@ Paul Villach
« cette relation homme-femme/dominant-dominé, dont nous avons eu tant de mal à nous défaire, et qui caractérisent justement l’ennemi que l’on prétend combattre ».
1/ Quel ennemi, Paul ?
2/ ce regard particulier « homme-femme/dominant-dominé », qui est au fond une perspective parmi des tas d’autres possibles, et qui s’inscrit historiquement comme une ultime déclinaison de l’économie de Marx, ce regard, donc, le trouvez-vous si fécond que ça ?
Trouvez-vous qu’il aboutisse, dans la pratique, à plus de bonheur ? ou à plus d’harmonie ? ou à une meilleure compréhension entre les sexes ?
Conduit-il à un mieux-être pour les enfants, qui sont l’avenir de l’Homme ?
Et si les fondamentaux masculins, féminins, et masculin/féminin étaient à chercher ailleurs que dans un système de domination où le « dominé » est perdant et le « dominant » gagnant ?
Ou ailleurs que dans un système de domination que l’on décrète privé de tout fondement naturel (« tout est culturel », comme si une culture n’était pas un objet naturel, comme si il y avait sur cette planète quoi que ce soit qui ne ferait pas partie de la nature), système fondateur d’exclusion dans lequel si le dominé (ici la dominée) n’a pas quelque chose c’est nécessairement parce que le dominant l’a confisqué à son profit ?
Je veux dire : cet « ennemi à combattre », êtes-vous bien sûr qu’il soit caractérisé par cette lecture particulière (après tout culturelle, elle aussi) suivant une grille « dominant / dominé » ?