L’élasticité de la demande par rapport au prix est un métrique incomplet dans notre cas de figure.
Il est fait pour mesurer la demande sur un type de produit et pas sur le produit d’une entreprise particulière.
De plus l’élasticité simple ne prend pas en compte le report de demande sur les produits de substitution. Seuls les matrices d’élasticités croisées permettent de rendre compte de ces phénomènes. Mais c’est toujours pour des catégories de produits. En aucun cas, cela ne permet de mesurer le report de la demande sur des produits concurrent à celui d’une entreprise particulière.
La notion d’impact évaluable (mais pas quantifiable) permet d’avoir une idée des effets d’une variation de la valeur d’un des critères de positionnement produit.
Mais ces mesures sont qualitatives et non quantitatives comme peuvent l’être les mesures effectuées au travers de l’élasticité.
De plus l’intérêt de la mesure de l’impact c’est quelle permet de donner des indications sur des variables qui ne sont pas réellement quantifiables (comme la qualité produit). Ceci dit, en faisant le parallèle avec le balanced scorecard et son principe de métriques, il est possible de définir des indicateurs qui peuvent donner un appréciation de la qualité produit. Un tel indicateur pourrait être de taux de retour produit.
A mon sens, aucune méthode ne détient la vérité. Par contre une utilisation complémentaire et en bonne intelligence de différentes méthodes sont des atouts pour modéliser, analyser et comprendre l’environnement dans lequel les sociétés évoluent. Delà à le maitriser... Je ne franchirais pas le pas. L’environnement est tellement variable qu’il est illusoire de vouloir le maitriser.
Par contre tout cela donne des atouts pour que les entreprises puissent anticiper et s’adapter.