M. Villach, venez enseigner ne serait-ce que quelques heures, vous comprendrez... Pour ma part, j’enseigne depuis 20 ans dans un lycée réputé tranquille, et pourtant certains élèves (une poignée sur 35) n’attendent qu’une petite défaillance, particularité physique etc. de l’enseignant pour pourrir la classe, et ce de la seconde à la terminale. Pire, ce sont souvent ces perturbateurs qui ont le bac « du premier coup » (même avec une moyenne annuelle catastrophique et des appréciations peu élogieuses), alors que des besogneux, qui auraient eu besoin de calme, passent l’épreuve de rattrapage. Je conteste l’image de larve que vous donnez des enseignants ; pour ma part, je refuse tout : heures sup, prof principal etc. (j’ai déjà trop de travail). Le système est devenu indomptable, et les profs n’y sont pour rien : ce sont les seuls à essayer d’exercer l’autorité, sans aucun moyen de pression, par leur seule force de conviction qui -par la faute de certains perturbateurs impunis- est parfois inexistante. Et là, c’est l’enfer...