Thierry Lhôte is a french guy native from Cameroon, Africa, who likes technology, politics and arts. He believes in cross cultural exchanges, open ended discussions and in one humanity.
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Houlà JL, loin de moi l’idée de mettre en doute votre bonne foi. Ce livre est surement passionnant, mais le débat aux USA est extrêmement polémique et donc idéologique.
Donc déjà, rien que le fait pour cet auteur d’employer en couverture de livre le terme « néo-libéral » qualifie sa démarche de politique, je force un peu le trait en disant « idéologique » certes... Mais si l’on veut penser par soi, il faut sortir de ces sentiers ultra-battus.
De plus en lisant quelques revues de ce livre je vois que ce livre parle « d’Evolutionary Psychology » et non de « Behavioral Genetics ». Ce qui n’est pas vraiment le sujet que j’ai découvert avec ce billet.
Sur les cours de récrés, bah si on a affaire à la réalité , celle-ci est assez complexe pour que cela soit indécidable entre génétique et culturel.
Je ne vois d’ailleurs pas d’opposition ni d’exclusion réciproque entre les deux. Il faudrait m’expliquer.
Sinon, le critère d’impossibilité n’a pas empêché nos lointains ancêtres de se poser des questions sur des sujets aussi « simples » que la taille et la forme du monde, la place du soleil et de la terre, etc.
Le fait de ne pouvoir expliquer n’a jamais été une raison valable à la cessation de l’interrogation, et en réalité, jamais effectif.
Oui, c’est le versant idéologique du débat aux Etats-Unis.
Très présent entre « liberals » (je traduis en language européen, sociaux-démocrates de gauche) et libertariens.
Mais prenons de la hauteur.
Lorsqu’on parle de culture aujourd’hui on omet souvent de signaler que c’est aussi ce qui sépare, ce qui maintient des frontières artificielles aux yeux de la raison, témoin le mot assez ironique et de Pascal (qui préfigure Voltaire) :
« Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà. »
Et justement, l’un des bénéfices de la génétique comportementale pourrait-être la détection de passerelles ou de caractères communs au-delà des différences culturelles ou purement physiques.
La question reste ouverte et pour l’instant reste indécidable.
Quand à la « restriction du champ d’investigation », c’est un argument idéologique, c’est à dire un argument qui s’appuie sur une grille de décodage de la réalité, une façon de voir l’adversaire politique qui l’inclut d’office dans une démarche d’occultation de la réalité.
Ce qui n’est pas le cas comme de tout travail scientifique. On ne travaille que sur un aspect de la réalité en tant que telle avec les restrictions de contexte d’usage.
On pourrait aussi faire remarquer que vouloir exclure la génétique comportementale du champ d’investigation est aussi une restriction de ce dernier.
On voit bien alors qu’il s’agit bel et bien d’une querelle politique, même si elle est noble, elle ne peut se substituer à l’irréductible fraction de l’être humain qui cherche à évoluer et comprendre, et qui parfois se trompe... mais c’est la liberté...
Oui, ce que vous dit marque dans le concert international le positionnement français et donne tout son sens avec la citation de Rabelais. Et en tant que français, j’ai ce penchant là aussi.
Je pourrais me permettre d’ajouter qu’il faut savoir penser aussi hors de sa culture. D’autres cultures dans ce monde n’auront pas ces préventions car il y a aussi un attrait universel dans la génétique comportementale et qui prend source dans le « connais-toi toi-même. »
Si je sais que je suis né avec un patrimoine génétique donné, il sera possible alors d’accéder à mes limites en tant qu’être humain sur certains aspects de ma personnalité. Après, je serais libre d’y croire ou non, de les prendre en compte ou non, :travailler mes forces pour m’améliorer, cultiver mes faiblesses pour me rendre plus social et attachant, ou ne rien faire...
Ce n’est pas si simple que cela, car le monde n’est pas à notre unique disposition, le cours des idées non plus.
Oui, ce que vous dit marque dans le concert international le positionnement français et donne tout son sens avec la citation de Rabelais. Et en tant que français, j’ai ce penchant là aussi.
Je pourrais me permettre d’ajouter qu’il faut savoir penser aussi hors de sa culture. D’autres cultures dans ce monde n’auront pas ces préventions car il y a aussi un attrait universel dans la génétique comportementale et qui prend source dans le « connais-toi toi-même. »
Si je sais que je suis né avec un patrimoine génétique donné, il sera possible alors d’accéder à mes limites en tant qu’être humain sur certains aspects de ma personnalité. Après, je serais libre d’y croire ou non, de les prendre en compte ou non, :travailler mes forces pour m’améliorer, cultiver mes faiblesses pour me rendre plus social et attachant, ou ne rien faire...
Ce n’est pas si simple que cela, car le monde n’est pas à notre unique disposition, le cours des idées non plus.