• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de ddacoudre

sur Et vous quel habit libéral portez-vous ?


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

ddacoudre ddacoudre 9 février 2008 22:28

Bonjour aspiral.

 

Je ne pense pas qu’il ait pu t’échapper que nous vivons dans un monde de compétition.

Il en résulte comme effet de cette cause qu’il y a des premiers et des derniers.

Sauf que dans la vie être dernier c’est être exclus de tout ce à quoi peut prétendre le premier sans pour autant que les désirs des derniers ne s’évanouissent de leur esprit.

Si ceci peut avoir un effet motivant et pousser chacun à se surpasser éventuellement, il n’en résulte pas pour effet d’apporter une résorption de la place de dernier, si ce n’est que le dernier sera « bachottier ».

Nous avons vécu sur cette dynamique et mis en place des processus de solidarité pour réguler les inégalités dues à la compétition qui fabrique des derniers quels que soient leurs niveaux de scolarité ou culturel.

Il suffit de s’intéresser aux origines de ceux qui se ont composé les banlieues de derniers au fil des âges pour comprendre qu’il ne s’agit pas d’un problème de compétence mais bien de structure compétitive, qui forcément ne mettra qu’un seul homme dans le fauteuil du président.

Mais être le dernier n’est pas obligatoirement être dans la misère ou la pauvreté. Les trente glorieuses nous en ont fait la démonstration. Si fabriquer des biens est une contrainte volontaire imposé par la compétition de la recherche de la ressource (la monnaie), nous ne sommes pas obligés de dépendre de ceux qui possèdent des « fonds disponibles » et qui ont intérêt à ce qu’ils soient rare pour qu’ils aient de la valeur et soit donc soumise à compétition.

Pourtant c’est ce choix que nous avons fait et je ne vois pas qu’elles raisons feraient que ceux qui attendent de leur placement un retour sur investissement iraient proposer leurs fonds disponibles aux derniers.

Et même si quelques audacieux prenaient le pari de le faire et qu’ils parviennent à sortir les derniers de leurs situations (le pari du président pour les banlieues) ceux-ci seraient remplacés par d’autres, parce que la compétition demeure. C’est pour cela que les polonais ont remplacé les « gavaches », puis sont venus les italiens les portugais les espagnols et maintenant les africains.

Il y a donc à un moment la nécessité de mettre aussi la monnaie en compétition pour que les détenteurs de capitaux ne soient pas tout puissant, soit, mais surtout comprendre qu’aucun d’eux ne misera sur les derniers si la puissance publique ou si la souveraineté populaire ne le fait pas.

Donc l’on ne peut pas tout à la fois fabriquer des derniers qui seront exclus des biens et services réservés aux autres et se plaindre qu’ils existent tout en refusant à la puissance publique qu’elle se donne les moyens financiers de leur venir en aide puisque nous savons que cela ne dépend pas essentiellement de leur volonté mais de notre organisation sociale économique qui développe ses stratifications inégalitaires car l’égalitarisme est une illusion.

De plus nous refusons au nom du libéralisme capitalistique de leur venir en aide par la solidarité, rebaptisé assistanat et de refuser en toute circonstance d’estimer que verser un impôt à cette fin est un interventionnisme qui nuit à la compétition.

La théorie de Hayek où le marché régule les inégalité ne sait jamais vérifié sauf a estimer que l’insurrection politique, que le conflit syndical, que les révolutions sont partie intégrantes de la loi du marché.

Pour conclure la cause est connue les effets aussi, et la solution dépend d’une volonté politique d’assumer son rôle. Or aujourd’hui elle propose comme solution à la production de derniers par la compétition d’organiser la compétition des moins disants.

Comment peut-on penser en tout raison que la cause de la maladie va devenir le médicament.

Alors il est bien évident que suivant l’habit libéral dont l’on se revêtira, on le comprendra ou pas. Pour ma part j’ai élaboré un projet qui invite les hommes à retrouver ce qui fait notre richesse, le savoir, et être rémunéré pour cela afin qu’il n’y ai pas de laissé pour compte, mais bien sur il ne faut pas demander cet investissement pour le futur à ce qui n’investissent leur fonds que dans l’immédiateté, c’est du rôle de la nation pas du particulier. Mais souvent en s’habillant des attributs du marketing libéral il oublie qu’il est aussi celui qui compose la nation, et que la nation ce n’est pas une seulement une agrégation d’individus sans « âme » qui ressembleraient à un boyau.

Moi je m’habille à la Keynes même si je dois tailler le costume à la mesure de la mondialisation, car celui de Hayek est un costume d’illusionniste.

Merci pour ton commentaire.

Cordialement.

 

 

 


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès


https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor