Par son livre, « Le Droit à la paresse » (1880), Paul Lafargue, démystifie la valeur travail et désire que le prolétariat « se contraigne à ne travailler que trois heures par jour ». Dans son essai, « L’Éloge de l’oisiveté » (1932), Bertrand Russell prône la fin du culte du travail et affirme que quatre heures de travail suffiraient à nos besoins.
N’étaient-ce pas là des précurseurs de la « décroissance » ? Personnellement, je pense qu’il faut laisser chacun décider de la quantité de consommation qu’il veut exercer dans sa vie. Consommer moins pour travailler moins et polluer moins, à chacun de décider.
on se prit à rêver d’une relégation de toutes les tâches aux machines et aux robots du futur. « Le travail c’est la santé. Rien faire c’est la conserver » chantait alors l’insouciant Henri Salvador. Un doux rêve qui fit long feu, car la cupide ambition du capitalisme inventa la consommation de masse et nous entraîna dans la spirale infernale du toujours plus.
En réalité, nous travaillons de moins en moins grâce aux incroyables bons de productivité qu’a apporté le progrès. Faites-vous l’erreur d’assimiler le capitalisme (un outil de financement) au progrès économique et scientifique en général ? Ensuite, rien n’oblige personne à consommer et avoir toujours plus, c’est un choix que fait ou ne fait pas chaque individu. Ne seriez-vous pas en train de confondre cause et conséquence ? N’est-ce pas plutôt la volonté des uns et des autres d’avoir toujours plus, qui a lancé cette « spirale infernale » et développé le capitalisme ?