« Les intello n’ont décidément toujours pas digéré la chute de l’URSS et du socialisme. »
A croire que l’exaltation éprouvée à ressasser continuellement cette même antienne est telle que ceux qui en sont affecté ont été frappés par la lumière. Ils paraissent incapables de concevoir que les facteurs qui ont provoqué l’émergence des soviets n’ont pas disparu avec l’effondrement de l’URSS. Il reste encore de la place pour la réflexion par-delà le communisme.
On ne saurait soigner le mal libéral par une double ration de néolibéralisme tel que les idéologues de l’UMpire déguisés en pragmatiques l’avancent. Le tout décliné avec un sérieux nécessairement à la mesure de la supercherie, sérieux auquel ils finissent par croire.
Ils se croient convaincant, incapables de comprendre que le peuple français dont ils se croient écoutés, va leur (re)mettre un de ces coups de pieds aux fesses en avril- mai 2006, coup de pieds qu’ils n’auront pas volé tant ils savent se montrer arrogants, imbus de leurs certitudes qu’ils sont.
S’il est impossible d’amener sur le table des solutions toutes ficellées, une chose est sûre : le peuple sait dans les grandes lignes ce dont ils ne veux plus. Et d’habiles politiciens (ou qui se croient tels) aimeraient nous faire croire que le peuple veut de la sécurité policière alors que le peuple dénonce avant tout l’insécurité sociale.
C’est de cela dont le peuple est las à une époque où les richesses n’ont jamais été aussi importantes. Et on voudrait nous faire accroire que la gigatesque captation des richesses par une petite minorité est légitime parce qu’elle serait inéluctable dans un système libéral et mondialisé. Mais c’est précisément ce qui est dénoncé : cette mondialisation que les libéraux ont appelé de leurs voeux et dont ils nous expliquent maintenant qu’elle est la cause de l’impuissance des Etats !
Nous sont présentées comme des contraintes aussi immuables que la rotation des astres les rapports de domination organisés par les plus performants à leur profit. De la sorte, nul doute que la contrainte se renforce d’un cran permettant de justifier avec encore plus d’évidence le nouvel ordre des choses.
En 2006, les gogos pourront se compter !