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Commentaire de leneant

sur Exportations et marges des sociétés


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leneant 24 juillet 2007 18:07

« Il ne s’agit pas de mettre en place un protectionnisme franco-français mais européen. Si l’UE ne nous sert qu’à dépérir je n’en vois pas l’intrêt. »

Attention, en matière de protectionnisme, même l’UE est tenue de respecter les engagements et les règles de l’OMC. Donc même au niveau Européen tout n’est pas possible.

Pour ce qui est de l’intérêt de l’Europe, ... chacun a son idée. Mais il faut avouer que l’association des pays de l’UE, quand ils s’entendent, a plus de poids dans les négociations que la France seule.

« Même au sein de l’Europe, l’entrée précipitée des pays de l’Est auxquels on donne les même droits qu’aux autres pose plus de problèmes qu’il n’apporte de solutions. »

On disait la même chose avec le traité de Maastricht et nous sommes là moins pauvres qu’à cette époque. Mais il est certain que l’entrée « brutale » de pays ayant un niveau social moins élevé que le notre peut être stressant. Mais en imaginant que les nouveaux arrivant aient des produits concurrents avec un positionnement d’efficience opérationnelle avant qu’ils n’adoptent l’euro, l’évaluation de l’euro par rapport à leur monnaie les rendaient encore plus compétitifs. A partir du moment où ils ont adopté l’euro, cette avantage lié au seul change n’existe plus. Du coup seule reste la valeur réelle de leurs produits et de leurs coûts. L’effet de change n’intervient plus. Ensuite étant intégrés dans l’UE il est logique de penser que leur niveau social va s’améliorer. Avec cette amélioration, le delta entre leurs coûts et les notre va s’amoindrir. Ce changement ne s’effectuera pas du jour au lendemain, mais les conditions pour qu’il s’effectue sont plus favorables.

Alors pourquoi depuis plusieurs années la France n’est pas au niveau d’autres pays et que nous courrons derrière 1 point de croissance ?

Si la solution était simple, la situation ne serait plus d’actualité. Avec ce billet, j’ai tenté de donné des moyens de comprendre certains aspects. En utilisant ces moyens je dirais je dirais simplement que sur les principaux secteurs d’exportations qui sont des secteurs industriels certains à forte technologie comme les lanceurs spatiaux, les produits français ne sont pas au niveau de la concurrence. Maintenant on peu se demander pourquoi ? Si nous prenons (encore) un positionnement de type efficience opérationnelle les principaux critères pour être compétitifs sont la qualité comparé au prix. Si nous prenons l’exemple de Renault nous pouvons nous demander pourquoi ces ventes ne progresse pas, idem pour peugeot alors que depuis des années ces deux constructeurs font des efforts sur la qualité et les prix.

Première chose : Je reprend l’exemple que j’ai déjà évoqué lorsque nous avons voulu renouvelé notre voiture. Au moment de nos recherches, à équipements équivalents, tout était livré en standard sur le véhicule de la marque que nous avons choisi alors que sur les marques européennes il fallait ajouter des options (pour certaines y compris la troisième ceinture de sécurité à l’arrière). A prix comparable, nous avions le véhicule que nous avons choisi ou les véhicules de constructeurs Français et Européens, mais sans les options qui auraient amener leur produit au même niveau que celui que nous avons choisi.

Deuxième chose : Avant d’avoir changé de véhicule il y a plusieurs années, j’avais un véhicule asiatique. J’ai toujours été totalement satisfait par ce véhicule qui était fiable et relativement économique pour sa catégorie. Mais lors de son renouvèlement, je n’ai pas voulu reprendre un véhicule de cette marque. Simplement car, durant les dernières années, les révisions et les contrôles étaient devenus de véritables calvaires à cause de la qualité de service du concessionnaire. Dans le même ordre d’idée, je connais quelqu’un qui travaille chez un constructeur automobile et qui a une voiture d’un de leur modèle. Cette personne est dégoutée par le service rendu par les concessions. Le problème est que le fabriquant à besoin des concessions pour vendre ses véhicules, mais qu’à part leur retirer l’usage de leur marque ils n’ont aucun moyen de pression. Ce que je viens de décrire se rapproche d’un positionnement de type « proximité client ».

Troisième chose : L’A380. Belle machine, mais qui a de gros problèmes d’industrialisation. En voulant rendre la machine telelment personnalisable pour les clients, l’industrielle, n’aurait-il pas sur estimé ses capacités opérationnelles ? A vouloir trop positionner son produit sur la proximité client, l’industriel n’aurait-il pas commis une erreur et sur estimé l’intéret d’un tel positionnement produit vis à vis de la demande ?

Ce que j’ai essayé de montrer dans cet exemple, c’est que les situations sont complexes et que n’importe quelle méthode donne des clés de compréhension, mais en aucun cas ne fourni la solution ou les solutions. Que derrière ces méthodes et ces outils, il faut des personnes compétentes qui sachent les mettre en oeuvre correctement afin d’éviter des dérives catastrophiques.

Mais surtout les critères sont nombreux, complexes car inter dépendants et jouer sur les uns modifie les autres et que la précipitation n’arrange rien car elle ne permet pas de prendre ni la mesure de la complexité ni celle des impacts engendrés par les modifications de certains critères.


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