
1. Un programme, dans l’ensemble, déjà ficelé, mais....et le peuple ? dommage, que ce programme n’aie pas été élaboré dans une dynamique plus participative, inclusive, avec les organisations sociales de tout genre, les syndicats ; enfin soit pratiquer un peu de démocratie participative. Attention avec le despotisme illustré des « lumières ». J’espère que la constituante ne sera pas rédigé par quelques uns pour le « bien » de tous....
2. Sur le plan économique, bien à court terme et pour le symbole, mais à moyen et long terme, les propositions manquent de vision et toujours sans envisager le sujet de fond : rupture avec le système financier-monétaire et pas seulement de « résister » ; il faut créer et rendre la création monétaire au peuple, c’est une des conditions sine qua non pour poser les premiers fondements pour la modification des rapports sociaux et changer de modèle de développement (dont les indicateurs)
Dans ce sens, aucune mention pour la promotion de circuits courts de production, par exemple.
3. Une fois de plus, même si cette fois-ci les journalistes n’ont plus osé la question, il y a un manque de transparence du candidat en ce qui concerne son appartenance ou pas aux élites de la franc-maçonnerie. Un candidat qui prétend accéder à la Présidence se doit d’être transparent face à ses électeurs, il en serait gagnant en tous les cas ; occulter cette information accroît cette susceptibilité de lien et « obédience » entre « frères » dont beaucoup sont aux « affaires » actuellement....la confiance entre électeur et candidat est vitale et devrait être le fondement d’une éthique oubliée en politique. Cet aspect semble anecdotique, mais la réaction du candidat dés qu’on lui pose la question ne fait que confirmer que tout n’est, peut-être, pas aussi net.
Mais, il faut le reconnaître bonne prestation, à suivre...
J’appréciais assez JLM pour tout son énergie et sa forme de canaliser le ras le bol du peuple.
Cependant, certaines choses me font douter :
1) Manque de transparence concernant son appartenance ou pas à la Franc-maçonnerie, au Grand Orient. Son mépris au droit du peuple d’être informé et aux journalistes qui lui ont posé la question à plusieurs reprises.
N’oublions pas que tout « frère » est tenu de respecter la règle d’or de l’OBEDIENCE envers sa Loge. Cela pourrait constituer un conflit d’intérêt quand on prétend accéder au pouvoir et surtout quand on croise ses adversaires dans la même loge.
En tous les cas, une réponse franche à ce sujet serait souhaitable et une marque de respect envers les électeurs.
2) Le manque de démocratie participative dans son propre Parti de Gauche, où prévaut une structure pyramidale au détriment d’une structure décisionnaire horizontale. Manque d’efforts pour rassembler les syndicats, associations et organisations sociales de tout genre qui peuvent contribuer énormément dans la construction évolutive d’un projet commun. Je ne le sens pas...tout est autour de compromissions avec des structures politiques caduques.
3) Manque de courage dans le programme économique, sans prendre en compte d’importantes initiatives en cours qui tentent de reconstruire le tissu social, économique et politique (Amap, villes en transition, monnaies locales/complémentaires - souveraineté monétaire- et autres). Le programme se limite à un projet fiscal et une « révolution » politique et non pas économique-financière-monétaire.
Bon, il y a bcp à dire, mais certainement il n’existe pas de sauveur unique, ni de recette unique et les élections ne changeront pas la donne ni le quotidien de tous, dans les meilleures des cas un simple soulagement déguisé. Faut bâtir notre présent et futur du bas vers le haut et non pas uniquement à l’inverse sous cette argument totalitaire du « despotisme illustré » qui cache un mépris effroyable envers le peuple.