Excusez-moi de ne pas être tout à fait d’accord avec vous. Non que je considère cet article comme le summum du journalisme, de l’information instructive, mais parce que d’une part vous-même commettez exactement le réflexe typique du e-soutien de Sarkozy : parler des autres (en l’occurrence Ségolène Royal, quand ce n’est pas Mitterrand) quand on parle de Sarkozy, comme font tous les enfants qui disent oui mais lui y a commencé, oui mais lui y fait ça aussi. Ce que je veux dire que votre contre argumentation est aussi pauvre que ce vous considérez comme sans intérêt l’article que j’ai commis. D’autre part cela prouve que vous, vous vous attachez à la forme, c’est à dire la colère de Sarkozy, au factuel, alors que moi je m’attache au fond, ce que cela signifie et entraîne comme conséquence. Par ailleurs si vous aviez bien lu vous verriez que cette colère pour vous anecdotique, 1 est loin d’être la première (doive-je vous rappeler Azouz begag, le croc de boucher pour Villepin, et plus récemment en tant que chef de l’Etat à une réunion - une première - où il n’était pas invité, celle des ministres des finances de l’eurogroupe, rendant par là ridicule madame Lagarde et où il a été remis en place par les ministres allemands et autres à cause du non respect de sa part de l’engagement de la France en regard des déficits, et notre coq national est monté sur ses ergots, mais en conférence de presse avait la queue basse. Ce qui prouve que sa colère est inefficace et même dégradante et parfois peut être dangereuse.) Et 2 il insulte publiquement - cette morgue habituelle qu’il a de rabaisser en publique les gens, souvenez vous également de cette avoinée qu’il a passée à Toulouse à des pauvres gardiens de la paix devant les chaînes télévisées assemblées, leur disant qu’ils n’étaient pas là pour faire amis-amis avec les voyous et jouer les assistants sociaux. Par parenthèse son bilan policier est catastrophique, on veut à nouveau la police de proximité supprimé par le grand compétent en sécurité où à son départ nous avons tous remarqué qu’il n’y avait plus aucune zone de non droit, et enfin un rapport accablant vient de sortir sur les comptes du ministère de l’intérieur pour 2006 avec comme directeur de cabinet Claude Guéant (qui n’a pas de commentaire à faire) et Sarkozy comme ministre. Donc cette colère qu’il passe sur Martinon - comme contre Copé devant tous les députés, comme contre Devedjian lors vd’"une de ses sauteries à l’Elysée le mercredi en fin d’après midi - et qui ridiculise celui-ci (imbécile et enfant) alors que c’est quand-même lui qui l’a choisi, c’est quand même lui avec un parfait mélange des genres qui l’impose à Neuilly (où va-t-il trouver le temps le gendre idéal et gomminé pour être porte parole de la présidence et maire d’une ville importante qui mérite au moins un peu d’attention). C’est Martinon est un enfant imbécile qu’en est-il de celui qui l’a choisi le connaissant ?
Enfin pour terminer, Jeanne du Poitou n’est en aucun cas mon modèle et je n’ai pas voté pour elle. Vous faites donc vous aussi un raccourci vous servant d’un prétexte - cet article - pour sortir les mêmes arguments à savoir : 1- ce n’est rien, c’est ridicule, c’est un épiphénomène et 2 et alors Royal, Fabius, le chat de la voisine ils n’ont pas eu aussi eu des crises ? Sauf que eux 1 ne sont pas président de la république et 2 n’ont pas fait la leçon à justement Ségolène Royal devant quelque millions de témoins :« Calmez-vous m’ame Royal. Vous savez qu’il faut être calme quand on est président(e) de la république. »