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zwardoz

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  • zwardoz 13 février 2009 23:37
    Excellent article.

    J’ajouterais seulement que le déficit démocratique nous a abattu depuis 50 ans : la démocratie et la re-distribution auraient du se perfectionner (ou ne serait-ce que se penser et simplement s’investir vraiment) ce qui aurait évité que nous soyons pris de court le moment venu.
    Comme je le dis sans plaisanter ; il y a deux régimes politiques ; la démocratie et la mafia.
    Et la démocratie existe à peine.
    Et c’est ce phénomène mafieux (de regroupement par classes, puis de regroupement d’intérêt en ces classes, mais aussi la stratification par classe d’âge, auquel je pense depuis longtemps et vous appliquez parfaitement les réflexions qu’il faut en ceci !) qui nous laisse dans l’imprévisibilité la plus totale ; cela fait 50 ans que l’on parle d’écologie et 50 ans que l’on attend que la démocratie n’en reste pas à ses acquis historiques mais s’étende !
    Or les pouvoirs en place, les élites, qu’elles soient un fait nécessaire (non moral, ni juste mais de fait existantes) implique apparemment en plus qu’elles soient inintelligentes, voir complètement stupides. (Bush n’est pas un épiphénomène… et quant à la France … )


  • zwardoz 13 février 2009 20:44
    Très bon article,
    Je me permets en ajout, de placer une autre voie (et bien qu’il soit absolument essentiel de tenter de déplacer la problématique dans la (bio) physique même du cerveau).
    En suivant la piste de la complexité, il peut sembler logique de distinguer ce qui est confondu ; dans la mesure où nous nous représentons la réalité, nous jouons de fait dans deux scènes, au moins, différentes. Et dans cette diversité, il est vraisemblable de supposer une disjonction peut-être partielle (par ex, je puis me tromper quand j’interprète telle communication interindividuelle), peut-être sinon globale du moins essentielle ; le langage (système en lui-même en plein dans les autres systèmes, perceptifs, émotionnels, culturels, etc) peut faire office de remodelage plus ou moins étendu de ce que je pense, cad de ce que je me représente. 


  • zwardoz 6 février 2009 12:23
    Très bon article ; on ne peut qu’en ajouter dans le même sens ;
    la mégalomanie et surtout le repli sur ses acquis d’un regroupement d’intérêts sans aucune envergure et incapable de prévoir tellement engoncé dans ses rentes sécurisées. Incapable de profiter des nouvelles possibilités et ralentissant tout de par ce recroquevillement 19èmiste.
    Ils ne comprendront jamais que la redistribution, même momentanée, à l’ensemble sera profitable aux secteurs pour peu que ceux-ci inventent leurs moyens (cette classe si limitée peut-elle-même encore imaginer quoi que ce soit ??)
    Le libéralisme c’est bien lorsqu’il est suffisamment intelligent pour refonder la pluralité et investir dans l’avenir et non pas concentrer et consolider des pouvoirs acquis.
    C’était le moyen d’installer dans la société une ambition culturelle bien plus élargie et décentralisée.
    Très bon article ; on ne peut qu’en ajouter dans le même sens ;
    la mégalomanie et surtout le repli sur ses acquis d’un regroupement d’intérêts sans aucune envergure et incapable de prévoir tellement engoncé dans ses rentes sécurisées. Incapable de profiter des nouvelles possibilités et ralentissant tout de par recroquevillement 19èmiste.
    Ils ne comprendront jamais que la redistribution même momentnnée à l’ensmble sera poriftable


  • zwardoz 26 janvier 2009 12:42
    Qu’il y ait des réformes possibles, évidemment, comme dans n’importe quel service privé ou public ; que cela s’effectue sans concertation aucune non seulement ça n’est pas normal, mais ce sera pour aboutir nécessairement à une moindre efficacité (puisque les acteurs sont en première ligne).
    Mais la non concertation démontre autre chose ; c’est qu’il ne s’agit pas de réformer mais d’abolir (auquel cas l’opinion des acteurs est effectivement ce dont on peut se passer .......)
    Quant à la hâte ("réformes hâtives") de nos politiques ... je crois qu’il n’y a rien de hâtif là dedans mais une préparation de longue haleine ; et sans doute n’est-elle pas pensée par nos élus , mais par les groupes de pression ; qui eux sont au fait des marchés privatisables à portée de leurs mains (avides smiley
    Et qu’il est même prévu à chaque décision importante, un rideau de fumée ... une explication tirée par les cheveux mais reprise en cœur, une diversion quelconque, une longue préparation de l’opinion : ce qui tend à montrer qu’il s’agit d’une pression continuelle des flux économiques sur tous les marchés possibles ; et que si l’Etat se désengage de telle partie, ce vide sera immédiatement comblé par le privé.
     
    Préparation à coup de flashs marquants (ah les fonctionnaires, etc), ce qui nous prive totalement de débats, de toute intellectualité dans les débats ; on ne comprend rien à rien et l’attaque fait office d’argument et de raisonnement (pour le bas, si bas peuple ... ).
    De fait le sarkozisme consiste à imposer un discours de rassemblement (et souvent populiste, peu importe pourvu que cela fasse des voix) par tous les canaux possibles (et les flux d’informations sont vite balayés dans les flux d’actionnariat en grande concentration accélérée) discours que contredisent totalement ses décisions et ses actions. Je dis ; totalement. Ils avancent masqués.
    Peu importe puisque ce qu’il visait n’était ni plus ni moins que d’ouvrir tous les marchés possibles aux immenses possibilités d’actionnariat du privé … (bref ils ont plein de sous et pas de débouchés … et l’Etat leur barre la route, comme le droit du travail, les juges d’instruction, l’épargne des français , qui ne consomment pas assez ; tant pis , on va leur piquer ! qu’ils disent ) (etc)
    Et il ne s’agit pas vraiment d’un combat idéologique ; parce que si le privé veut bien accepter les bénéfices, il se décharge et se déchargera toujours sur l’Etat des infrastructures. Il s’agit purement et simplement d’une confluence d’intérêts et de groupes de pression.
    Pensez à ceci ; il y a des gens qui sont payés, professionnellement s’entend, à tisser leurs toiles ; croyez-vous qu’ils vous laisseront dormir en paix ?
    Ou ne cherchent-ils pas constamment à étendre leur pouvoir ?


  • zwardoz 12 janvier 2009 10:17
    c’est que lorsqu’il n’existait qu’un seul canal de diffusion (radio, tv), ça pouvait se calculer en terme de rentabilité ; mais la multiplication anarchique des moyens à permis ceci ; que l’on ne place plus en tant qu’acteur économique ses sous dans les mêmes paniers ; ce qui chagrine fort les non pas ayant-droits mais surtout les filières industrielles ; c’est embêtant, pour elles, et on peut bien le comprendre ; c’est un monopole qui s’affaisse ... et leur rentabilité (du genre ; 75% de bénéfices ...) elles voudraient bien les conserver ... voir les augmenter ou plus machiavéliquement les installer comme rentes (avec nos sous).... de fait, avec les taxes sur les supports d’une main gauche et de la droite taper sur les gens en annulant le "manque à gagner" du piratage. C’est pour le moment sa tactique cousue de fil blanc.

    Je ne prendrais en exemple que cette constatation ; ça coûte combien pour produire 1 CD ... et combien nous est-il vendu ? (ce CD indestructible dont le prix devait baisser il y a de cela une vingtaine d’années ... du fait de sa démocratisation) ; on est passé ce jour-là de 50 fr le vinyle à 120 fr le cd.
    Donc leur embarras ne vient pas de la vente elle-même, mais de leur taux de rentabilité (comme toute entreprise qui veut garantir son monopole), les filières veulent le conserver tel quel. Leur taux de rentabilité ; pas le coût réel des Cds (ou des artistes). Si le taux de rentabilité est mensonger, surévalué à la base, cela n’entre pas du tout dans leur point de vue. Et ils ne s’imaginent même pas qu’il puisse en être autrement ... euh... enfin si, ils en sont parfaitement conscients...

    AD ; ils ne posent pas la question, tout comme d’autres ne se posent pas la question des (non) augmentations de salaires depuis 30 ans ... et ce n’est pas amalgamer, parce que c’est le même processus.
    Comment s’étonner alors que les "gens " estiment payer suffisamment et que trop c’est trop ...

    Alors les artistes ; là je ne comprends pas.
    si vous voulez que les artistes soient rémunérés ; qu’ils se produisent eux-mêmes, qu’ils aient la main mise sur leur production (ou création) ; et au lieu des 2 ou 3 de pourcentage, qu’ils récupèrent 10 ou 25. Sans doute il se développe (développera) des mini marchés, et non plus un seul marché monolithique ; et en quantité ceux qui vendent beaucoup vendront moins ... (du fait des moyens de diffusions démultipliés, de même que la TNT réduit les parts des généralistes habituels pour la TV)

    mais si ils récupèrent plus sur leurs propres diffusions, non seulement cela répartit la même somme de dépense (des gens) mais autrement, mais de plus c’est beaucoup plus juste et beaucoup plus prolifique en terme de créativités.
    Et donc si l’on veut promouvoir les individus plutôt que les sociétés de production, comme moyen terme (entre l’auto diffusion et le monopole vieux de 70 ans, rock and roll et tout ça), vous devriez être davantage intéressé par la licence globale ...
    ce qui impose évidemment de se passer des intermédiaires (et non je n’oublie pas les simples salariés de ces entreprises). Le but n’est pas de subventionner une industrie privée, mais de favoriser la création.

    Et quant au fond ; la multiplication des moyens de diffusions et en ce cas, sa « gratuité », dont je comprends bien qu’elle pose problème quelque part .
    Ce que cela impose c’est un changement des goûts et des couleurs. Cad ; une multiplication des marchés possibles ; ce qui fâchent les monopoles donc. Mais cela provoque un appel d’air pour le culturel en général ; c’est simple pourtant …
    Ceux qui n’avaient pas le gout de ceci ou cela, le télécharge : ceci ou cela qu’ils ne connaissaient ni d’Eve ni d’Adam : et élargissent ainsi leur propension à se « cultiver ».
    Qui va nier que la « gratuité » a enrichi l’envie d’écouter, regarder, etc, d’un nombre considérable de personnes ? Et qu’au final, tandis que la culture prenait globalement, 10% de notre temps il y a 10 ans, elle récupère 20 ou 30% maintenant.
    Que les diffusions classiques en aient pâti, (dans leur taux de rentabilité, pas dans les frais de coût réel) c’est une chose ; que cela occasionne une diversité de diffusions (rentables quoi qu’ils en disent) classiques ou surtout nouvelles en est une autre.
     
    Bêtement, je me pose la question ; pour "être un artiste reconnu" faut-il nécessairement passer à la télé ... ou encore gagner x millions d’euros par an ... ou amasser les fans par millions ... ?
    il me parait évident que l’idéal demeure (faussement) dans la tête que la "reconnaissance" est du genre ; "tout le monde sait qui est Johnny" ; et non pas ; "quelques uns connaissent King Crimson"
     :- )
    mais entre tout et rien (ou quelques uns) il existe quantité de niveaux ;
    et tandis que le système de starification pour des raisons presque exclusivement comptables,(mais aussi par regroupement de foule, ou de lien social) promeut un Buzz continuel autour de quelques uns, très connus, (afin de récupérer jusqu’au dernier cent possible, par contagion),
    il faut bien poser les autres structures qui sont déjà engagées ; que les publics se diversifient, donc les marchés, donc les créations, mais de même aussi les moyens de production, création ... cad non pas que tout le monde fera sa zic avec sa Wii dans son salon (! !!)
    mais puisque les publics non seulement se diversifient mais aussi se perfectionnent dans leurs attentes ou exigences, de même les individualités passionnées de ceci ou de cela augmentent toutes les possibilités d’interventions, de participations.
    Alors il y aura quelques élus, mais ces quelques élus seront de fait plus nombreux que l’élection pyramidale et hiérarchique et obsessionnelle des superstars (qui n’en continueront pas moins d’exister, mais récolteront moins de sous ... redistribués).

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