Bonjour,
D’abord, je remarque comment cela fait du bien de lire un commentaire comme celui que vous m’envoyez aujourd’hui, par rapport à tout un tas d’autres commentaires lapidaires, insultants ou hors-sujet comme il y en a malheureusement beaucoup ici, et qui EMBROUILLENT les choses, alors qu’on est plutôt là pour essayer (avec nos très petits moyens) de les clarifier.
Vous dites que mon point de vue est orienté. C’est vrai, je ne vais pas le nier. Je ne crois, cependant, à aucune théorie du complot constituée (car aucune n’a de PREUVE DÉCISIVE de ce qu’elle avance). Elles offrent parfois des idées et des arguments intéressants, mais ça ne suffit pas.
Je suis extrêmement critique à l’égard de l’attitude des médias vis-à-vis du 11 septembre, car ces derniers consacrent en gros 100% de leurs reportages au côté humain (tragique) de la catastrophe, un peu aussi sur les conséquences du 11/9 sur les politiques relatives à la lutte anti-terroriste... Ils jouent surtout sur l’émotion. Mais RIEN n’est jamais dit sur le fond de l’histoire. Que s’est-il passé le 11 septembre 2001 ? Qui a organisé les attentats ? Comment ? Pourquoi ? Où sont les PREUVES ? Etc. Je ne dis évidemment pas que les médias et les autorités sont censés tout savoir. Mais ils doivent au moins enquêter et nous faire part de leurs recherches. Or, ils ne le font pas. La théorie officielle leur tient lieu de dogme. Tabou : on n’y touche pas.
Je ne comprends pas bien pourquoi cette attitude. On pointe du doigt les gens qui réfléchissent, on remarque que certains d’entre eux ne sont « pas fréquentables », on les range tous derrière le nom de « Thierry Meyssan », on diabolise (à tort ou à raison, je n’en sais rien) ce dernier, et le tour est joué. La conclusion, c’est que tous les gens qui réfléchissent sont des « complotistes » et des salauds. Les mêmes qui nient les crimes nazis, les mêmes qui voient des complots juifs ou franc-maçons partout... Bref, des sales types qu’il faut logiquement baillonner.
Voir des journalistes, des politiques, des cinéastes... qui colportent cette caricature des choses (d’un côté les « gens bien » qui acceptent sagement la version officielle et de l’autre des illuminés dangereux) me révolte. Qu’il y ait des illuminés parmi les sceptiques, c’est évident. Mais ça ne disqualifie pas tout le monde. Oser rapprocher les questionnements sur le 11/9 des délires sur Roswell ou le monstre du Lock Ness... c’est stupide.
Dans les films « conspirationnistes » que je mets en avant, je salue surtout la démarche générale de questionnement. Pour autant, je n’ai pas une sympathie particulière pour leurs auteurs, que je ne connais pas plus que ça. Le problème aigu consiste à distinguer, parmi les sceptiques, les gens honnêtes, les hommes de bonne volonté qui recherchent sans a priori la vérité, et puis les « illuminés », qui ont déjà leurs convictions et qui n’ont qu’une idée en tête : les faire triompher.
Certains ont rappelé que ces débats houleux sur le 11 septembre opposaient deux camps irréconciliables, un peu comme des croyants fervents contre des athées convaincus. C’est fort dommage. Je crois que si chacun y mettait du sien (mais c’est déjà là trop demander), le débat pourrait être posé, honnête, rationnel et constructif. Si chacun pensait ne PAS DÉJA CONNAITRE LA VÉRITÉ, il pourrait la chercher plus efficacement. Quant à moi, si je peux m’égarer ici ou là, en citant par exemple une source douteuse, je suis prêt à être corrigé (avec des arguments, dans le calme).
Concernant les sites qui justifient de manière convaincante la version officielle, et qui démontent de manière tout aussi convaicnate les versions alternatives, je serai heureux de les connaître. Si quelqu’un pouvait donner ces bons liens, je lui en serais fort reconnaissant. La discussion générale pourrait devenir plus juste.
Vous dites : « Il faut bien comprendre que ce n’est pas au non-complotiste de prouver que les complotistes ont tord. Quand on affirme quelque chose on s’assure que c’est vrai et on le montre. »
Je suis parfaitement d’accord. A un détail près. La remarque (il faut prouver que ce qu’on dit est vrai) vaut aussi pour les tenants de la version officielle.
La thèse officielle n’a, en soi, rien de supérieur aux thèses non officielles. Sa seule « supériorité », c’est qu’elle émane des autorités américaines, et qu’elle est partagée par les principaux pouvoirs du reste du monde (politiques et médiatiques). C’est comme si l’on disait que le christianisme prévalait sur l’athéisme, parce que beaucoup plus de gens (notamment parmi les puissants) le professent. Ce n’est précisément pas un argument. La vérité ne se mesure pas comme cela. Si la thèse officielle est défaillante sur de nombreux points, il est normal de la critiquer. Pas forcément pour la détruire complètement. Ce peut être aussi pour l’améliorer, pour la rendre de plus en plus juste. Les tenants de la thèse officielle devraient se réjouir de ces critiques et y participer, pour enfin parvenir à une thèse officielle solide et en conformité évidente avec les événements.
Vous dites encore : « Ca dessert aussi la democratie. Il faut faire attention a ne pas generaliser l’idee qui consiste a dire que les gouvernements mentent en permanence. Donc ne faire que mettre en doute une version officielle n’apporte pas grand chose loin de la. »
D’accord avec la première phrase. Même si les mensonges (parfois graves) existent d’évidence. Pour la deuxième phrase : la version officielle soulève des doutes d’elle-même. Malheureusement, sans faire le moindre effort, les doutes s’invitent dans nos esprits face aux invraisemblances.