À Tristan Valmour,
J’ai l’impression que vous confondez beaucoup de choses (mais cela ne doit être qu’une impression).
Que l’organisation économique doive être améliorée, j’en suis évidemment convaincu vu le nombre d’imperfections que l’on peut constater. Qu’il faille sanctionner ceux qui veulent contourner la loi, c’est aussi une évidence.
Il s’agit cependant de renforcer un système de retraites par répartition (c’est-à-dire, les actifs d’aujourd’hui paient les pensions des retraités d’aujourd’hui) qui soit économiquement viable, à savoir, qui puisse s’autofinancer.
Or, taxer les plus-values (elles le sont déjà d’ailleurs, mais bon, son taux peut toujours être discuté) pour les retraites, c’est rendre aléatoire le montant des recettes. Ce n’est donc pas cela qui puisse pérenniser un autofinancement sur 40 ans (je répète l’enjeu).
Évidemment, les recettes de l’État (rien à voir, donc, avec le système de retraites) sont elles, en effet, tributaires de la conjoncture. C’est d’ailleurs tout le travail du gouvernement de prévoir la croissance de l’année suivante pour élaborer le bugdet de l’État (prévisions hélas souvent optimistes, ce qui a pour conséquence l’accroissement du déficit budgétaire).
C’est justement pour rompre avec ce cercle vicieux du déficit, seule porte de sortie des aléas économiques, qu’il faut adopter un système fiable et pérennisé dans le temps d’autofinancement des retraites.
Et c’est aussi la raison pour laquelle je défends les retraites par répartition, dont le principe garantit plus le niveau des pensions que les retraites par capitalisation (qui existent déjà sans le dire avec l’épargne, très élevée, des Français).
Cordialement.