@ l’aureur
Votre article mérite qu’on s’y attarde à plus d’un titre. C’est en effet toute la question des survivances du passé colonial qui empoisonne encore -et pour longtemps- les relations entre la Franc et plus généralement les anciennes puissances coloniales et leur ex-colonies devenues indépendantes. L’Afrique noire ne sera pas respectée par la France qui y verra son pré caré tant que l’Afrique restera plongée dans sa situation de misere et de sous-développement.C’est me direz-vous un serpent qui se mord la queue car même dans leurs prémisses des rapports de coopération supposent un resspect mutuel. Ce respect fait totalement défaut en ce qui nous concerne, et donc ne peut engendrer un cercle vertueux. Par ailleurs il faut bien reconnaitre une certaine lassitude des peuples Africains , faite de désespoir de se sentir abandonné et rejeté par le reste de la grande famille humaine.Ils en sont arrivés a courber l’échine et a se résigner devant la corruption et la concupiscence de la plupart de leurs dirigeants, au point d’en perdre toute dignité humaine. Ils réalisent que le pire commis chez eux, et contre eux, peut revétir de caractère de broutille au pays de ceux qui se sont rendus coupables de ces crimes ou mauvais agissements. Ils observent les réactions du peuple de la rue chez nous, et regardent ou écoutent les commentaires de nos radios et télévision. Ils prennent ainsi la mesure du fossé qui les sépare d’une part du monde blanc,et d’autre part du monde des nantis. En un mot ils prennent la mesure de ce qu’est le véritable genre humain. Puissent-ils un jour s’en souvenir si dans 30 ou 40 ans le développement de l’Afrique noire est au RdV de l’Histoire.