« En effet, un dossier informatique géré dans une collectivité doit pouvoir être suivi ou repris dans une autre si nécessaire »
« Là, les logiciels libres prennent tout leur sens en permettant la mutualisation, la transparence et la réutilisation. »
Le rapport avec les logiciels libres ?
Dans mon hopital on est sur pc pas Linux et c’est ce que nous sommes en train de faire, regrouper toutes les bases de données des différents logiciels médicaux et du personnel pour en faire une base unique, et concevoir un logiciel de dossier de soins médicaux unique et pas un différent par service.
La manie en France est de refaire un logiciel différent par service, mais qui pourtant fait strictement la même chose que celui de la collègue de l’étage au dessus. Un logiciel de prise de rendez vous des patients différent d’un service à un autre, qui met des années à être conçu, qui n’est jamais vraiment au point, et dont on doit passer des semaines et des mois à former tout le personnel, avec une base de données non compatibles avec celle de l’AP-HP, c’est normal, ça ne choque personne, et encore moins les utilisatrices comme les secrétaires médicales qui, comble du comble prennent les bugs grossiers comme une particularité technique complexe que elles seules ont le niveau de compétence pour gérer.
Les secrétaires médicales, un logiciel qui est incapable par exemple, de gérer deux patients présents en même temps en salle d’examen de radiologie alors qu’on a 3 postes de radio et 2 postes d’échographie, pour elles ce n’est pas un bug de merde, c’est une particularité technique qui demande leur bac+3 pour arriver à comprendre et à gérer.
On en est à ce genre d’abération un peu partout dans les administrations et entreprises privées.
D’un service à l’autre on trouve normal d’avoir une base de données cloisonnée, qu’il faut recopier à la main pendant des heures par jour pour avoir sa base de travail mise à jour à peu près correctement. C’est stupide, consomme des ressources de réseau, et fait perdre un temps fou par agent.
Heureusement, en ce moment même, les logiciels et bases de données unifiés et standardisés sont en cours d’élaboration pour un futur très proche.
Pas besoin de Linux pour faire ça.