Ce n’est pas en dormant que le caractère futile de l’élection présidentielle va changer. En vous réveillant tous les 5 ans, vous vous inscrivez dans la logique du suffrage quinquennal.
Pour le reste, vous avez raison, vous rêvez. Nous vivons à une époque archaïque et les citoyens du prochain siècle considérerons probablement celui-ci comme nous considérons le XIX° siècle.
Le peuple français n’a pas a proposer amicalement des passerelles aux
peuples américains et israéliens. Leurs élites respectives ont pris ce
soucis en charge sans les déranger.
Quant au reste de votre intervention, nul n’est aussi aveugle que celui qui ne veut pas voir.
Pensez-vous sérieusement pouvoir extrapoler sur la France à partir d’un parlement élu à 45% d’abstention ?
Quelle est la légitimité d’un tel parlement à parler au nom du peuple ?
Ne pensez-vous pas devoir être légèrement ahuri, tel un éditorialiste, si un jour ces abstentionnistes se manifestent par des voies non démocratiques sur l’espace public ?
Et notez que ma question porte sur le projet économique, pas sur l’éducation nationale, la culture, la jeunesse qui sont des sujets tout à fait secondaires. La fiscalité n’est qu’un volet du projet économique.
Cameron a ironisé sur la taxe à 75%. Vous et moi savons que cette taxe est un effet de manche peu sérieux. Elle symbolise beaucoup mais rapporte à peu près rien. Rare sont les patrons d’entreprises française à gagner plus d’un million par mois et susceptibles de délocaliser en Angleterre.
Maintenant sur la recomposition du tissu industriel du pays, le traitement de la dette, l’équilibre de la balance commerciale, j’attends toujours vos clarifications. Elles devraient être aisées puisque François Hollande « expose, répète et explique inlassablement son programme, ses idées. »
Vous dites :
« C’est un peu comme les prévisionnistes en économie dont une étude à montré qu’ils se sont toujours trompés à 95 %. »
Cette étude inclut-elle les économistes sur les analyses desquels François Hollande a établi son programme ?
D’autre part, pensez-vous que François Hollande garde ses ennemis près de lui, jusqu’à
en composer son conseil économique, par génie tactique ?
- Elie Cohen, administrateur des firmes EDF Energies Nouvelles, Steria et PagesJaunes, ex-administrateur d’Orange et Vigeo ;
- Jean-Hervé Lorenzi, administrateur de BNP Paribas Assurances, de la Cie financière Edmond de
Rothschild ;
- Jean-Paul Fitoussi, administrateur du trust financier italien Sanpaolo IMI, de Telecom Italia et de Banca Sella Holding ;
- Emmanuel Macron, associé-gérant chez Rothschild & Cie Banque ;
- Stéphane Boujnah, patron de la branche française du groupe financier espagnol Santander.
Accessoirement, quel rôle tient le directeur de campagne de François
Hollande, désormais ministre de l’économie, Pierre Moscovici, en tant
que président du Cercle de l’Industrie dans la lutte de François
Hollande contre les excès du grand capital ? Peut-on le soupçonner
d’être une taupe socialiste habilement placée chez le patronat français ?
Enfin, j’ai peu suivi les meetings de François Hollande, aussi est-ce peut-être
pour cela que je n’ai pas bien cerné les oppositions fondamentales
entre son projet économique de gauche et le projet économique de droite
de Mr. Sarkozy. Pouvez-vous les clarifier ?