La dernière dinguerie dans le genre est la promotion de mesures administratives, après celle visant des ingérences extérieures (en gros tout ce qui pourrait nuire à la servilité atlantiste du pouvoir en place), nous aurons bientôt des mesures visant les « ingérences intérieures », doux euphémisme pour invisibliser toute critique alors même que la paupérisation des Français s’accélère, dans une direction diamétralement opposée à tout ce qu’on nous a raconté avec insistance sur la paix et la prospérité qu’offrirait une UE à la solde de l’empire US.
L’Etat de Droit est en train de disparaitre et si trop peu d’électeurs s’en rend compte aujourd’ hui, le réveil demain sera d’autant plus brutal et violent.
@yvesduc ça s’appelle le principe d’extra-territorialité de la justice américaine, et c’est ce qui permet à n’importe quel juge américain de condamner qqn qui contrevient aux intérêts de l’empire. Dans ce cas-ci, la faute commise par ce magistrat Français a été d’être membre du tribunal international CPI qui a condamné Netanyahou et son génocide...Et s’il n’a pas encore été capturé, il ne peut quitter la France sans risque de l’être. On a déja eu une situation similaire avec l’emprisonnement arbitraire de cadres dirigeants d’Alstom lors du découpage d’Alstom par Macron, et on a vu la vitesse avec laquelle la banque BNP Paribas s’est acquittée d’une amende de 10 mrds sans avoir enfreint aucune loi française ou européenne mais dont les affaires ont déplu aux intérêts US. Bref, une preuve de plus que nous vivons dans une colonie US sans plus aucune autonomie et ce n’est pas en regardant ailleurs qu’on résoudra ces insultes à la démocratie et à l’Etat de Droit.
L’UE n’étant pas démocratique au départ (le parlement croupion n’a pas de pouvoir législatif mais la soupe est généreuse, et toutes les décisions sont prises par des personnes co-optées par des lobbies plus puissants les uns que les autres et sans aucun contre-pouvoir), la suite logique on l’a désormais sous les yeux par cette absurdité criante.
On a donc droit à la suite logique, à savoir l’éradication pure et simple de la division des pouvoirs qui fonde l’Etat de Droit depuis Montesqieu : l’exécutif, ici JN Barrot, décide arbitrairement de mesures administratives extrêmement lourdes sans qu’aucune loi n’ait été enfreinte ni qu’un procès contradictoire devant un juge n’ait eu lieu, le tout pour museler la liberté d’opinion et imposer un narratif officiel qui croule sous ses propres contradictions et mise sur les émotions, principalement la peur, pour l’entretenir.
Gouverner par la censure ne peut que nous amener au pire et nous y arrivons, ce n’est certainement pas en fermant les yeux qu’on y verra plus clair.
Même si je ne suis pas d’accord avec tout ce que l’article énonce, je le suis assez bien dans ce double constat : la réduction, quasi chimique, de tout problème politique à une vision naive (les bons contre les mauvais), et l’endettement excessif et sans issue.
Pour moi, la source commune aux deux problèmes est la disparition du pouvoir politique derrière une structure opaque construite dans le but exclusif de maintenir la libre circulation des capitaux sans aucun contre-pouvoir (le parlement européen ne peut pas légiférer, les décisions importantes sont prises dans une opacité totale par des gens non élus, inamovibles, sous influence directe des lobbies plus puissants les uns que les autres, et qui s’arrogent des droits qu’ils n’ont pas en toute impunité comme on le voit avec le proconsul US von der Leyen).
Pire encore, la monnaie est passée hors contrôle du pouvoir politique, ce qui veut dire que la soupape de sécurité n’est plus de mise pour les Français ou les Italiens qui sont obligés d’utiliser une monnaie trop forte qui les appauvrit. Et pour compenser le manque à gagner des dividendes qui ont pris le large par construction, on a emprunté massivement, et pas uniquement pour faire fonctionner un Etat trop gourmand, les dizaines de milliards donnés aux entreprises pour cause de covid se retrouvant directement dans les poches des actionnaires par des opérations de « share buy back », ce qui représente le moyen le plus scandaleux (et onéreux) de faire monter le cours d’un titre.
Alors, plutôt que de regarder froidement en face ce qui nous appauvrit, c’est la fuite en avant avec une morale de bisounours comme seul recours à la situation catastrophique à laquelle on aboutit au bout de 30 années d’austérité européenne, avec des revenus en baisse pour tous sauf pour la ploutocratie au pouvoir.
Et la cerise sur le gateau, c’est que cette même morale de bisounours nous mène droit vers la guerre avec tout l’appui médiatique nécessaire, une fuite en avant provoquée et entretenue par ceux là même qui ont organisé la disparition du pouvoir politique national au profit d’une ploutocratie supranationale qui ne voit que son nombril comme horizon politique et qui n’hésite pas à renouer avec ce que l’humanité a produit de pire. Il ne reste donc plus qu’à contempler les légions LGTBQ+ partir à l’assaut du kremlin pour que l’apothéose soit complète, et vraissemblablement terminale.