Vous oubliez, pardonnez mon intervention, l’enfant. Cette mise à l’écart ne définit-elle pas votre discours rétroactivement ? L’enfant a besoin (lisez le rédacteur Azür), Spitz ou Bowles, d’une relation physiologiquement fondée. Qui a cette vertu, peut donner ce qui est demandé. Si vous le laissez tôt à la discrétion de systèmes collectivisés (crèches = fréquence de virus et manque de protection, faux-self, réflexes induits d’adaptation), vous soutenez ces systèmes sans recul. Les désordres qui en sont la conséquence, vous les niez par la position qui est la vôtre. Je ne crois pas que le cas individuel serve à ce débat, aussi, je l’écarte comme vous, mais en conservant un principe qui l’anime. Et on ne peut pas non plus se fonder sur les acquis d’un système qui recule et se démembre lentement en découvrant une société paupérisée.
Ne sautez pas la mixité parentale comme d’autres parlent d’un détail de l’histoire. Comme dit Coluche, « il tapait sa femme parce qu’il n’avait pas de chien ». Le couple parental classique représente une économie durable où on n’est pas figé à surjouer, dans la culture européenne du nord au moins, un rôle de genre jusqu’à contre emploi, car on verse où l’on penche dans des limites praticables avec un minimum de nuisances, peu de dégâts, sans menaces ni pressions particulières. C’est là ce qui laisse une marge et d’où les ouvertures tolérantes émanent.
Les gens étant de moins en moins cultivés réellement, et de moins en poins expérimentés, ils jugent de tout sans en avoir le moyen et par excès égotiste (ici même, il se pratique un « culte » du CV symptômatique pour ne pas se tromper ni penser). Il se cache des complexes ahurissants. Des « critiques » insultantes le plus souvent, se parent avec perfidie de science et d’autorité comme on aurait pu se parer ingénument de verroteries en des temps plus naïfs.
Car il y a bien un sexe et un seul dans la majorité des cas, auquel on croit : c’est le POUVOIR (et non pas le « mérite »).
Vous évoquez en lieu et place, les troubles narcissiques primaires. Enfin, vous êtes arrosée de compliments trop sirupeux pour être honnêtes. Comment préférer un examen à des connivences éprouvées ?
De la réalité permettrait un accomodement que chacun pratique en lui-même et dans ses relations, ne serait-ce la prégnance d’intérêts à forte valeur « ajoutée ». La volonté de « NE PAS être comme tout le monde » attire donc des complaisances (que trouvent des Lolo Ferrari). En définitive, la modération, un peu de second degré (mais peut-on toujours se le permettre ?), hésiter à remettre en cause des acquis culturels : tout cela constitue un être dans le monde réel. Et c’est vrai que l’idéal d’être comme tout le monde signale aussi que la culture partagée est créatrice au lieu de ressembler à un conte de fées auquel PERSONNE ne croit.