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Commentaire de Psykotik

sur Peine de mort : “Et si c'était votre enfant ?”


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Jean-Claude Vignoli Psykotik 12 juin 2007 18:46

@Tab « 2) Qui a parlé d’utilité, ici ? A part toi, je veux dire ? Les détracteurs de l’abolitionisme ont parlé de danger pour la société. Ce n’est pas qu’un criminel est inutile, c’est qu’au contraire il a une influence très négative. »

Je reprends la phrase en question :

« il s’agit d’un grave malade mental, un sociopathe, un psychopate : on ne pourra pas le guerir, ou etre sur qu’il est recuperable. Il est un danger et un poids pour la société. Quel interet de garder cette personne ? On la supprime. »

En quoi le malade est-il un danger pour la société, une fois en prison ? Tu te sens en danger en raison de tous les déséquilibrés qui sont en taule ?

Tu dois passer tes journées à frôler les murs...

Si la question est d’évasion, c’est, encore une fois, un débat sur la sécurité des prisons et non sur la peine de mort. La peine capitale n’a pas, encore une fois, à résoudre les problèmes de pénitencier. Sinon, c’est une vision utilitariste (on y revient) de la peine de mort.

D’où ma digression sur l’utilitarisme, car j’imagine mal les intervenants se sentir à se point effrayées par les emprisonnés.

Je ne connais pas le taux de récidive en France, mais il ne doit pas être beaucoup plus élevé qu’en Suisse : en 1997, le nombre de récidiviste pour des crimes et délits sexuels oscille dans une fourchette entre 1,5 et 2,5 %. Ce qui revient à dire que pour 98% des condamnés pour crimes et délits sexuels, l’emprisonnement fonctionne. On est bien loin d’une imaginerie collective qui voudrait voir des cités hantés par de dangereux criminels, non ?


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