Bonjour akan.
Tu as bien cerné l’estime de soi qu’apporte à ceux qui en ont fait leur métier le journalisme, avec en fond une outrecuidance de considérer au nom du professionnalisme qu’ils sont les seuls détenteurs autorisés à distribuer l’information.
En fait ils se sont conçus un statut social que j’ai qualifié de « faiseurs d’opinion ».
Dans notre monde, le traitement moderne de l’information ou de la désinformation, occupe une place quotidienne à tel point, qu’il est apparu des experts et spécialistes en traitement, de la communication, de l’image (pour l’essentiel la presse écrite et audio- visuelle), informations qui, à moins d’être un ermite nous atteint.
Ainsi, toutes ces informations, et le langage qui les véhicule, façonnent le raisonnement et le comportement individuel, et elles sont parties intégrantes de nos échanges journaliers. Nous faisons donc au quotidien sous notre seul arbitraire un échange d’informations croisées, dehors d’une structure d’enseignement didactique.
S’il en a été ainsi, et en sera ainsi quelles que soient les diverses formes sous lesquelles se diffuseront les informations, celles médiatiques ne rencontrent pas de contrepoids ou pouvoir, si ce n’est celui de leurs propres controverses.
Sauf depuis que se sont développés des sites libres d’informations interactives distribuées et véhiculées par l’Internet.
En règle générale, les informations médiatiques constituent une information descendante qui, si elle se nourrit des manifestations d’opinions collectives ou individuelles exprimées (le vote, les sondages d’opinions, les porte-parole de groupements associatifs, les manifestations populaires sporadiques, et tout événements), cette information descendante s’impose par sa quotidienneté et est subie, en l’absence de droit de réponse (les types d’informations inters actives sont rares et ne peuvent être que sélectives, du fait de la loi des nombres).
Elles sont donc souvent prises à tort comme représentant la réalité sociale, politique et économique d’un « effet loupe » qui se répand, et donne tout son poids aux médias. Mais qui nourrir les conversations au quotidien, s’impose comme sujet de réflexion et rebondit sur son propre reflet en fonction des lignes éditoriales et de cette curiosité si difficile à cerner que l’on appelle la tendance qui repose sur une alchimie bien complexe qu’éclaire la recherche de l’intérêts financier.
De ce fait dans ce « marché de l’esprit » qui en découle, si je peux me permettre de l’appeler ainsi, la variété et la crédibilité de l’information s’atrophient malgré une liberté acquise.
Le lucratif scoop compétitif a engendré une légèreté du traitement de l’information qui a conduit les médias télé visuel sans honte à faire des reconstitutions théâtrales, avec des amalgames de compilations d’informations et d’images anciennes quand ils ne vivent pas l’événement qu’ils évoquent. Cette tromperie est entrée dans les mœurs et constitue une vérité fabriquée que d’aucun appelle professionnalisme.
Ensuite la nécessiter de vendre au moindre coût, empêche les organes nationaux de prendre des risques d’originalités informatives qui menuiserait les ventes de telle manière que l’on accepte d’écouter et de lire que des « copies ». Pour le plaisir je vais rappeler brièvement l’histoire du Papagaillou (le journaliste en à fait un livre de 50 pages qui s’intitule ainsi). Ce chef Samoa invité par un journaliste occidental dans l’Europe de 1957 rentre dans son village et raconte son voyage.
Ce que je veux rapporter c’est l’instant où il explique que les européens se parlent peu, parce qu’ils lisent dans de grandes feuilles tout ce qu’ils ont à savoir pour la journée, si bien, qu’ils n’ont plus rien à se dire (no coment).
Ainsi le commentateur, faiseur d’opinion, a pris de l’ampleur pour le meilleur ou le pire, car il est à but lucratif, et il doit d’abord se vendre, tandis que le rôle de l’auditeur ou du lecteur se réduit presque exclusivement à celui de répétiteur. L’Homme moderne répéter ne prend jamais le temps de s’interroger de l’intérieur, sauf lorsqu’il tombe malade ou vie un drame.
Mais souvent la peur qu’il en a perçu le pousse à l’excès.
Alors ces médias libres ou sauvages qui sont le produit permis par une technologie de la communication, de ce qui est notre essence peut devenir comme je l’ai vécu avec le développement de la formation professionnelle des fabricants et marchants « de soupes » comme nous disions.
Pourtant avec le temps tout c’est décanté, les institues crédibles se sont maintenus les marchands de soupes ont disparu, les sites informatifs suivront la même processus car durer demande de la constance.
Avec ces distributeurs de pensées personnelles documentés ou non, avec les diffuseurs d’états d’âmes et de convictions plus ou moins bien développés d’évènement connus ou vécus que nous trouvons dans ces sites, s’ouvre une ère nouvelle dans laquelle la profusion d’informations côtoie la désinformation ignorante ou calculée, la manipulation accidentelle ou volontaire, la rumeur innocente ou malveillante.
Tout cela exigera peut-être des créateurs de sites ouverts un investissement humain de tolérance et de compétence dont ils n’ont peut-être pas idée pour ne pas devenir des « orientateurs » de la pensée normative en restant ouvert aux plus humbles avec leur insuffisances.
Le succès futur de ces sites va dépendre de la distribution d’une éducation permanente des populations, mis à part ce qui sont inscrits professionnellement ou volontairement dans cette démarche, elle est à créer et ce n’est pas dans ce sens que nous nous dirigeons.
Pour le moment nous ne véhiculons qu’une pensée « occidentalo » occidentale cela facilité les rapports au travers clivages binaires, plus risquerait de constituer un abime dont nous n’avons pas pris l’habitude d’en lire la mesure du fond dans nos grandes feuilles de papagaillou.
Ainsi aux journalistes qui pensent disposer de l’aptitude à plonger dans les abîmes du savoir pour commenter les évènements par l’information, il en a peu qui ont une grande culture, la plus part sont d’artificiels commentateurs qui se caractérisent par le traitement de l’impact émotionnel d’un effet annonce.
L’avantage des commentateurs sur site est au moins, même parfois pour ceux qui sont réactifs d’en l’insulte, qu’ils ne sont pas calculateur par intérêt lucratif.
Peut-on tout au plus accuser ces sites de déploiement du narcissisme, mais alors que penser des professionnels, auxquels il faut parfois rajouter leurs médiocrités, surtout en audio visuel et radio en direct pour les raisons indiqués ci-dessus. car il y a de bons professionnels qui font de la mauvaise information économique.
Nous construisons avec notre culture générale restreinte et notre culture populaire des schémas parfois erronés, quand ce n’est pas de contre exactitudes, faute d’interlocuteur patenté ou de discussion éclairée. Parfois cela va jusqu’à façonner des opinions publiques aberrantes où des individus ou des groupes d’individus s’inventent des maux ou des attitudes pour correspondre à l’événement ambiant que la circulation de l’information fabrique.
Ainsi, dans une société où choisir le meilleur exclut l’autre, une pratique sélective d’efficacité est devenue aussi une source de paraître ostentatoire, cause de nombreux maux.
Alors devant la nécessité qu’il y a de faire ou d’effectuer un tri dans la diffusion d’informations, tri qu’il ne faut pas assimiler à la censure existante, sans remettre en cause le droit de penser, d’écrire librement, et aussi de se tromper, je pense qu’il vaut mieux, pour assurer une diffusion d’informations sérieuses, instruire les lecteurs et auditeurs en actualisant leur connaissance et leur savoir au fil de l’existence, afin qu’ils soient toujours aptes à faire le tri eux-mêmes.
Comme, nous n’en sommes pas là, un retour informatif du site en direction du commentateur est dans le futur envisageable puisque nous disposons d’une banque de données colossales.
Le constat que l’on peut faire et qui ne sera jamais une possibilité des médias nationaux c’est que les internautes se rectifient entres eux leur erreurs, leurs manipulation, leur excès, et créaient des liens virtuels d’appartenances à une famille d’internautes que je caractérise pour ma par une formule de politesse respectueuse de tous les intervenants quoi qu’ils écrivent, et le tutoiement.
je n’ai pas regardé l’émission dont tu parles, mais les envolés parfois cacophoniques des internautes on au moins l’avantage de la spontanéité et je les préfère aux prestationx empesés de Chabeau et D’Avor lors de l’interview du président qui donnaient des journalistes une allure de valets.
Merci pour ton article.
Cordialement.
24/03 18:46 - seb110
De nombreux sites font le pari de l’efficacité de s’exprimer pour résoudre les (...)
05/12 10:20 - carlota
Bonjour, Je m’interesse à la question du journalisme citoyen. J’aimerais mieux (...)
21/10 11:40 - Christoff_M
ça ne m’étonne pas de mr AMAR ; cela fut dit aussi sur le site de MORANDINI !! Il faut (...)
18/10 08:02 - Pierre JC Allard
@ Tous : Un petit épilogue pour cette guerre de Troie qui n’a pas eu lieu. La modération (...)
17/10 19:21 - Johan
@ Régine, Merci à vous, et merci à toute cette communauté qui m’a tant appris et avec (...)
17/10 00:13 - marc
Manuel atreide Peut-on encore qualifier Amar et ses confreres de journalistes ? Ce sont plutôt (...)
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