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Accueil du site > Actualités > Politique > Peine de mort : “Et si c’était votre enfant ?”

Peine de mort : “Et si c’était votre enfant ?”

“En tuant un criminel”, disait Rousseau, “nous détruisons moins un citoyen qu’un ennemi” ; on ne compte pas le nombre de célèbres intellectuels qui, à l’instar du théoricien de la Révolution française, se sont faits les défenseurs de la peine capitale, une sanction héritée d’une époque où l’agitation sociale était d’un tout autre ordre. Elle n’est pas, comme on se plaît à le montrer, l’apanage d’extrémistes haineux états-uniens ou d’antidémocrates chinois ; la peine de mort est une question de portée universelle, puisqu’elle a pour corollaire l’un des plus vieux thèmes de la vie en société : qui peut décider de la mort d’un individu, est-ce l’individu lui-même, ou la société peut-elle faire un tel choix pour ses membres ?

Si 60 % des États-uniens (sondage 2005) sont toujours persuadés du bien-fondé de la peine capitale, on est encore loin du 81,4% de Japonais (sondage 2006) qui plébiscitent ce châtiment. Et si son abolition avait été votée en Europe, jamais elle n’aurait passé la rampe populaire ; raison pour laquelle les États abolitionnistes l’ont fait par le haut, par le biais du Parlement ou d’un décret gouvernemental. La population hexagonale était acquise à 66 % à la peine de mort en 1976 [1] ; et aujourd’hui, plus de vingt-cinq ans après son abrogation, 33 % de Français souhaiteraient toujours revenir sur la décision de François Mitterrand (défendue en réalité par Robert Badinter). La Pologne, pays membre de l’Union européenne où 70 % des habitants sont anti-abolitionnistes, évoque même la possibilité de revenir sur la peine capitale. Ou encore, un sondage (Gallup) indique que 60 % de la population des pays de l’est de l’Europe soutiendraient l’exécution des criminels, soit l’image inverse de la configuration de l’ouest du continent ; ce qui laisse toujours un score de 40 % des citoyens favorables à la peine capitale en Europe occidentale.

Deux siècles après la malheureuse phrase de Rousseau, bien que nos sociétés aient passablement changé, la tentation de voir l’irréversible châtiment comme solution à nos crimes les plus graves reste toujours vivace. Et à en entendre les leaders des partis d’extrême droite, la peine de mort aurait entre autre vertu celle de rétablir un “respect de l’État”. Néanmoins, si l’on examine les arguments avancés, les faits concernant les exécutions judiciaires tendraient à démontrer que de telles thèses sont discutables : allons-nous continuer à faire une place de choix à des arguments qui n’ont cessé d’être taillés en pièces par une réalité beaucoup plus tranchante que la lame d’une désuète guillotine ?


La vengeance avant tout

La peine de mort a un argument qui se veut massue : “Et si c’était notre enfant” ? Gageons-le, il est probable qu’on réagirait de manière très passionnelle, en laissant une grande part aux émotions plutôt qu’à la raison. Lorsqu’on rencontre l’insoutenable, on perd ses repères, on se préoccupe de sa douleur personnelle et non du respect des règles. Voilà qui est compréhensible. Mais justifier la peine de mort par le fait qu’un élément de la société réagirait émotionnellement, c’est bafouer ce qui fait de nos civilisations des créations exceptionnelles : elles reposent sur la raison, la réflexion, et elles recherchent stabilité et bien-être pour une société entière. Elles rendent justice aux individus, mais choisissent ce qu’est la justice en fonction du bien collectif.

Aborder la peine de mort sous cet angle bien particulier, renvoyant à son propre vécu les peines qu’il conviendrait d’appliquer aux criminels, c’est du populisme. Un populisme dans tout ce qu’il a de plus mauvais, puisque l’on laisse croire que ses malheureuses expériences et ses hasardeuses réponses sont autant d’outils dont la législation nationale doit se doter. Notre propre soif de revanche et notre incapacité à raisonner dans un moment critique pourrait s’inscrire comme exemple pour tout un pays. La vengeance personnelle, que se doit d’empêcher tout État démocratique désireux de survivre, serait tristement érigée en règle :

Art. 1 La vendetta est admissible dans ce pays. La douleur de chaque individu étant intolérable, il est décidé que l’auteur d’un méfait sera puni en subissant à son tour l’acte pour lequel il a été condamné.

Cela ne peut fonctionner. Affirmer le contraire, c’est chercher à flatter les bas instincts de l’individu. Est-ce que la vendetta, qui fait la part belle à l’honneur et à la vengeance, est une solution dans le sud de l’Italie ? Est-ce qu’elle a permis à cette région de se pacifier ? Non. Des villages entiers ont été dévastés, soit par les sanglantes revanches, soit par les départs en masse pour fuir la persécution. L’oeil pour oeil, dent pour dent, c’est la porte ouverte à des conflits sans fin, des situations inextricables où seul la loi du plus fou a cours. Si la vengeance avait pour corollaire la paix, ça se saurait.

La vengeance ne peut donc en aucun cas être acceptée comme modèle de riposte dans une société démocratique. Elle la conduirait vers des troubles potentiels, puisqu’en acceptant l’euthanasie judiciaire, elle court le risque de décrédibiliser tout appel à la raison et au calme. En effet, dans une société qui se débarrasse physiquement de ses “brebis galeuses”, comment expliquer que la vie humaine est le bien le plus essentiel ? L’État, garant des lois et des valeurs, sert d’exemple ; sur lui se calque le comportement des citoyens.

Mais comment accepter que la peine capitale, instrument de vengeance, puisse être institutionnalisé ? L’État qui donne la mort ? C’est un non-sens. Un État n’a pas à “venger” ses citoyens. Il pourvoit à ce qu’ils obtiennent réparation. Il les protège. Il défend leurs valeurs. Mais en aucun cas il n’applique la loi du talion. Il existe des lois, des peines, avec des circonstances atténuantes et aggravantes : elles permettent d’avoir un cadre général pour tous - la même loi est identique et prévisible pour tous les citoyens - et d’avoir des mécanismes pour pondérer les peines, en fonction du cas particulier.

La loi a pour objectif d’apaiser les tensions d’une société, de créer un sentiment de justice parmi ses citoyens. L’institutionnalisation de la vengeance, c’est écrire noir sur blanc que personne n’acceptera jamais le verdict : des proches d’un criminel qui jurera son innocence, aux parents d’un malfaiteur trop fou pour comprendre la portée de ses actes, les cas conduisant au sentiment d’injustice provoqué par une exécution sont aussi nombreux que ceux conduisant au méfait lui-même.

Le souci de créer des sociétés où les individus peuvent se promener librement et vaquer sans risques à leurs occupations et le temps qu’il a fallu pour y parvenir,nous rappellent à quel point le juste équilibre est fragile et le chemin avant de l’atteindre de longue haleine. Mettre en avant l’émotionnel de cette manière, c’est jouer avec le feu, en s’étant préalablement badigeonné d’essence.

Protéger la société en ôtant la vie

S’il est donc facile de démontrer que la peine de mort ne peut être justifiée par souci de vengeance, il est encore plus aisé de balayer les arguments annexes, qui viennent se greffer à ce qui se présente comme seulement un argument démagogique. Car devant l’impossibilité morale et stratégique (en tant que stratégie de survie pour une société) de défendre la peine de mort, certains s’escriment à dire qu’il ne s’agit pas de vengeance. A l’analyse pourtant, ces arguments se révèlent encore plus faibles et inconsistants que le précédent, si cela est possible.


Le prix de la vengeance

Tout d’abord, il serait moins coûteux d’expédier ad patres les condamnés que de les garder ad eternam en prison. L’idée étant qu’il serait inique de faire supporter à la société le coût de maintenir en vie un être dont elle n’a plus cure. Malheureusement pour les tenants de cette position, il apparaît que tuer un condamné est plus coûteux que le garder emprisonné. En raison du nombre d’années qu’il aura à purger de toute manière (entre 10 et 15 ans), des précautions drastiques dont il faudra s’entourer pour protéger les gardiens ainsi que les autres détenus face à un individu qui n’a plus rien à perdre, des vérifications supplémentaires sur les preuves produites auxquelles il faut procéder, l’addition devient rapidement salée ; laquelle doit encore être rehaussée par le coût de l’exécution elle-même. Au final, le Texas, un État états-unien pouvant tristement faire des économies d’échelles sur ses mises à mort (plus il tue, moins le coût des dépenses par victime est élevé), dépense trois fois plus pour exécuter un condamné que s’il l’avait gardé à vie dans ses geôles. Dire qu’on ne veut pas payer pour un criminel revient à s’opposer de facto à la peine de mort.


Le spectre de la récidive

D’autre part, on entend parfois que la peine de mort permettrait de se protéger plus efficacement des dangereux individus. Le spectre du récidiviste, agité tel un épouvantail, fait ici tout son effet ; et encore une fois, plutôt que d’en appeler à la raison, on cherche à provoquer la peur. A cette peur, les associations militant pour l’abolitionnisme ont clairement opposé que la peine de mort pouvait être commuée en une perpétuité incompressible - pas de libération possible - plus appropriée. Il semble raisonnable de penser que si on peut garder plus d’une décennie un individu en prison (soit jusqu’à son exécution définitive), on pourra le garder quelques-unes de plus encore. Ou alors, c’est que la prison n’est pas assez sûre, et le débat se déplace sur un tout autre terrain. Dans le jeu de la peine capitale, user de la carte “protection de la société” est une tromperie de la pire espèce : si les prisons permettent aux dangereux malfaiteurs de s’échapper, ce n’est pas en ôtant la vie aux détenus qu’elles s’en retrouveront sécurisées. Au contraire même, puisque encore une fois, un homme qui n’a aucun espoir est encore plus susceptible de chercher à s’évader. Si la mort est la seule issue programmée, il n’aura aucun scrupule, qu’elles qu’en soient les conséquences, à tout mettre en oeuvre pour trouver une autre porte de sortie ; qu’a-t-il à perdre ? L’homme cherche toujours à se raccrocher à un espoir, aussi infime soit-il ; ôtez-le lui, et qui sait de quoi il sera capable ? Entre être condamné à vivre ou à mourir, la différence est de taille pour un prisonnier.


Arme de dissuasion massive

Dans la même veine, la peine de mort aurait un effet dissuasif. Présentons les choses en deux étapes : soit l’individu est en pleine possession de ses moyens, soit il est atteint de pathologies mentales qui l’empêchent de discerner le légal de l’illégal.

Première situation, il est sain d’esprit et commet pourtant l’irréparable : c’est le cas des accidents passionnels ou d’un braquage de banque qui tourne mal. On comprend mal comment la dissuasion pourrait fonctionner, puisque pour qu’elle soit suivie d’effets, la sanction consécutive à la commission de l’acte répréhensible doit être clairement identifiée en tant que telle. Or, dans ces situations exposées, le résultat désastreux obtenu par le criminel n’était pas prévu, que ce soit sciemment (le braqueur ne voulait pas tuer) ou inconsciemment (l’accident passionnel n’est pas toujours le fruit d’une préméditation). Il pouvait donc encore plus difficilement prévoir les futures conséquences légales, et ces dernières l’empêcher de commettre son crime.
Reste le sadique, cet individu qu’on voudrait classer comme fou mais qui ne l’est pas suffisamment, violeur par frustration, ou tueur par obligation : s’il est prêt à assumer la prison à vie, de manière posée, sera-t-il vraiment dissuadé par la peine de mort ? Il serait prêt (en cas de condamnation) à prendre le risque de passer le reste de ses jours confiné dans un espace clos, mais la peine de mort lui ferait peur ? Dans un tel calcul rationnel, on ne voit pas vraiment quelle différence il peut y avoir entre les deux types de peines. La peine capitale aura sur ce sadique lucide le même impact que l’emprisonnement à vie.

Concernant le second cas de figure, les malades mentaux : les pathologies qui affectent les déséquilibrés vont-elles être affectées en quoi que ce soit par la possibilité d’être exécuté ? Outre l’aspect dérangeant qu’il pourrait y avoir à exécuter une personne qui n’a pas toutes ses facultés, il est à signaler que personne ne guérit d’une maladie à travers des menaces ; pourtant, le méfait commis par le malade est une conséquence de sa maladie. Aussi absurde que semble cette précision, elle a le mérite de démontrer combien la vengeance est le seul but poursuivi par les partisans de la peine capitale, qui seraient prêts à exécuter un individu qui ne comprendrait même pas le mal de son acte.

La peine de mort n’empêche pas plus que la condamnation à perpétuité les accidents passionnels, les braquages de banque de tourner mal, les malades mentaux de se comporter en individu sans repères. Si, en pleine possession de ses moyens, on est prêt à franchir une barrière qui nous mène à un terrain comptant plusieurs décennies de prison, le trépas n’est qu’une donnée peu significative dans sa prise de risques. Si nos notions de bien et de mal sont affectées par des pathologies, le questionnement sur une éventuelle dissuasion ne mérite pas l’encre d’un argumentaire.

La peine de mort n’est pas une mesure destinée à protéger la société ; elle n’empêche pas plus la récidive (le prisonnier peut s’échapper, voire même être “encouragé” à s’échapper) qu’elle ne dissuade le passage à l’acte. Encore une fois, elle n’est que l’expression étatique de la vengeance, avec sa cohorte de contradictions si difficiles à justifier.


Une fois mort, personne ne ressuscite

A tout cela, il convient d’ajouter les indéfendables de la peine de mort. Tel le problème des erreurs judiciaires : le nombre d’exécutés par erreur aux États-Unis augmente chaque année avec les tests ADN qui remettent en cause quantité de condamnations prononcées. La culpabilité ne pouvant être prouvée avec certitude dans certains des cas, comment ose-t-on courir un tel risque ? 123 personnes ont été innocentées depuis 1973 après avoir passé des années sous les verrous. Un nombre d’erreurs judiciaires qui équivaut au nombre de condamnations à mort total pour l’année 2004 !

123 personnes innocentes, cela représente 3 % des condamnés à mort - sur un total de 3 600 - aux USA. C’est évidemment 3 % de trop, un chiffre qui devrait à lui seul définitivement empêcher toute nouvelle condamnation. On ne peut tuer des centaines d’individus non coupables sous prétexte de s’assurer que d’autres, eux coupables, n’échapperont pas à la peine capitale. Toutefois, il existe des partisans du “on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs”, considérant qu’il s’agit de “pertes acceptables” au vu “de la grandeur” du but visé ; à leur attention toute particulière, rappelons que si le chiffre de 3 % est peu signifiant, c’est aussi le nombre total de meurtriers condamnés à mort. Si 3 % n’est qu’un chiffre parmi tant d’autres, on peut raisonnablement se demander s’il vaut la peine de mettre en place une machinerie mortelle, exécutant 3 % des condamnés pour meurtre, mais produisant - au moins - 3 % d’erreurs judiciaires. Pourquoi devrait-on accepter 3 % d’erreurs judiciaires, pour pouvoir condamner à mort 3 % des meurtriers reconnus coupables ? La course à “l’insignifiance” des chiffres est lancée, mais cela reste encore un chemin tortueux que la justification de la peine de mort ne saurait emprunter avec succès.

De plus, les conditions d’exécution peuvent être elles aussi en contradiction avec les droits de l’homme, comme lorsque par exemple les condamnés mettent plus d’1 h 30 pour passer de vie à trépas. Après la peine de mort, la torture ? Avec combien de principes fondateurs de nos sociétés devrons-nous transiger, pour mettre en pratique des punitions d’un autre âge ? Notre société toute entière ne va-t-elle pas finir par ressembler à ses bourreaux ?

La mort finira bien par tous nous emporter

En élargissant la question au détenteur final du droit de vie et de mort sur les individus, il est difficile d’offrir une réponse toute faite : chacun est-il libre de choisir l’heure de son trépas ? Car si l’État se doit de défendre le droit à la vie de ses citoyens, il doit également leur assurer la dignité. La peine capitale se trouve ainsi à l’intersection de l’euthanasie, de l’avortement ou du suicide, des sujets touchants tous à la philosophie politique ou générale. L’euthanasie ou l’avortement sont défendus sous l’angle de la liberté individuelle, mais le suicide n’a pas droit au même traitement, peut-être parce qu’il ne s’agit pas, bien souvent, d’un choix conscient. 310 condamnés à perpétuité italiens ont demandé, trouvant leur peine trop difficile à accomplir, de mettre fin définitivement à leur incarcération à vie et de leur accorder la mort, ce qui nous montre combien est complexe la question. La peine de mort peut-elle se transformer en un acte de charité ? Comme ce papier l’expose, le droit à la vie est un fondement essentiel ; mais cela implique que chaque individu puisse avoir le droit de décider, en son âme et conscience, et si tel est son profond désir, de mettre fin à son existence. L’État n’a pas à choisir qui doit vivre ou mourir, il ne peut s’agir que d’un choix individuel. Sinon, le totalitarisme n’est pas loin de pointer le bout de son nez...

Comme on le voit, être opposé à la peine de mort, ce n’est pas se complaire dans la défense des coupables. Il est trop facile de parler de “victimisation” des accusés, et d’expliquer aux abolitionnistes qu’ils feraient mieux de se préoccuper des vraies victimes. Les abolitionnistes, parce qu’ils se soucient de l’avenir de la société dans son ensemble, tentent de démontrer à quel point la peine de mort est inhumaine et inefficace. Elle met en danger les liants d’une société, elle est dispendieuse, elle ne résout pas la criminalité mais peut-être l’accentue et, surtout, elle ne fait pas plus ressusciter les morts qu’elle ne guérit les victimes - collatérales ou non - de leur douleur. Est-ce que les victimes assistant à la mise à mort de leur bourreau - apogée d’une logique de vengeance - pourront vraiment aller de l’avant ? Gageons plutôt que la violence extrême de l’acte auquel elles ont assisté sera à tout jamais gravée en elles. De manière indélébile, rendant tout reconstructions future illusoire.

La peine de mort est un raccourci émotionnel destiné à nous faire accepter l’horreur. Face à l’irréparable ou l’indicible, nous aurions tort de croire qu’ôter la vie rendra la nôtre plus facile.


[1] Les chiffres varient selon les sources, et le pourcentage retenu ici est le plus bas. Un sondage du Parisien Libéré va jusqu’à affirmer que ce chiffre est en réalité de 99 %.


Moyenne des avis sur cet article :  4.63/5   (64 votes)




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367 réactions à cet article    


  • NPM 12 juin 2007 11:23

    Si l’Etat ne fourni plus le service pour lequel le citoyen payes, alors le citoyen doit être libre de se venger comme il l’entend, et de tuer le type que l’Etat à épargner, à cause du de couilles des juges et des politicars.


    • Tama 12 juin 2007 12:44

      @ NPM

      « venger »...

      Vengeance n’est pas justice... Vengeance est satisfaction du désir personnel, assouvissement d’une pulsion, immédiate ou ruminée. Vengeance n’est ni réparation ni revanche, elle n’est qu’absence de dépassement, absence de raison. Et c’est en tant que victime que je peux vous en parler.


    • Rayves 12 juin 2007 12:46

      Un seul commentaire :Beuark !!!


    • NPM 12 juin 2007 12:54

      « Vengeance n’est pas justice... »

      Quelle naiveté ! Quelle Hypocrisie !

      Evidement que c’est la même chose !

      Simplement dans un cas c’est privé, dans l’autre c’est étatique, rien de plus.

      « Et c’est en tant que victime que je peux vous en parler. »

      Vous avez le droit d’avoir du lait à la place du sang ; Mais ce n’est pas mon cas. Beuark !


    • Tama 12 juin 2007 13:01

      @ l’auteur

      Article intéressant !

      Malheureusement, comme dans tous les débats d’idées qui sont en fait des débats d’émotions, il demeure difficile de rationnaliser les attitudes. (voir plus haut les réactions débiles à mon commentaire)

      Lorsque je discute avec des connaissances de travail de la pertinence de la peine capitale, je me vois souvent opposer des arguments comme ceux que vous avez décrits (coûts, dissuasion, etc.), mais également, de manière bien plus importante selon ma perception, un discours violent, haineux, brutal. En effet, je passe pour un défenseur des pédophiles, des assassins et des violeurs en disant avec simplicité qu’une société qui impose des règles d’humanité se doit de ne pas tomber au niveau de la barbarie ou qu’une prison n’est pas un lieu de sévices mais d’enfermement.

      Généralement, les opposants à la peine de mort sont plus sereins et plus calmes dans ce genre de débats. Alors que ses partisans sont prompts à accuser voire à suspecter de sympathie pro-criminels. Combien de fois n’entend-on pas « ouais, eh bin si ma fille se fait violer, je crèverai celui qui a fait ça » (ou des choses du genre). Je pense que c’est cette piste qu’il faut suivre pour comprendre les partisans : ce n’est pas de justice qu’ils parlent mais de vengeance. Appliquer la peine de mort et le rendre public dans la presse équivaudrait pour eux à une légitimité de leur sentiment latent de vengeance. Ils ne raisonnent pas en terme rationnels (efficacité, justice, pertinence, risques d’erreurs), ils sentent une haine du criminel et voudraient que l’Etat cautionne cette haine pure en la transposant en peine définitive. L’exécution (et la connaissance de l’existence plus ou moins régulière de celle-ci) est la possibilité pour beaucoup de gens « d’assouvir » une pulsion de mort dirigée vers l’extérieur.

      Ca vaut ce que ça vaut et cela nécessiterait un développement de ma part mais je ne voudrais pas faire trop long smiley.


    • NPM 12 juin 2007 13:12

      Vous remettez donc en question les conclusions du procés de Nuremberg... C’est interdit.

      Puisque les Nazi méritaient la mort, que la Loi le dit, alors la peine de mort est une bonne chose, et vous êtes hors la loi ne affirmant le contraire.

      D’ailleur, j’ai du mal à comprendre cette obstination des gens comme vous. On ne tue qu’un homme, qui en plus de toute façon dvait mourir, donc ce n’est pas vraiment grave.


    • Tama 12 juin 2007 13:28

      @ NPM

      « Vous remettez donc en question les conclusions du procés de Nuremberg... C’est interdit. »

       ??? Où avez-vous lu que je remettais en cause ce que vous appelez « les conclusions du procés de Nuremberg » ? De quoi parlez-vous ?

      « Puisque les Nazi méritaient la mort, que la Loi le dit, alors la peine de mort est une bonne chose, et vous êtes hors la loi en affirmant le contraire. »

      Faites attention avec des concepts juridiques que vous ne semblez pas maîtriser à suffisance. Le fait de dire « les Nazi méritaient la mort, la Loi le dit », c’est du grand n’importe quoi juridique. Les personnes reconnues coupables de crimes de guerre encouraient des peines de plusieurs types, en vertu des règles d’application à l’époque du procès. Mais tous les membres du NSDAP n’ont pas été jugés et aucune « Loi » en 1946 n’a dit que « les Nazi méritaient la mort » (de même qu’aucune loi de pays démocratique pendant la guerre froide ne disait « les communistes méritent la mort »).

      Si vous faites allusion aux diverses lois contre le révisionnisme, il me semble qu’elles visent plutôt ceux qui remettent en cause les faits historiques tels que la Solution finale et autres atrocités commises par les nazis.

      « D’ailleur, j’ai du mal à comprendre cette obstination des gens comme vous. On ne tue qu’un homme, qui en plus de toute façon dvait mourir, donc ce n’est pas vraiment grave. »

      Mon obstination doit vous semblez aussi étrange que celle des femmes ayant réclamé le droit à l’avortement ou celle des ouvriers ayant lutté pour le Droit du travail.

      Si on ne tue qu’un homme qui devait de toute façon mourir et que cela n’est pas grave, pourquoi poursuivre les meurtriers, puisqu’ils ne font jamais que tuer des gens qui de toute façon devaient mourir, ce qui n’est pas grave....................


    • NPM 12 juin 2007 13:39

      « Si on ne tue qu’un homme qui devait de toute façon mourir et que cela n’est pas grave, pourquoi poursuivre les meurtriers, puisqu’ils ne font jamais que tuer des gens qui de toute façon devaient mourir, ce qui n’est pas grave.................... »

      Voila. Or l’Etat à le droit de vie et de mort sur sa population. Donc il exécute, ou c’est au citoyen de le faire, par résistance à l’oppression. La vengeance est un devoir. Le plus sacré qu’on doit à ceux qu’on aime. D’ailleur on sait bien qu’il y a dans les 20.000 individus à éliminé en France pour avoir la paix (relativement..). Et effectivement, ce n’est pas grave. Déja 73 milliards de gens sont mort, on n’est pas à un million de plus ou de moins. La vie d’un délinquant n’a aucune valeur, ce n’est qu’un sous homme, il doit être exterminé sans pitié. Nous devons arrivé au point ou celui qui a violé la Loi se suicide de lui même, sachant qu’il n’a aucune autre alternative. D’ailleur les suivides en prison devrait être légalisé et favorisé. 200 par ans, c’est trop peu. Il faut faire le ménage ! Chaques seconde de vie suplémentaire d’un délinquant se fait sur le dos d’un honnete homme !

      Pourquoi accepter d’avoir une vie pourri à cause de personne rebut de la société (forcément, dans toute production, il y a des déchet.. Les hommes ne sont pas égaux : Faut anéantire). Ainsi les autres marcheront droit. Certes il restera les maladroits...

      Quand au NAZI, si vous êtes contre la peine de mort, c’est que vous pensez que Nuremberg s’est trompé, ou fut barbare. Bref, vous contestez, ce qui est interdit.


    • NPM 12 juin 2007 13:41

      PS :

      D’ailleur je m’étonne qu’on soit pour assassiner 200.000 enfants innocents par an grâce à l’avortement, et qu’on fasse des histoires pour quelques coupables..


    • Bill Bill 12 juin 2007 14:06

      NPM, je trouve que vous allez un peu loin sur la vengeance... Non, c’est l’Etat qui doit normalement le faire, tuer un meurtrier avec des sentiments revient à faire la même chose que lui. Il faut l’exécuter froidement, sans esprit de vengeance...

      Par contre je suis entièrement d’accord avec ça : « D’ailleur je m’étonne qu’on soit pour assassiner 200.000 enfants innocents par an grâce à l’avortement, et qu’on fasse des histoires pour quelques coupables.. »

      Que voulez-vous ! Ils ne se rendent pas compte !!! Voici les dernières nouvelles de l’avortement aux Etats-Unis :

      "Le business de l’avortement Selon son dernier rapport, le Planning familial américain a récolté 902,8 millions de dollars en 2005-2006. Soit un nouveau record de gains, en augmentation de 2,4% sur l’année fiscale précédente. Le bénéfice net est de 55,8 millions de dollars. 32,5% des revenus proviennent de la réalisation de 264.943 avortements. Le reste provient des dons et des subventions.

      C’est la 34e année d’affilée que le Planning réalise un bénéfice. Mais pour la première fois le revenu provenant des avortements a baissé, de 1,5 million. Les donations ont également baissé, de 3,6 millions. Mais les fonds publics ont augmenté de 32,6 millions. 34% des revenus du Planning sont ainsi venus des contribuables américains.

      « Le Planning perd des donations, ses revenus des cliniques baissent, et vous et moi sommes forcés de payer plus, afin que cette organisation puisse tuer nos enfants par l’avortement et répandre son idéologie perverse dans le pays », s’exclame le chef d’un groupe de surveillance, Jim Sedlak, qui souligne également le fait que l’argent venant des contribuables est aussitôt placé : il a rapporté 55 millions de dollars lors de la dernière année fiscale.

      En Californie, le Planning réclame une augmentation des remboursements (des avortements), alors qu’il a reçu 270 millions de dollars de subventions depuis 1998 et réalisé un profit de 83 millions de dollars sur cette période.

      « Il est temps que cela cesse, dit Jim Sedlak. Il est clair que les politiciens, d’eux-mêmes, ne vont pas fermer le robinet. Ce sont les Américains moyens, vous et moi, qui en ont assez de financer cette scandaleuse organisation, qui doivent passer à l’action. »"

      Sur le blog : http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2007/06/11/le-business-de-l-avortement.html

      Bill


    • Emile Red Emile Red 12 juin 2007 15:14

      Un sujet polémique et la brigade du talion accoure au galop.

      La crétinerie n’a plus de limite, à croire que NPM n’est qu’une machine détraquée à provoquer.


    • L'enfoiré L’enfoiré 12 juin 2007 15:28

      @NPM,

      Comme je peux le comprendre vous avez été un fan des films avec Charles Bronson dans le Justicier.

      Les partisans ont été dans une grande majorité et on a permis d’avoir des versions 2, 3, 4...

      Ca c’est pour une entrée en matière. Nous sommes ici dans un concept, une idéologie qui se veut, il faut bien le dire, un peu passéiste.

      La vendetta, le dent pour dent, sont des notions que l’on remet à jour de ci de là.

      Je suis dans les modérés, les pragmatiques. Quel est l’avantage intégral pour les victimes de voir leur « ennemi » passé à la trappe ? La société s’en sent-elle plus soulagée ?

      Je suis beaucoup plus pour la purge à vie de besognes dans l’intérêt public ou de la famille.

      Quand il y a risque pour le futur de cette société, il faut mettre à l’ombre pour ne plus permettre de nuire. Nous sommes à un stade de connaissance psychologique où l’on peut déterminer si un individu peut être récidiviste ou non. Par contre, ni le pentothal, ni la machine pour détecter le mensonge ne sont utilisables de nos jours. Donc, attention, quand on n’est pas pris sur le fait.

      Même pris sur le fait, les dédoublements de personnalités ne sont pas une vue de l’esprit. Les pulsions, les colères ne sont-elles pas guérissables ?

      Nous avons en Belgique, une affaire qui n’est pas encore éclaircie (et ne le sera peut-être jamais) avec l’assassinat de 2 fillettes. Un gars qui traînait par là, qui avait eu des antécédents et qui avait la gueule de l’emploi a été mis à l’ombre l’année passée. D’abord en garde à vue et puis en emprisonnement perpétuel. Il crie toujours son innocence. J’ai eu sur AV un article sur ce sujet qui avait généré un tollé de réactions dans les deux sens.

      Donc, prudence. mais c’est un sujet très sérieux et très sensible qui pourrait s’étendre encore plus loin.


    • Tama 12 juin 2007 15:54

      Je suis sidéré par beaucoup de réactions à cet article...

      @ NPM

      Me rendant bien compte de l’indigence des arguments que vous m’opposez et de votre réflexion, je me permets de cesser la discussion à notre niveau. Si ça vous chante, vous pouvez considérez que vous avez gagné. La vie est aussi faite de petites satisfactions.

      Aux autres partisans de la peine capitale :

      Vous êtes, pour beaucoup, l’illustration de ce que j’exposais, à savoir l’étalage d’une haine aveugle et d’une rare violence.

      Pensez-vous vraiment que la violence du châtiment (et non pas sa gravité, nuance) ait obligatoirement un lien direct avec la diminution de la criminalité ? Si oui, renseignez-vous un peu avant d’opérer ce lien simplificateur.

      Vous mêlez, pour certains, avortement et peine de mort. Si votre fille devait tomber enceinte à 17 ans, qu’elle se rende compte de son erreur, que cela risque d’hypothéquer tout son avenir, je suppose que vous lui interdirez toute IVG. Vous lui expliquerez ensuite comment démarrer une vie adulte heureuse en étant fille-mère célibataire, elle vous en sera reconnaissante.

      Sur l’irréversibilité de la peine de mort, comment prévoyez-vous la révision d’un procès pour cause d’éléments nouveaux ? Vous partez sans doute de l’a priori qu’aucun tribunal ne se trompe. Si vous saviez comment fonctionne parfois la justice, vous pourriez déchanter...

      Une chose sur l’échelle de gravité des peines :

      Peine de mort pour les violeurs, les assassins, les meurtiers, les coupables d’attentats à la pudeur sur mineurs. Ce sont souvent les postes privilégiés par les intéressés. Bien. Sachant qu’un des éléments constitutifs du viol (en Belgique comme en France me semble-t-il) est qu’une victime qui n’est pas en état de dire oui est considérée comme disant non (état d’ivresse ou consommation de drogue à son insu), on devrait exécuter des milliers de gens chaque année, puisqu’il n’est pas rare qu’il y ait rapport sexuel après une soirée très arrosée.

      Enfin, élément capital à prendre en compte, vraiment capital :

      Dans le cadre de l’affaire Dutroux, qui a bouleversé la Belgique, y a-t-il eu un seul parent des enfants martyrisés à avoir menacé d’exécuter Dutroux, de le flinguer, de lui faire la peau ? Aucun. Ce sont donc des couilles molles, des lâches, des gens qui n’aimaient pas leurs enfants, des salauds ???

      Combien de proches de victimes décédées procèdent-ils à une exécution sommaire du coupable dans l’Union européenne ? A ma connaissance, très peu. Ces gens sont-ils tous des larves sans honneur, des moins que rien ?

      Vous faites tous les cadors avec vos postures de baroudeurs mais pour la majorité d’entre vous vous n’avez sans doute jamais vu une victime ou un auteur de fait grave (sinon vous auriez déjà tué quelqu’un d’après vos propos....). Cela se sent dans vos discours : aucune connaissance du terrain de la criminalité, des phrases creuses à l’emporte pièce, des arguments du style « c’est moi qui ai la plus grande ».

      Comme si réclamer la mort d’autrui constituait le summum de la vraie civilisation, la pure, la dure, celle où les femmes n’avortent pas et où les voleurs ont la main coupée et les autres la tête tranchée. Tiens, il y a des pays comme ça : ceux où règne la charia par exemple...


    • Z Z 12 juin 2007 15:58

      @NPM,

      Il existe des spécialistes qui peuvent s’occuper de vous, ce sont les personnes dont la profession commence par psy- : psychiatres, psychologues ou psychanalystes,...

      Je ne sais s’il en existe certains qui soient spécialisés dans les démences ou psychoses liées au net (trollisme) mais cela vaudrait le peine de chercher. Et je dis cela sans aucune condescendance mais en toute sincérité.

      Aux autres : ne nourrissez pas le troll.


    • claude claude 12 juin 2007 16:08

      @ npm

      la principale raison de s’opposer à la peine capitale, est l’erreur judiciaire. les exemples sont nombreux aux cours de l’histoire judiciaire.

      plutôt que d’user mes doigts à écrire un commentaire, je préfère laisser la parole à des personnes dont l’expérience en matière judiciaire, est avérée.

      http://rocbo.chez-alice.fr/gueule/mort/Peine_de_mort.htm : «  »" Depuis hier, cette honte américaine est encore un peu plus mise en accusation après la publication d’une étude réalisée à grande échelle par des chercheurs de la faculté de droit de l’université Columbia de New York. Les résultats sont tout simplement hallucinants : entre 1973 et 1995, les deux tiers des condamnations à la peine de mort aux Etats-Unis ont dû être révisées par les juges à la suite de manquements à la loi. Vous avez bien lu : manquements à la loi !(...)

      Une enquête menée par l’université de Columbia portant sur l’ensemble des condamnations à la peine capitale révèle que dans plus des deux tiers des cas une erreur judiciaire a été commise. Décryptage.

      Quelques 68 % des 5 760 condamnations à mort prononcées aux Etats-Unis entre 1973 et 1995 ont dû être annulées en appel du fait d’erreurs judiciaires. C’est la conclusion à laquelle est parvenu un rapport explosif publié lundi par l’école de droit de l’université new-yorkaise, Columbia.(...)

      Le rapport confirme aussi un fait déjà empiriquement connu : l’application de la peine de mort n’a pas d’effet sur le taux de criminalité. Au contraire, alors que le taux général américain de meurtre est de 9 pour cent mille habitants, il s’élève à 9,3 % dans les Etats qui pratiquent le meurtre légal.

      A l’inverse, les condamnations à mort ne sont pas proportionnelles au nombre de meurtres commis. Ainsi au Wyoming, 6 % de tous les meurtres commis dans l’Etat se traduisent par une peine de mort, soit quatre fois plus que dans tous les autres Etats assassins, alors que ce taux n’est que de 0,6 % dans le Maryland. De même le nombre de peines capitales prononcées dans des affaires d’homicide varient largement selon les Etats. Les Etats les plus assassins ne sont pas ceux qui prononcent le plus de peines capitales, en revanche ce sont eux qui exécutent le plus rapidement et le plus facilement des condamnés, sans attendre qu’ils aient épuisé tous leurs droits à recours.(...) «  »"

      - suite à l’affaire d’outreau : http://www.c6r-cp.org/La_Justice_une_institution_a_renover_-a141.html : «  »«  »( ENTRETIEN AVEC JACQUES FLOCH (DEPUTE A L’ASSEMBLEE NATIONALE) CONCERNANT LA JUSTICE EN FRANCE

      Jacques Floch insiste sur le fait que ce désastre a reçu l’onction de la loi : il n’y a eu aucun problème de procédure, aucune erreur judiciaire, aucune illégalité.

      Dès lors ce désastre judiciaire est avant tout lié à des problèmes d’analyse et d’interprétation de la loi : le droit pénal laisse en effet une liberté d’interprétation qui peut amener des décisions discrétionnaires. Dans le cas de ce procès les déviances viennent essentiellement d’analyses erronnées du juge d’instruction, du juge des libertés ou du procureur.

      De nombreuses lacunes sont venues se greffer : le juge d’instruction a ainsi refusé 200 actes de justice (comme par exemple des demandes d’expertise d’avocats) grâce à la loi qui lui donne pouvoir de les refuser. En outre des doutes se sont faits sur les experts, sur les conditions d’interrogatoire des enfants, sur le fonctionnement du Tribunal.

      Le principal grief demeure dans les contrôles quasi-inexistants entre les différents acteurs :ainsi, selon Jacques Floch, tous les actes judiciaires (comme par exemple les décisions du juge d’instruction ou du juge des libertés) sont de véritables copiés collés, les actes semblent être recopiés à la faute d’orthographe près. Par ailleurs s’il appartient au juge d’instruction de motiver ses actes, ceux-ci se font en général en 2-3 lignes.

      Au bilan, 25 années de détentions provisoires pour des innocents...(...)«  »«  »

      - l’erreur judiciaire : http://www.soutien-jean-michel.net/action_justice/erreur.htm : Sylvie Noachovitch

      Avocate pénaliste au barreau de paris

      «  »«  »Sylvie Noachovitch est avocate pénaliste depuis 12 ans. Elle est aujourd’hui spécialiste des erreurs judiciaires qu’elle combat vivement, notamment au sein de l’association Action justice dont le président est Roland Agret.

      Comment définissez-vous une erreur judiciaire ? C’est la condamnation d’une personne innocente, l’acquittement d’une personne coupable, et les non-lieux en classement sans suite qui sont très courants, et qui ne blanchissent jamais les personnes accusées. Le bénéfice du doute est fondamental, s’il ne reste qu’une chance sur mille pour que la personne soit innocente, il faut se battre jusqu’au bout. Je passe beaucoup de temps avec mes clients et je finis toujours par savoir s’ils sont coupables ou non. S’ils sont innocents je me bats bec et ongles et s’ils sont coupables je fais le maximum pour plaider au mieux leur dossier. Du coup, je me suis déjà retrouvée dans la délicate situation de créer une erreur judiciaire, malgré moi puisque j’ai parfois eu des acquittements alors que la personne était coupable. Je voulais faire baisser la peine de 20 à 10 ans, alors j’ai plaidé innocent en pensant que ça ne marcherait pas jusqu’au bout, mais suffisamment pour obtenir la peine que je voulais. C’est une technique assez courante. Malheureusement l’accusé a été acquitté. C’était un exploit professionnel mais sur la plan moral cela m’a posé quelques problèmes. En sortant de cette affaire, j’étais inquiète.

      Qu’est-ce qui est à l’origine des erreurs judiciaires ? D’abord l’évidence : la justice est faite par les hommes et l’erreur est humaine. Ensuite, le fait qu’en cour d’assises, les faits ne suffisent plus à démontrer l’innocence de quelqu’un, car on se base majoritairement sur les impressions. A titre d’exemple, je suis l’avocate de Bruno Joushaume, condamné à perpétuité pour le meurtre de sa compagne, de 30 ans plus âgée que lui. Dans son dossier il n’y a rien, aucune preuve tangible, mais pour les jurés et l’ opinion publique cet homme plus jeune est forcément coupable pour des histoires d’héritage. Cet homme est en prison et au bord du suicide sur des simples impressions psychologiques. Et puis, le manque de moyens du ministère de la justice est fondamental. Nous avons la justice la moins bien dotée d’Europe, les magistrats sont mal rémunérés, on manque de greffiers, personne n’a le temps ni l’énergie de travailler correctement. Il y a aussi le fait que lors de longues instructions, les magistrats sont mutés ailleurs et les petits nouveaux qui reprennent les affaires veulent faire de leur mieux, donc instruisent forcément à charge. Ce qui a été le cas dans l’affaire Omar Raddad ou Patrick Dils. Et puis, une mauvaise plaidoirie de l’avocat peut tout faire planter. Enfin, l’influence du président de la cour d’assises sur les jurés populaire est considérable. En effet, les jurés qui ne connaissent pas le fonctionnement de la Justice préfèrent se retrancher derrière l’opinion d’un professionnel. Du coup, si le président est persuadé à tort de la culpabilité d’un accusé, il a énormément de poids dans les délibérés. Je ne suis pas contre l’idée d’un jury populaire, parce que je pense notamment qu’un jury professionnel aurait du mal à désavouer ses confrères, mais par contre, je suis pour la présence d’un tiers lors des délibérés qui puisse juger de l’influence du magistrat et le réprimander. Cela pourrait être par exemple un avocat ou un juge à la retraite.(...)«  »«  »

      - articles de presse surl’erreur judiciaire (suite) : - http://www.lefigaro.fr/france/20061213.WWW000000365_trois_ans_en_prison_pou r_deux_erreurs_judiciaires.html
      http://www.soutien-jean-michel.net/action_justice/agret.htm
      http://www.humanite.fr/journal/2001-07-02/2001-07-02-246760
      http://www.humanite.fr/journal/2006-01-21/2006-01-21-822339
      http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&cs_page=0&mc=Vauclair,%20Jacqueline&num_notice=6&total_notices=6 ;
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_erreurs_judiciaires_en_France
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Erreur_judiciaire

      http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=705 :«  »"En 1762 Jean Calas est supplicié sur la roue pour avoir tué son fils. Voltaire constate les incohérences du procès, alerte l’opinion publique et finit par établir, trop tard, malheureusement, que Calas était innocent.

      En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus est condamné au bagne à perpétuité pour espionnage. Le véritable coupable est identifié quelques années plus tard mais l’armée refuse de faire machine arrière. La campagne en faveur de la révision du procès, à laquelle Émile Zola participe activement, finit par obtenir l’annulation de la condamnation... en 1906.

      Accusé du meurtre d’une fillette, Christian Ranucci, dont Gilles Perrault démonte le procès et la condamnation dans son livre Le Pull-Over Rouge, a été guillotiné en 1976, à l’âge de 22 ans, alors qu’il a toujours clamé son innocence.(...)«  »"

      http://www.linternaute.com/histoire/magazine/interview/olivier-proust/retranscription-olivier-proust.shtml : «  »« (...)Olivier Proust, avocat au Barreau de Paris et co-auteur de »Grandes erreurs judiciaires", a répondu à vos questions sur ce sujet d’actualité sensible.

      Le système judiciaire français a-t-il produit plus d’erreurs judiciaires que d’autres systèmes judiciaires, le système anglo-saxon, par exemple ? Je ne pense pas. Malheureusement, il n’existe pas de système judiciaire parfait. Aux Etats-Unis par exemple, de nombreux condamnés à mort sont en fait innocents.

      Mais à trop vouloir faire de la place au sentiment de « l’opininon » n’accroît-on pas le risque de rendre une justice « populaire » et donc non objective ?

      Le risque de vouloir faire trop de publicité à une affaire judiciaire présente des avantages comme des inconvénients. On l’a vu récemment avec l’affaire d’Outreau où les médias ont, dans un premier temps, participé à l’accusation des détenus avant de faire un revirement complet au moment du procès. De même, dans les affaires Marie Besnard ou Christine Villemin : les mis en examen ont d’abord été considérés comme coupables par la presse. (...)«  »"

      au delà des personnes directement concernées, c’est à dire des personnes jugées faussement coupables, il y a leurs enfants dont la vie est ravagée :
      http://www.enfantdevictime.org/ : «  »« La France vient de découvrir les lacunes de son système judiciaire. L’affaire d’Outreau et ses errements ont été médiatisés et vous avez découvert, avec effarement, que notre justice commettait parfois, de terribles erreurs. Ce que la majorité ; d’entre vous ignore encore, c’est que Outreau n’est que la partie émergé de l’iceberg, 500 prévenus (soumis au régime de la détention préventive) bénéficient chaque année d’un non lieu ou d’un acquittement. Jusqu’à présent l’Etat continue d’ignorer les souffrances que certaines de ses décisions infligent à des enfants, à des adolescents et les considère comme de simples dommages collatéraux.(...) »«  » http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Kaas


    • NPM 12 juin 2007 16:19

      « le summum de la vraie civilisation, la pure, la dure, celle où les femmes n’avortent pas »

      Avorter n’est en aucun cas un progrés de civilisation, tout au contraire, c’est une grave défaite de la morale...

      Bon, le gens n’ont plus de moral de nos jours, contrairement à avant, sous l’ancien régime par exemple, alors il faut sans doute les laisser faire, puisque c’est confortable de tuer des gosses.. ce sont tout de même des crimminels.

      « Dans le cadre de l’affaire Dutroux, qui a bouleversé la Belgique, y a-t-il eu un seul parent des enfants martyrisés à avoir menacé d’exécuter Dutroux, de le flinguer, de lui faire la peau ? Aucun. Ce sont donc des couilles molles, des lâches, des gens qui n’aimaient pas leurs enfants, des salauds ? ? ? »

      Des prisoniers de la Pensée Unique, voila tout. D’ailleur se seraient ils exprimer, que vous et les votre leur seriez tombé dessus avec acharnement, les trainant dans la boue sans vergogne...

      « Sur l’irréversibilité de la peine de mort, comment prévoyez-vous la révision d’un procès pour cause d’éléments nouveaux ? »

      Récidiviste=Peine de mort. D’ailleur si on veut faire parler, on peut. Au reste, si des erreurs sont possible, on ne va pas en faire toute une histoire car enfin, les simple accidents automobile tu 50.000 personne par décénie en France. Par rapport au accident de justice...

      « Et je dis cela sans aucune condescendance mais en toute sincérité. »

      Dites, dites, ce n’est pas ca qui va changer quoi que ce soit. Si plus de gens étaient comme moi, ca serait moins le bordel. D’ailleur lorsque les nobles étaient armée, au moins, les gens étaient civilisés. La peur ca civilise même les gorets.

      « Vous faites tous les cadors avec vos postures de baroudeurs mais pour la majorité d’entre vous vous n’avez sans doute jamais vu une victime ou un auteur de fait grave (sinon vous auriez déjà tué quelqu’un d’après vos propos....). »

      Tsss, d’abord il existe des contrat ; Ensuite, on ne tue évidement qu’à la fin. Et ca va prendre beaucoup, beaucoup de temps... Mais là bien sur on parle de vengeance, du fait de l’inefficacité de l’Etat à faire ce pour quoi il existe : tuer.

      La vengeance est un plat qui se mange froid.


    • gouaille 12 juin 2007 16:29

      Juste un constat : d’un côté les partisans de la peine de mort, incapables d’écrire une phrase sans faire dix fautes d’orthographe, sans aucune argumentation. Rien : le degré zéro de la langue, et donc le degré le plus bas d’humanité. De l’autre les partisans de l’abolition : des discours souvent construits, des arguments, des phrases compréhensibles. Le camp de la bêtise contre celui de l’intelligence : voilà les enjeux du débat sur la peine de mort.


    • NPM 12 juin 2007 16:34

      « Le camp de la bêtise contre celui de l’intelligence : voilà les enjeux du débat sur la peine de mort. »

      Si c’est vrai vous êtes mal barré alors, parce qu’une petite lecture d’un livre d’histoire....

      Au reste, on ne voit pas en quoi être contre la peine de mort serait intelligent (? ???????) C’est surtout le fait de gens qui on la mort en horreur, par tabou personnel. tout ca est irrationnel. Quand un moutisque me pique, je gaze, je ne me branle pas sur des histoire de civilisation ou autre abstraction qui n’ont pas la moindre existence.


    • Bill Bill 12 juin 2007 16:55

      pff Mais gouaille, où est votre propre argument ? Votre commentaire n’a aucun intéret...

      Bill


    • gouaille 12 juin 2007 16:55

      Je ne dis pas que la position abolitionniste est en soi plus intelligente, je constate simplement que les gens qui le défendent ont un niveau de culture et d’expression supérieure. Toi comprendre ?


    • gouaille 12 juin 2007 16:59

      Toi raison. Moi te donner gourdin pour écraser moustique.


    • gouaille 12 juin 2007 17:09

      Ouahhh Sainte-Thérèse d’Avila défenseur des embryons part en guerre contre le capitalisme sauvage US. Vous avez raison, Bill, mais allons encore plus loin : connaissez-vous le business des prisons (privées) aux USA, le business des armes (Les 1ers in the world), le business de la sécurité (pour buter ces pouilleux de mexicains qui osent franchir une barrière)... ? Bon, je m’arrête là, on n’en finirait pas de faire l’énumération des industries criminogènes aux USA... Embryons de tous les pays unissez-vous !


    • noireb 12 juin 2007 17:10

      NPM est très drole : il veut exécuter les délinquants !
      A la guillotine les vendeurs de shit, les gens qui se bastonnent, les voleurs de sac à main ! smiley

      Prenons 2 cas concrets :
      * ta fille se fait violer et tuer, tu veux la venger (normal). Un coupable est trouvé. Mais on est pas bien sûr de sa culpabilité... tu nous dit : « pas grave, l’erreur judiciaire reste une cause marginale de mortalité, on le tue quand meme. » OK

      * ta fille est accusée d’avoir tué un mec. Elle clame son innocence, mais le père du mec est un vrai couillu, un comme toi, un dur, un poilu, qui voudrait vivre sous l’ancien régime. Y a pas beaucoup de preuve contre ta fille, mais le couillu énonce que « pas grave, l’erreur judiciaire reste une cause marginale de mortalité, on le tue quand meme. »

      Alors, on tue ta fille ou pas ?


    • NPM 12 juin 2007 17:19

      « Mais on est pas bien sûr de sa culpabilité... »

      Trés drôle. Comme si « on était pas sur » ca changer quoi que ce soi !

      Dans ce cas là, c’est même pas la prison, goy, c’est la liberté, et donc la peine de mort n’a rien à voir avec la question.

      « tu nous dit : »pas grave, l’erreur judiciaire reste une cause marginale de mortalité, on le tue quand meme.« OK * »

      Oui, car effectivement c’est le cas. La si on est pas sur, évidement, on ne peut pas condamner, quelque soi la peine promise !

      « Y a pas beaucoup de preuve contre ta fille, mais le couillu énonce que »pas grave, l’erreur judiciaire reste une cause marginale de mortalité, on le tue quand meme.« Alors, on tue ta fille ou pas ? »

      Oui, si elle est coupable.


    • Bill Bill 12 juin 2007 17:21

      Eh bien Gouaille, quand je pense que vous vous êtes présenté comme le messie, qui allait nous apporter à nous autres pauvres mitteux, vos lumières, votre esprit, vos commentaires détaillés, en bon défenseur d’assassin qui se respecte, avec une forme digne du grand Racine ou des meilleures pièces du merveilleux Corneille et un fond approchant Nietzsch, je dois vous dire que vous me décevez beaucoup ! Comment ! Vous êtes donc incapable de faire mieux que cela ? Ah non, c’est un peu court (jeune homme, vous eussiez pu dire... bien des choses en somme...)...

      Non, décidément, je ne vois pas l’intéret de vous répondre... Je vous snobe donc... :-P

      Bill


    • Bill Bill 12 juin 2007 17:23

       smiley

      C’est juste pour voir


    • gouaille 12 juin 2007 17:30

      Tiens je t’aime bien, Bill. J’ai pensé qu’un article sur Wikipedia sur le taux d’homicide dans le monde ouvrirait un peu ton petit esprit étriqué de fanatique. Regarde bien ce tableau et pose toi cette question : pourquoi les pays appliquant la peine de mort ont-ils des taux d’homicide plus élevés que les pays abolitionnistes ?

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Homicide


    • NPM 12 juin 2007 17:35

      « pourquoi les pays appliquant la peine de mort ont-ils des taux d’homicide plus élevés que les pays abolitionnistes ? »

      Le Japon, qui pratique la peine de mort, arrive premier.

      Donc, ca prouve l’efficacité du principe.


    • noireb 12 juin 2007 18:03

      Un exemple ne prouve rien. Surtout quand le nombre de contre-exemples est de plus de 10...


    • noireb 12 juin 2007 18:05

      <p>

      Dans ce cas là, c'est même pas la prison, goy, c'est la liberté, et donc la peine de mort n'a rien à voir avec la question.>>

      Et l’erreur judiciaire, c’est un fantasme.

      Relis l’article calmement. Y a des chiffres precis sur les condanations à mort « révisée » aux US.


    • Bill Bill 12 juin 2007 19:35

      Merci Gouaille de votre sympathie, je n’ai moi-même rien de personnel contre vous.

      Je n’irai pas voir vos exemples, pour une raison très simple : vous ne pouvez pas comparer deux pays aussi différents que TOUS les Etats-Unis et la France. L’Histoire n’est pas la même dans ces deux pays. Les Etats-Unis avaient récemment encore des esclaves et les tensions communautaires sont fortes. Ainsi que vous le disait un peu plus tôt NPM, le Japon est un contre-exemple parfait, le Japon qui a une culture très ancienne et une société installée depuis longtemps.

      Mais je vous prie de bien vouloir considérer que je ne me place pas sur le terrain de l’efficacité, mais sur celui des moeurs et de la justice. C’est Maurice Druon qui m’a convaincu du bien fondé de la peine de mort. Aujourd’hui les peines ne sont pas complètement accompli, il y a peu encore, on remettait en liberté un meurtrier d’enfant qui a récidivé. Par cette action, l’Etat semble tolérer les assassins, et se moquer de la mémoire des victimes. Maurice Druon propose, si la peine de mort rebute par trop la population de trouver une île dans laquelle tous les condamnés à mort seraient retirés de la société, avec pour peine de vivre ensemble la fin de leurs jours.

      C’est ainsi, on ne peut accepter que se cotoient des innocents et des assassins en puissance. Notez que j’extrais de ce shémas certains crimes passionnels. Par exemple Bertrand Canta ne me semble pas être un assassin de sang froid... Il est cependant certain que cet homme a besoin d’être soigné de ses mauvais penchants sur l’alcool et la drogue (à ce que j’ai lu sur ce triste fait divers). Je n’excuse pas son geste ignoble pour autant, mais il me semble qu’il y a quelque chose à faire de lui. a sa sortie, il faudrait le mettre au service d’une bonne cause...

      A vous relire, je vous répondrai avec le même esprut étriqué qui selon vous me caractérise smiley

      Bill


    • claude claude 12 juin 2007 21:01

      à npm

      vous écrivez :

      «  »le summum de la vraie civilisation, la pure, la dure, celle où les femmes n’avortent pas"

      Avorter n’est en aucun cas un progrés de civilisation, tout au contraire, c’est une grave défaite de la morale...

      Bon, le gens n’ont plus de moral de nos jours, contrairement à avant, sous l’ancien régime par exemple, alors il faut sans doute les laisser faire, puisque c’est confortable de tuer des gosses.. ce sont tout de même des crimminels."

      vous semblez oublier que pour faire un petit, il faut être 2 ! quid est du géniteur ? dans la plupart des cas, ils se sont barrés en laissant à la jeune femme la responsabilité de leur légèreté ! smiley

      en plus, si on laisse faire la nature, plus d’un tiers des grossesses « décrochent » avant la fin du premier trimestre ! mais que fait la police ??? smiley


    • NPM 12 juin 2007 21:06

      « vous semblez oublier que pour faire un petit, il faut être 2 ! quid est du géniteur ? dans la plupart des cas, ils se sont barrés en laissant à la jeune femme la responsabilité de leur légèreté !smiley »

      C’est comme moi. Je mangais du chocolat avec mon papa, il est parti, alors j’ai buté la concierge : il n’avait qu’a rester.


    • Bill Bill 12 juin 2007 21:59

      Claude, vous exagérez...

      Je connais par ailleurs personnellement un père qui s’occupe d’un enfant qu’il a eu par accident avec une femme (enfin accident ! pour lui...) et qui a eu toutes les peines du monde pour lui offrir une vie décente tandis que la mère se porte fort bien et n’en a pas la garde... !

      La question est bien plus large que cela, il ne faut pas la simplifier !!!

      Bill


    • Bill Bill 12 juin 2007 22:06

      @ Gouaille

      Au fait, ce n’est pas Sainte Thérèse, ce serait plutôt Notre-Dame de Guadalupe sur l’embryon... voir ce site sur ce sujet :

      http://www.acimps.org/content/view/88/2/

      Bill


    • jpeg 12 juin 2007 23:10

      il est bien evident que ces pauvres criminels qui ont TORTURES, VIOLES et TUES des enfants , des femmes et des personnes agees doivent etres traites avec tous les egards pour que 10 ans apres lorsque les psychiatres les aurons declares gueris ils pourront encore tuer . les victimes et leurs proches passe les funerailles tout le monde s’ent fout seul les criminels sont interressant . la peine de mort permetrait au moins d’eviter les risques de recidives


    • idyllique 12 juin 2007 23:12

      Wou quel almagame ! Que vient faire l’ivg dans ce débat ?!


    • Marc Bruxman 13 juin 2007 00:50

      Et hop un religieux d’extréme droite de démasqué. La peine de mort, l’avortement. Et les curés pédophilles on en fait quoi ?

      Comme quoi, le préservatif c’est bien ca aurait évité à Marie de faire une connerie !


    • claude claude 13 juin 2007 01:49

      @ bill,

      "Claude, vous exagérez...

      Je connais par ailleurs personnellement un père qui s’occupe d’un enfant qu’il a eu par accident avec une femme (enfin accident ! pour lui...) et qui a eu toutes les peines du monde pour lui offrir une vie décente tandis que la mère se porte fort bien et n’en a pas la garde... !

      La question est bien plus large que cela, il ne faut pas la simplifier !!!"

      je ne veux pas simplifier, simplement, j’ai juste un peu forcé le trait : la principale cause de l’ivg est la grossesse non désirée, le plus souvent chez des femmes en détresse.

      il y a bien sûr des exceptions qui confirment la règle dans chaque catégories,et je souhaite que votre copain papa-poule ait tous les bonheurs du monde avec son bout’chou smiley

      - ÉPIDÉMIOLOGIE DE l’IVG EN FRANCE

      " (...) L’analyse des femmes concernées montre que ce sont essentiellement les femmes qui vivent seules qui ont recours à l’IVG. On observe par ailleurs entre 80 et 89 une augmentation de la pratique contraceptive à tous les âges (diminution du nombre des conceptions pour 100 femmes) et une augmentation relative de la proportion d’IVG chez les femmes de moins de 24 ans (dont une proportion grandissante se trouve non mariée).

      A âge et état matrimonial identiques, il y a partout diminution de la proportion des conceptions terminées par un avortement. Les taux d’avortement aux jeunes âges, comparés à ceux d’autres pays d’Europe Occidentale, restent relativement peu élevés en France.(...)

      Les méthodes efficaces de contraception ont permis une diminution des naissances non désirées et des naissances mal planifiées. A la fin des années 80 en France, on peut estimer le nombre de grossesses non désirées ou non planifiées à environ 350 000 par an ayant entraîné 200 000 IVG, auxquelles il faut ajouter 75 000 naissances non désirées et 75 000 naissances mal planifiées.

      L’accès à l’IVG suppose un certain niveau d’information : il existe en effet des inégalités sociales dans la possibilité d’avoir recours à l’avortement et ceci a été démontré en Angleterre chez les adolescentes où le pourcentage d’avortements chez les moins de 20 ans est d’autant plus élevé que l’on se trouve dans une région plus favorisée sur le plan économique.

      Aux Etats-Unis, le pourcentage de grossesses non planifiées est plus élevé dans les groupes sociaux défavorisés mais, en cas de grossesse non planifiée, le taux d’avortement est plus élevé dans les groupes intermédiaires que dans les groupes défavorisés.

      L’analyse des femmes concernées montre que ce sont essentiellement les femmes qui vivent seules qui ont recours à l’IVG. On observe par ailleurs entre 80 et 89 une augmentation de la pratique contraceptive à tous les âges (diminution du nombre des conceptions pour 100 femmes) et une augmentation relative de la proportion d’IVG chez les femmes de moins de 24 ans (dont une proportion grandissante se trouve non mariée).(...)

      Des grossesses trop rapprochées, un état de santé déficient, un logement trop exigu pour accueillir un enfant de plus, une instabilité du couple ou une instabilité financière (mari ou concubin ou femme elle-même en voie de licenciement, au chômage ou RMI comme seul revenu) sont les principales causes de la demande d’IVG. Toutes ces difficultés sont généralement accrues pour les femmes étrangères qui, par tradition, culture ou religion, sont sans doute plus réticentes à l’utilisation de la contraception.

      Les difficultés sont également accrues pour les mineures qui ne savent pas toujours où s’adresser et cachent leur grossesse dans la plus grande solitude jusqu’à risquer de dépasser le délai légal.(...)«  » http://www.gyneweb.fr/sources/contraception/ivg2.htm

      http://www.ined.fr/fichier/t_telechargement/4440/telechargement_fichier_fr_ pop.et.soc.francais.407.pdf

      «  »" (...)Les logiques sociales qui sous-tendent la décision d’interrompre la grossesse dépendent de la phase du cycle de vie. Ainsi, pour les femmes de moins de 25 ans, l’engagement scolaire est un élément déterminant. Ce constat rejoint les conclusions de nombreux travaux qui montrent que, dans les pays industrialisés, une maternité précoce apparaît comme un frein au déroulement d’une scolarité, et donc à une bonne insertion professionnelle ultérieure. À l’inverse, quand les études ne représentent guère un investissement rentable, le choix d’une maternité précoce peut représenter un moyen d’acquérir un statut et une identité sociale ; il en est de même quand on se réfère au niveau d’études du partenaire. Dans la même logique, l’IVG apparaît comme un moyen de reporter une maternité survenue trop tôt pour les femmes dans une situation professionnelle débutante. À 25-34 ans, âge habituel de la maternité, c’est le contexte affectif qui apparaît déterminant ; pour les mères d’au moins deux enfants, l’IVG est clairement le moyen d’éviter une naissance « de trop » ; enfin, chez les femmes de 35 ans et plus, la trajectoire professionnelle semble aussi déterminante que le contexte affectif. Finalement, la décision d’avorter, loin de correspondre à un comportement « égoïste » qui conduirait la femme à interrompre sa grossesse seulement parce que celle-ci intervient à un moment qui ne lui convient pas, traduit l’attention portée aux conditions d’accueil de l’enfant. Il s’agit donc d’une anticipation par les femmes et les hommes de leur capacité d’engagement dans une parentalité où le contexte relationnel et matériel soit favorable, face aux aléas des parcours de vie.(...«  »"


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 juin 2007 08:28

      @ NPM La société n’a pas d’émotions ; seulement un devoir de justice. N’oubliez pas que si vous exercez vous même une vengeance, vous bénéficierai aussi de cette réticence à appliquer une peine sans appel.

      La part de pathologie chez tout criminel milite contre la peine capitale. Il faudrait cependant rester cohérent dans cette approche et insister davantage sur la première responsabilité de l’État, qui n’est pas de punir ni de réhabiliter le criminel, mais de protéger les innocents.

      Dans cette optique, la composante "pathologie’ devient un argument pour que certains récidivistes ne soient JAMAIS remis en liberté. S’Ils sont malades, qu’ont les soigne, qu’on les traite avec humanité.. mais qu’on ne ne les lâche plus. http://www.nouvellesociete.org/105.html

      Pierre JC Allard

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