en se basant sur les fermes marines au large de la presqu’ile danoise, justement. Ca n’a pas atteint les niveaux espérés, et c’est un peu en rade, leur projet. The point noir pour un déploiement grande échelle est qu’il faut des centrales classiques pour quand le vent tombe (anticyclone d’échelle européenne, plus étendu que les connexions raisonnables du réseau haute tension, qqs 100 de km).
Bref, je ne suis pas convaincu que ce soit la moins pire de toutes les arnaques tant qu’on est pas des experts en « smart grid » pour la distribution à la bonne échelle, et qu’on ne sait pas stocker 7 jours de vents gras pour les 7 jours de vents maigres à suivre.
La géothermie me semble sympa si on sait la centraliser un peu (des km de profondeur, c’est pas dans votre cave) ; la source est inépuisable (radioactivité du noyau/manteau, si si, toujours là 4,5 milliards d’années après, mais moins qu’au temps du réacteur nucléaire naturel géologique d’Oklo (Gabon) il y a 1,5 milliards d’années), .... le plus dur est de faire remonter les calories, et de ne pas trop réchauffer notre bilan thermique de surface quand même...
Des grands « cycles » existaient et existent encore. Ils accompagnent les nouveaux « supports » d’information ou de mémoire, car ces derniers ont des propriétés « pharmacologiques » (dose : petit/gande, accoutumance oui/non,...) (ce que je retire de ma lecture de B. Stiegler).
Par exemple - Société égypto-palestinienne vers -1200 : déjà les hommes sont endettés, libération des dettes tous les 7 ans. (cf. Liverani, la bible et l’invention de l’histoire). D’avoir appris a garder sous forme de chiffre la mémoire des dettes/devoirs/créances des gens a déjà profondément marqué la civilisation de l’époque, la domination dans la tete.
- Age d’or grec (platon socrate) : on se surprend à penser « enfin » sans substrat religieux, grosse libération. Mais reviens le sophisme « je raisonne pour te tenir un beau discours, que ton salon soit le plus fréquenté », ainsi est le ségala-poulos de l’époque
- Les romains n’ont pas été un cycle de l’esprit très marquant dans cette affaire. Empire basé sur une capacité managériale impressionnante surtout. Notamment à l’époque, les empereurs ne sont pas héréditaires ! (adoptés)
- Imprimerie ; d’abord la bible, la lecture pour tous, mais rapidement, l’imprimeur est en mal de libelles et autres pamphlets infamants et diffamants, il vire au XVII à la version qu’on appellerait aujourd’hui « poubelle du web » pour survivre. Un petit sièclede patience, encore avant que les Lumières ne daignent accompagner la montée de la bourgeoisie.
- téléphone : bien bien, .. mais aussi un des responsables de la brutalité du krach de 1929, dit-on. Et de l’enfer que fut la RDA pour les opposants. Aujourd’hui : Le portable a aussi évolué hors de tout « controle » et devient le sesame de l’identité personnelle en Inde par exemple. Vraiment pas ce qu’on aurait anticipé.
- Radio/télé. Télé : Revoyez une conférence de presse de De Gaulle en 1961 ou 1965 (? à la sortie de l’étalon or ?) pour voir comment l’on pouvait envisager ce média à l’époque, avec une haute dose de pédagogie dans la forme , fût-elle d’un contenu qui vous révulse. Radio, c’est un peu plus compliqué, car la dose paralysante pour l’esprit est assez hors d’atteinte, mais si vous supportez la pub à la radio, je n’ai pas d’armes....
- Web, Internet mon amour : même scénario, moyen d’information génial à sa création, devenu un « attracteur » très fort de nos nouvelles pratiques de mémoire (au point de provoquer le retour des « mainframes » que les PC avaient marginalisés dans les années 85-95). Mémoire mémoire : Et que je te googlise et que tu la twittes dans la face du bouc, MSN étant surement ringardissime depuis l’an -2 de l’ère Obama, etc etc.. Avec, donc, un tel« runaway » des pratiques, il me paraot clair que surviennnent bien vite les doses « toxiques », les arnaqués du facebook les (anti ?) (anti-anti ?) complotistes d’AV, etc...
Bref, chaque nouvelle « technique de mémoire », qui se contente en apparence de proposer un « replay » neutre d’un contenu (email, twit, clip), provoque très vite les surdoses toxiques, les lipdub et lipdaubes, les écarts non Gaussiens et les « vols de Levy » du grand tout qu’on observe.
En conclusion ? Eh bien non, faites vous y : on ne reviendra pas à plus de calme, sauf dans le luxe bobo extrême, ou dans ton jardin en poursuivant osmies et andrènes. L’agitation est consubstantielle des canaux de mémoire supplémentaires qu’on s’est « offert », merci la technique qui se croit neutre. MMmm Ah oui, si vous avez un peu mal au foie, pensez à ce gus dénommée Prométhée. Et à Epiméthée (son frère ?) dirait B. Stiegler, que je n’ai pas lu assez sur ce flanc là.
J’avais argumenté lors d’une des « leçons » de B. Stiegler à l’automne dernier qu’on était dans un monde où l’on avait l’analogie entre la disparition de la classe moyenne par acroissemsent des inégalité et la disparition de l’échelle de temps moyenne, cette où on pourait faire de la prospective utile, qqs années, plus qu’un mandant, moins que la vue perçante d’Attali (juché sur les épaules d’un géant).
Le côté agitation n’est que le temps court qui l’emporte sur le temps moyen. Le temps long ne reste que dans le vernis, le « préindividuel », encore (un peu) transmis par Ecole et Famille.
Les UV concernés par l’ozone ne représentent que quelque chose comme 1 ou 2 % du nombre de watt par m2 incident venant du soleil. Le rayonnement solaire suit la courbe du corps noir à 5500 K, centré dans le jaune (580 nm). Après, ça dépend où vous commencez l’UV (formellement 400 nm, mais l’UV arrêté par l’ozone (UVB et non UVA ?) est plutot vers 330 nm, de mémoire). La courbe de Planck se casse la figure exponentiellement aux agrndes énergies de photons, avec une décroissance d’un facteur e tous les 500 mV en gros, ou d’un facteur 2 tous les 350 mV, à la louche sans calculette : 2.65 eV —> 455 nm (il n’y a plus que 10% ou 15% d’énergie solaire au-dela de cette énergie de photon) 3 eV —> 410 nm (plus que 5 ou 7%) 3.35 V —> 370 nm (plus que 2.5 ou 3.5 %) 3.7 eV —> 335 nm (plus que 1.25 ou 1.7 %)
Comme les pôles de leur coté ne représentent qu’un sous-pouillème de la capture d’énergie solaire par la terre — on dit qu’il y fait froid --- ( physiquement : faible surface relative, genre 10 %, et surtout angle d’incidence incliné, sauf l’été à la rigueur, je vous le fait à 2.5%) . Donc trouer l’ozone n’agit que sur 2.5%*2% de l’énergie solaire, et n’agit pas en tout ou rien. On en est donc à 2e-4, ca fait maximum ce que fait le CO2 généré ces trois dernières années.
Pour se faire une idée des ordres de grandeurs, rappelons qu’on brule chaque année 1 km3 de pétrole en équivalent fossile (source : IEEE), on pourrait quand même qu’on croit au réchauffement ou non, dire que chaque habitant n’a pas le droit de jouer avec plus de 1% de l’atmosphère qu’il a au-dessus de sa tête (et encore, il n’a pas le droit de me la remplir de sarin ou de dioxines, ni de légionellose). Ca donnerait une limite assez simple à l’intensité carbonique des individus, pour ceux qui daigneraient encore sortir leur règle à calcul quand on parle climat.