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Ingénieur, issu du monde des PME industrielles de fabrication, parfois de grandes, en tant que cadre puis dirigeant, j’ai observé ces trente dernières années un certain nombre d’erreurs (y compris les miennes) commises par de remarquables leaders (ainsi que de beaux succès heureusement) dans un certain nombre de domaines. Mon cursus est tout de même assez éclectique pour apporter ma contribution sur principalement l’art et la manière en ce qui concerne l’économie des petits ruisseaux...
J’ajoute que je suis fan d’Asimov depuis l’origine et passionné de robotique.

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Derniers commentaires



  • zelectron zelectron 5 juillet 2010 12:10

    Je ne résiste pas au plaisir (quel dommage qu’il n’ait pas dit autant de bien du tour cyclopédique ! quoique...)

    Extrait de « Plumes et crampons » (4)
    « A mort le foot », de Pierre Desproges
    Par Pierre Desproges (Écrivain)

    Où l’auteur considère l’existence d’un car de supporters comme une incitation au suicide. Où la bêtise subreptice d’un arbitre de touche conforte ce même auteur dans sa désespérance morbide... L’archange qui dérange fut un grand pourfendeur devant l’Eternel de ces vingt-deux olibrius débiles en culottes courtes qui se battent comme des chiffonniers pour l’obtention d’une vessie. Monsieur Cyclopède excellait dans le croquis de « beaufitude » des gradins. Desproges haïssait le sport, qui le lui rendait bien. Il meurt à 49 ans par arrêt de l’arbitre. D’un cancer sans prolongations.
    P.D. et B.H.

    A mort le foot 16 juin 1986

    Voici bientôt quatre longues semaines que les gens normaux, j’entends les gens issus de la norme, avec deux bras et deux jambes pour signifier qu’ils existent, subissent à longueur d’antenne les dégradantes contorsions manchotes des hordes encaleçonnées sudoripares qui se disputent sur gazon l’honneur minuscule d’être champions de la balle au pied.

    Voilà bien la différence entre le singe et le footballeur. Le premier a trop de mains ou pas assez de pieds pour s’abaisser à jouer au football.

    Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l’esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de 22 handicapés velus qui pousse des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de bœufs éteints.

    Quel bâtard en rut de quel corniaud branlé oserait manifester publiquement sa libido en s’enlaçant frénétiquement comme ils le font par paquets de 8, à grands coups de pattes grasses et mouillées, en ululant des gutturalités simiesques à choquer un rocker d’usine ? Quelle brute glacée, quel monstre décérébré de quel ordre noir oserait rire sur des cadavres comme nous le vîmes en vérité, certain soir du Heysel où vos idoles, calamiteux goalistes extatiques, ont exulté de joie folle au milieu de 40 morts piétinés, tout ça parce que la baballe était dans les bois ?

    Je vous hais, footballeurs. Vous ne m’avez fait vibrer qu’une fois ; le jour où j’ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J’eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu’à la fin du tournoi. Mais Dieu n’a pas voulu. Ça ne m’a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu’on fasse et où qu’on se planque, on ne peut y échapper.

    Quand j’étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l’école ou dans la rue. On me disait : « Ah, la fille ! » ou bien : « Tiens, il est malade », tellement l’anormalité est solidement solidaire de la non-footballité.

    Je vous emmerde. Je n’ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez au stade.
    Pouf, pouf.

    Pierre Desproges (1938-1987)

    « Chroniques de la haine ordinaire »,
    © Editions du Seuil, 1987

    => D’autres extraits de « Plumes et crampons »

    =>> Hommage à Pierre Desproges



  • zelectron zelectron 5 juillet 2010 11:49

    Est-ce que les sacs à coui... seraient télégéniques ?
    (ça ne devrait choquer personne, au contraire... )



  • zelectron zelectron 5 juillet 2010 11:37

    Et si on faisait du pétrole avec les algues vertes de Bretagne.



  • zelectron zelectron 5 juillet 2010 11:19

    sans oublier les émoluments de directeurs/sous-directeurs, maîtresses d’iceux et autres fariboles en voyages d’études (anatomiques ?) véhicules de fonctions (modèles économiques vieux d’une douzaine d’années au moins ?) appartements de fonction.... le tout multiplié par les 350 et quelques « zorganismes » + les « zétudes » confiées à des bureaux « compétents »



  • zelectron zelectron 4 juillet 2010 20:10

    et ces démissions ? : avec des retraites de ministre, bien sûr ...
    Ça c’est c’est une sacrée sanction pour leurs « débordements » respectifs !

Voir tous ses commentaires (20 par page)


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