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Commentaire de ddacoudre

sur Sarkozy c'est « je veux », alors je pense donc je résiste !


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ddacoudre ddacoudre 13 octobre 2007 02:35

Bonjour dugué.

Bon même très bon, sauf un petit passage vers la fin, tu ne peux tout de même pas croire avec ce que tu développes à la réalité de la liberté. Fait donc comme moi parle de liberté subjective.

Pour converser avec toi sur le sujet en restant sur une approche structurale il faudrait que je t’adresse les 700 pages que j’ai écrites dessus. Je vais essayer avec quelques caricatures.

Préciser tout d’abord pour quelque néophyte que le socialisme est né de la lutte contre le capitalisme produit du libéralisme économique selon Adam Smith.

Il est tout de même important de souligner que la décomposition du PS ne remet pas en cause les événements historiques qui on conduit au développement de ce que l’on qualifie de gauche.

Historiquement il faut inclure le mouvement anarchiste qui à laissé place à l’anarcho-syndicalisme, les débats et les luttes autour de la nécessaire révolution de classe, qui débouchera avec Marx sur la dictature du prolétariat, l’abolition de la loi chapelier permet la création de partis politiques et groupements syndicaux, le parti ouvrier français et d’autres. Après la guerre autour du débat issus de la révolution bolchevique (qui elle aussi donnera un certains nombres partis politiques), il s’en suivra des scission et des recompositions qui refaçonneront le socialisme d’où sortiront deux grands partis, le PCF et le PS.

Le Parti Ouvrier Français se propose de grouper, autour d’un programme commun et pour une action de classe, tous les travailleurs des deux sexes, tant manuels qu’intellectuels, en vue de la conquête totale du pouvoir politique, qui, seule, pourra réaliser l’affranchissement économique de la classe ouvrière, en socialisant définitivement l’ensemble de tous les moyens de production, actuellement possédés par une petite minorité de capitalistes non-travaillant, mais qui, devenus propriété collective de tous les travailleurs, à quelque nation qu’ils appartiennent fonctionneront pour l’usage et au profit de la société humaine tout entière. Après des premiers mouvements d’unification de la gauche française en 1901, le Parti socialiste français et le Parti socialiste de France s’unissent pour former la Section Française de l’Internationale ouvrière. Ce regroupement, opéré lors du congrès du Globe, permet aux marxistes représentés par Jules Guesde et aux réformistes tel que Jean Jaurès de faire front commun. Divisé après le Congrès de Tours qui voit la naissance du PCF, la SFIO sera notamment marquée par les personnalités de Jaurès et de Léon Blum. Elle deviendra le Parti Socialiste en 1969.

Suite à la victoire du Front Populaire aux élections législatives, Léon Blum, dirigeant de la Section française de l’international ouvrière (SFIO), est appelé à former un nouveau cabinet. C’est la première fois que la France se dote d’un gouvernement socialiste. Celui-ci se distingue par deux innovations : la création d’un sous-secrétariat d’Etat aux Loisirs et aux Sports, confié à Léo Lagrange, et la participation de trois femmes au ministère, alors qu’elles n’ont pas encore le droit de vote.

Le 58ème congrès du SFIO s’ouvre à Epinay-sur-Seine et doit aboutir à une étape décisive pour ce qu’il faut désormais appeler le Parti Socialiste : la réunification des forces de gauche. Après le maigre score de Defferre aux présidentielles de 1969, la gauche se rassemble et refonde la gestion et la politique intérieure du parti. Ses représentants seront désormais élus à la proportionnelle. C’est François Mitterrand, issu d’un parti qui fusionne alors avec le PS, qui tire son épingle du jeu et sort premier secrétaire. Le nouveau programme de la gauche, « changer la vie », sera dévoilé un an plus tard.

Tous se prévalaient du combat contre le capitalisme pour le développement social (intérêts matériels et moraux) des ouvriers, d’où la notion de socialisme. On est donc de gauche si l’on reste dans ce schéma historique résumé, car le socialisme au sens large inclue tous les partis en luttes contre l’exploitation des ouvriers par un principe économique issus du libéralisme d’Adam Smith.

Il est indéniable qu’il y a un certains nombres de repères historiques, qui inconnus par ceux qui utilisent des termes qui en sont issus, modifie de fait leur sens. Il en est toujours ainsi sinon nous ne trouverions pas mots dont le sens évolue.

Néanmoins, je comprends que les détenteurs du pouvoir économique disent qu’ils n’entendent pas le partager, car « l’entreprise » est aussi une arme, une arme de conquêtes. Aujourd’hui il nous serait possible de dresser une carte géographie avec des frontières de marchés commerciaux dépendant de divers groupes financiers. Il nous apparaîtrait alors une stratification d’espace qui se recouvrent au-delà des limites des États qui exige que les États abandonnent leurs prérogatives spécifiques (qui apparaît alors comme de l’auto résistance) pour satisfaire aux règles des groupes financiers.

Avec un peu d’imagination nous pouvons spéculer que s’opéreraient des échanges territoriaux d’influence mercantile, comme le faisaient avant les seigneurs et les rois par alliances ou mariages, qui dessinerait les frontières d’États financiers sous l’autorité d’un conseil d’administration ou autres, dont le président serait celui qui détient la majorité. Est-ce illusoire ?

« La société ne peut se désintégrer sans que, dans la même mesure, l’individu ne soit dégagé de la vie sociale, sans que ses fins propres ne deviennent prépondérantes sur les fins communes, sans que sa personnalité en un mot ne tende à se mettre au-dessus de la personnalité collective. Plus les groupes auxquels il appartient sont affaiblis, moins il en dépend, plus par la suite, il ne relève de lui-même pour reconnaître d’autres règles de conduite que celles qui sont fondées dans ses intérêts privés. Si donc on convient d’appeler égoïsme cet état où le moi individuel s’affirme avec excès en face du moi social et au dépens de ce dernier, nous pourrons donner le nom d’égoïsme au type particulier de suicide qui résulte d’une individuation démesurée » Durkheim.

L’entreprise n’emploie du personnel que si elle y trouve un intérêt, et c’est bien qu’elle fonctionne ainsi ; l’entreprise n’a pas pour finalité de donner du travail, mais de produire des biens et des services.

C’est aux hommes à se trouver si nécessaire une autre source de revenu ou modifier le système monétaire. C’est à eux de s’interroger sur leur devenir, pas à l’entreprise. Encore faudrait-il que dans leurs majorité ils connaissent les mécanismes de l’économie qu’ils génèrent consciemment ou de fait, et ne pas prendre des valeurs relatives pour des valeurs absolues ou réelles.

Nous sommes face aux structures économiques dans le même mécanisme psychique qu’un croyant au sein de sa religion (que les croyants ne voient en cette comparaison rien d’insultant) la dépendance dans une espérance de richesse est aussi forte que celle dans un monde meilleur dans l’au-delà, il s’obtient par un comportement réglé dogmatiquement par les livres, la richesse s’obtient par les dogmes économiques sériés dans des livres.

Chacun d’eux ont une réelle efficience sur le comportement des personnes, et chacun d’eux ont tué et tuent pour leurs vérités.

Ce que je dis n’est pas un point de vue mais le résultat d’un comportement humain observable hier et aujourd’hui.

L’origine tu peux t’en faire une idée en lisant l’étude de Calhoum sur une colonie de rat à laquelle l’expérimentateur impose un espace restreint. Au fil du temps le comportement de ceux qui n’ont pu trouver les conditions de s’imposer comme dominant alpha suivant leur instinct se désagrègent en cloaque comme Calhoum à nommé cet état.

Comprendre que la Liberté n’est que la compréhension de la somme des contraintes dans lesquelles nous enserrons notre corps et notre esprit exige une culture de l’esprit dont l’absence contribue à entretenir avec l’entreprise des rapports de maître à esclave, où quand le maître disparaît, l’esclave cherche à qui se vendre.

En se rendant dans n’importe laquelle des ANPE nous pouvons suivre des stages ou l’on apprend à se vendre, c’est ce terme qui est utilisé.

Une définition estime que l’homme est un être économique (l’homo oeconomicus, Être rationnel motivé par son seul profit, « coût avantage ») parce qu’il effectue un « travail » pour cueillir et chasser.

Cette extension de la définition de l’économie nous conduirait à dire que notre Univers est un univers économique, parce que chaque association atomique, et ce qui en découle, exige un « travail » et un coût association (échange). Il ne serait donc pas stupide de dire que l’univers est économique puisqu’il y existe un perpétuel échange, et il n’appartient qu’à notre observation d’y trouver un rapport coût avantage. Il serait amusant de redéfinir notre monde sur cette base.

Ainsi nos relations affectives et sociales deviendraient économiques, ce qui ne changerait rien à leur qualité, mais très vite nous verrions apparaître une nouvelle définition de notre activité productrice, pour que ceux, qui justifient au travers d’elle l’exploitation d’autrui puissent le faire.

Ce n’est donc pas le système libéral en soi qui constitue la vérité d’une pratique économique qui se veut tout rationaliser, et cette rationalisation peut être étendu aux comptes de la nation.

C’est la redéfinition permanente d’un dominant bêta qui utilise les règles et régulations en place définissant l’option acceptée par tous comme symbole de puissance, qui s’entretien par rétroaction (apprentissage) tant que dureront les éléments matériels sur lesquels il s’est fondé.

D’une autre manière quand nous aurons épuisé nos ressources minières d’ici bas, nous rechercherons d’autres définissions et source de la richesse qui conviennent à ceux qui l’imposeront aux autres pour nous sortir du cloaque.

Et il y a de grande chance pour que les structures soient tout aussi dogmatiques que celle d’aujourd’hui.

Nous ne sommes ni plus ni moins que dans l’axiome d’Adam Smith qui n’est bien sur pas un énoncé économique, mais une constante irréductible de nos comportements que nous modulons par ce que nous appelons la conscience, la morale, la solidarité, toujours pour préserver son existence individuelle, le mot intérêt n’est pas approprié.

La transposition d’une structure comportementale irréductible du vivant au service d’un fondement économique ne justifie en rien les modalités du classement des agrégats utilisés en économies pour se répartir les bases définies de la formation de la richesse.

Les hommes ont connu avant d’autres définitions et en affronteront d’autres après.

Par les mathématiques nous définissons tout notre univers, nous y compris, cela permet d’avoir trouvé un langage universel et permet de comprendre les interactions des forces, de la matière, de la vie organique, et de définir des théories.

C’est autre chose que de s’en servir pour dire : « Que les hommes ne peuvent pas produire plus que ce que les masses monétaires en circulation le leur permettent ».

Dans l’exposé que tu fais cela donne l’impression que les structures ou les systémiques en place sont irréductibles parce qu’elles se sont confrontés aux ajustements collectifs qui n’ont pas résisté et sont aujourd’hui décriés.

J’ai rappelé la définition du suicide égoïste de Durkheim auquel cela conduit si ce n’est au cloaque.

C’est là que se situe la confusion que nous faisons avec l’usage des mathématiques que nous érigeons en règles de conduite universelle en économie, qui n’est comme je le disais avec l’axiome de Smith qu’un comportement social.

C’est une confusion qui ne cache que l’absurdité à laquelle nous avons abouti, en faisant du travail qui est une nécessité, qui est le lien de l’homme avec sa source nourricière, une source de souffrance.

Non dans le sens où le travail demande un effort qui justifie que nous y substituions des machines, mais dans le sens où, par les relations sociales qui se sont développées autour de lui, nous le rejetons pour y substituer la monnaie, à condition qu’il n’y en ait pas trop, de manière que d’autres se sentent obligés d’aller faire le travail auquel nous voulons nous soustraire.

Je considère que cette structuration humaine qui n’est pas une anomalie, nous conduit à rejeter ce qui est le fondement du développement de notre existence, la Communauté sociale. Tout aussi inné que l’individualisme puisqu’elle est une réalité qui s’élabore.

Sans remettre en cause le droit d’être riche, de se répartir toutes les tâches (de l’agriculteur au poète), de disposer du droit à la propriété individuelle (de disposer d’un habitat, le lieu ou l’on se sent à labrit, le lieu à soi d’où l’on ne peut pas être délogé et y reposer sa vigilance).

Du droit à la propriété économique.

Sauf il faut savoir alors dans ce cas : que lorsque nous devenons propriétaire économique dans notre seul intérêt, nous assumons malgré nous la responsabilité de l’existence de tous ceux que l’acquisition de notre titre de propriété a exclu.

Et les mathématiques (comptabilisation) ne pourront pas éternellement nous servir de prétexte pour nous dispenser de cette responsabilité . Ainsi, si l’axiome de Smith indique « que chacun à titre individuel doit pouvoir concourir à la recherche de son intérêt personnel », je pense que lorsqu’il accède à ce titre (un titre de propriété économique), il acquiert sans le savoir la charge (fonction) de concourir à l’existence de ceux qu’il en exclut, car de fait ils viendront l’envahir (immigration par exemple) ; et confier ce rôle à l’État (la souveraineté du peuple) n’est pas s’en dispenser.

Si la notion de civilisation se définit par l’accession aux biens du plus grand nombre alors le libéralisme est le meilleur promoteur. Si c’est dans l’aptitude à durée il faut vite l’arrêter car nous auront un enterrement de première classe.

Mais nous ne le pouvons pas. Mais l’on ne peut pas sans penser très dogmatiquement en « mourir », comme le croyant qui ne peut vivre sans sa prière devant l’objet qui lui est associé.

Ai-je raison ?

Certainement pas !

J’ai seulement raison, parce que dans la course de Zéro à l’infini j’ai posé une borne différente de celle des autres, en prenant pour référence des lois de certaines sciences afin d’atteindre le BUT que je poursuis.

J’ai seulement la clairvoyance de le savoir et c’est une énorme richesse qui me satisfait car je ne peux pas accéder à celle qui ferait de moi l’homme le plus riche du monde, car je vis dans cette illusion parce que je suis né dedans.

Cela n’en fait pas une vérité absolue, pourtant si la structure libérale poursuit son développement, car nous l’encrons émotionnellement au quotidien, elle poursuit le but qui en découle dont nous nous contentons d’en présumer les effets faute d’être capable d’avoir saisi les processus auto régulateur de notre espèce.

Alors notre président dans ce processus, qui est-il ? Un people de plus pour les médias un sujet de contre verse pour les pro et les contres. Bien plus que tout cela, il est le continuateur d’une évolution « égologiste » dans laquelle se reconnaît la population qui trouve en lui son reflet, et il sera certainement l’acteur qui la conduira jusqu’à, ce que Durkheim a définie comme le suicide égoïste.

Avec les axes de prédilections qui sont récurrents depuis qu’il a préparé son ascension au pouvoir nous pouvons en avoir une petite idée.

Cela ne vaut pas que pour la France, je dirais plutôt que la France vient de s’ajuster à la moyenne de l’Europe avec un paradoxe de taille, un non à la constitution Européenne qui colle pile poil à ce que sont les comportements sociaux et économiques de la majorité des citoyens comme tu l’as indiqué.

J’ai été un peu long même en faisant court, il y a environ plus de deux millions d’années que l’homme sillonne la planète avec plus ou moins de bonheur, l’art pariétal ne nous rapporte pas des gravures de guerres, peut-être étaient-t-ils trop peu nombreux. Mais nous depuis que nous nous sommes sédentarisés sur des espaces de plus en plus réduits nous ne rapportons que cela, comme si les découvertes fabuleuses qui se font au quotidien pour prolonger la vie méritent moins que le produit ostentatoire X pour lequel l’on s’entretue, rien de moins qu’une question d’accoutumance, difficile d’arrêter de fumer quant l’on est accroc, c’est pareil pour l’économie, et je t’accorde que l’antidote marxiste mal dosé fut pire que le mal. Mais ce n’est pas une raison pour croire que l’illusion du libéralisme est un bien.

Cordialement.


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