Il n’est pas impossible que je sois de parti pris, la réalité que je décris est celle que je vis quotidiennement. Elle est donc limitée à mon expérience, et si l’expérience d’autres est différente et plus positive tant mieux et j’espère me tromper. Je défends certes la fonction publique, mais j’en connais les travers (toujours par mon expérience « - ») ; pour ce qui est de Taïwan, un ami très proche y a passé deux ans et demi en poste, en immersion. J’ai donc quelques échos (un point de vue ). Je suis favorable à des réformes, à des changements structurels, par exemple je serais assez partisan d’une division par deux du nombre de communes. 22000 mairies c’est beaucoup non ? Pour autant je ne soutiendrai jamais les idées visant à faire porter les responsabilités des erreurs ou de mauvais résultats à un groupe d’individus. C’est trop facile et trop souvent alimenté à dessein par un autre groupe. Quand on veut tuer son chien... A titre d’exemple, le service minimum monté en exergue alors qu’il y a moins de perturbation induites par les mouvements sociaux (débrayage ou grève) que par les pannes et erreurs de gestion du traffic ou du personnel, conséquence de restructuration mal faites ou ne visant qu’à la baisse du budget pour remonter la rentabilité du business. Comment vouloir aborder un thème comme la rentabilité du service public ? La fameuse gabegie de l’état, elle commence à l’Elysée, dans les ministères, dans les préfectures : à chaque changement de tête, pouf pouf, je me refais le bureau parce que je le vaux bien. Faire payer les factures en réduisant les Ô mon dieux quelle horreur privilèges des petits fonctionnaires, c’est lamentable. Sachez que beaucoup de fonctionnaire ont une part importante du salaire versée sous forme de prime. C’est visible comme du privilège. Mais si vous l’enlevez, vous avez une masse de gens qui se retrouvent smicards pour vous servir. Et là, le service rendu risque d’être minimaliste. Rencontrer les gens que vous dénoncez, parlez avec eux. Vous verrez si leur situation est tellement enviable. C’était le propos de « allez y faite infirmière » ne serait ce qu’une semaine.
Je vous concède mon excès, mais je ne retire rien du sens de l’idée. Merci !