par les mots, les grandeurs, les dimensions, les structures et les
trajectoires.
Conclusion — COHÉRENCE
Il ne s’agit ni de trouver un modèle unique, ni
de remplacer les disciplines par une théorie abstraite.
Il s’agit de fournir une structure de liaison
permettant à chaque discipline de conserver son vocabulaire, ses
mesures et ses modèles, tout en rendant explicites ses
correspondances avec les autres.
Le Potentiel et le Taylor donnent une structure locale.
La dynamique produit des trajectoires possibles.
La mesure donne du numérable.
Le USER exerce le choix.
Et les correspondances entre domaines produisent finalement ce que
l’ensemble cherche à rendre possible :
une COHERENCE.
Cohérence pluridisciplinaire : non pas faire dire la même
chose à toutes les disciplines, mais rendre intelligible la manière
dont leurs différences peuvent s’articuler dans une même
architecture de raisonnement systémisé
Des
mots porteurs de sens aux trajectoires mesurables vers un
Tableau-(T=1)-voulu par : sens → mesure → structure →
trajectoire → finalité → cohérence.
Introduction
Chaque discipline possède son propre vocabulaire, ses propres
objets, ses propres grandeurs et ses propres méthodes.
Le problème n’est donc pas de chercher à faire disparaître ces
différences, mais de trouver une structure suffisamment
générale pour permettre leur mise en correspondance sans leur
retirer leur sens propre.
L’enjeu est de passer de :
« Ces disciplines parlent de choses qui se ressemblent »
à :
« Nous pouvons montrer précisément comment
leurs descriptions se correspondent, se mesurent et se contraignent
mutuellement. »
L’objectif n’est pas de produire une nouvelle discipline qui
remplacerait les autres, mais un espace de liaisonnement
entre elles.
1. Primo : le Voulu
Penser, raisonner, modéliser ou théoriser doit répondre à une
problématique clairement formulée.
La première donnée est donc l’intention :
INTENTION→BUT→FINALITEˊ
Cette finalité est décrite par un :
Tableau-(T=1) voulu
compréhensible et partageable.
C’est lui qui donne son sens au processus.
Sans finalité explicitement définie, on risque de construire des
modèles élégants mais sans destination :
VERBIAGE
2. Le SOL : espace représentatif
Le SOL est conçu comme un espace de
représentation des états et de leurs trajectoires.
Un état X est représenté par une position x, un état Y par une
position y :
X→x,Y→y.
Avec le temps T, on obtient des trajectoires :
(x(T),y(T)).
Le SOL n’est donc pas nécessairement un sol physique : c’est un
espace représentatif et trajectoriel.
3. Le Potentiel
On introduit un scalaire U, le Potentiel.
Un potentiel est défini à une constante près :
U′=U+C.
Ce sont ses variations qui importent pour la dynamique.
On peut commencer par une forme très générale :
dX/dt=−k.∂U/∂X , dY/dt=−k.∂U/∂Y
ou :
X˙=−k.∇U.
Le potentiel fournit ainsi une structure à partir de laquelle une
évolution d’état peut être construite.
4. Taylor : la parabole locale
Le potentiel est localement décomposable par Taylor :
U(X+dX)≃U+∇U⋅dX+1/2.dXT.HU.dX.
L’ordre 2 donne une parabole locale.
Mais le but n’est plus simplement de rechercher le minimum d’un
puits.
Il s’agit de construire et d’explorer des trajectoires
possibles.
Le Taylor fournit donc la structure locale permettant de passer :
Potentiel→géométrie locale→trajectoire
Une lecture sémantique possible est :
U ∣ ∇U ∣ HU =
Etat ∣ Orientation ∣ Tension
5. Les mots portent le sens
Chaque discipline possède son vocabulaire.
Un même mot peut recevoir plusieurs définitions spécialisées.
Certains mots sont donc des clés d’analogisation
:
État,
Stock, Différence, Force, Tension, Courbure, Pression, Accélération,
Puissance, etc.
Le mot conserve son sens dans chaque discipline.
On ne cherche pas à imposer une définition universelle.
On cherche à identifier la position structurelle que le
concept occupe dans chaque domaine.
6. « Puissance » : une clé exemplaire
Puissance est particulièrement riche parce
qu’elle possède de nombreuses réalisations disciplinaires :
Puissance⟷dE/dt, Fv, UI, etc.
Les définitions diffèrent, mais elles peuvent être associées à
des grandeurs mesurables et dimensionnées.
Ainsi, le mot constitue une clé :
Mot→Sens→Grandeur→Dimension
7. « Les mots portent le sens, les nombres la
certitude »
Le passage essentiel est celui du concept au numérable.
Mots→Sens
Mesure→Nombre
Mais le nombre devient réellement contraignant lorsqu’il est
attaché à une mesure :
valeur+unité/dimension+incertitude
Sans mesure, l’analogie demeure facilement vague.
Avec la mesure, elle devient quantifiable et possiblement
confrontable.
8. Dimension et liaisonnement
La dimension permet de dépasser la simple proximité des mots.
Une grandeur est une valeur associée à une dimension :
Q=q[Q].
Les différentes réalisations disciplinaires peuvent alors être
comparées selon leurs formes dimensionnelles.
C’est ici que prennent place les idées de :
Liaisonnement par Puissance
et, plus généralement :
Liaisonnement par Ordre.
La dimension devient ainsi une contrainte de mise en
correspondance.
9. De l’analogie verbale à l’analogie quantifiée
On obtient progressivement :
Sémantique→Structure→Dimension→Mesure
Une analogie est d’autant plus solide qu’elle peut franchir ces
niveaux.
Elle ne repose alors plus uniquement sur :
« Cela ressemble à cela. »
mais sur :
« Ces deux descriptions occupent des positions
correspondantes dans une structure et leurs réalisations peuvent
être quantitativement caractérisées. »
10. La dynamique sert à construire des
trajectoires
La finalité n’est pas la prédiction.
La dynamique sert à générer et explorer des trajectoires
possibles vers le Tableau-(T=1).
Pour une dynamique donnée, RK4 peut permettre au USER de simuler
ces trajectoires et d’en explorer les conséquences.
Dynamique→Trajectoires possibles→Exploration par RK4
Pour d’autres dynamiques, d’autres méthodes numériques pourront
naturellement être utilisées.
RK4 est un outil d’exploration, pas le décideur.
11. Le USER choisit
Le système peut construire, combinatoirement, un ensemble de
trajectoires compatibles avec :
l’état initial ;
le Tableau-(T=1) voulu ;
les contraintes ;
les grandeurs disponibles ;
la structure du potentiel.
Le USER explore alors ces trajectoires et choisit SA
meilleure trajectoire dans SON domaine.
Le système n’a donc pas vocation à décider à la place du USER.
12. Mais chaque trajectoire est reliée aux
autres domaines
Une trajectoire choisie dans un domaine peut être mise en
correspondance avec des structures analogues dans d’autres :
D1↔Structure commune↔D2,D3,…,Dn
Le USER peut ainsi savoir :
« Cette trajectoire que je choisis dans mon
domaine possède telles correspondances structurelles avec des
trajectoires décrites dans d’autres domaines. »
Il ne s’agit pas de prétendre que les phénomènes sont
identiques.
Il s’agit de rendre visibles leurs relations
structurelles.