Article un peu long, ca fait très "évangiles selon St Lombardo" mais ne vous connaissant pas je ne sais pas s’il faut le prendre au 1er ou 2eme, voir 3eme degré... Admettant que ce soit là le fond de votre pensée, tout à fait respectable, vous tombez néanmoins dans le même travers que les gauchistes que vous dénoncez par ailleurs, c’est à dire la certitude de tenir le haut du pavé moral et intellectuel, et d’amalgamer tout et son contraire allant dans le sens de vos propos. Ce qui n’incite guère au débat. Il me semble que le problème Sarko (et vu les sondages on peut difficilement nier l’existence d’un problème) réside dans deux aspects majeurs :
1) sa politique techno-fasciste envers les "sans papiers", que l’on amalgame avec les délinquants, dans une politique inhumaine, anti-républicaine et visant essentiellement à maintenir sous contrôle la frange lepeniste. Les français, même de droite, ont du mal a accepter un tel renoncement à l’idée républicaine.
2) le fait que ce président ne respect pas la "forme présidentielle". Tous les présidents, de gauche comme de droite, se sont habillés de cette forme, qui impose une certaine distance, hauteur, discrétion, même si personne n’est dupe quand au fait que cela cache beaucoup de choses moins avouables. Néanmoins, cette forme permet de garder une image claire et constante de la façon dont sont représentés les français. Sarko a jeté cette forme au feu, il oscille entre divers genres (immigré proche du peuple un jour, star en vadrouille le lendemain, calotin le troisième et rassembleur européen le quatrième, et j’en passe...) , et aujourd’hui il s’en brûle les doigts.
Pour le reste, je suis assez d’accord avec vous, il n’est ni le néoliberal sauce US ni le sectariste de droite fermé à tout dialogue, mais à force d’être ni ceci ni cela en étant un peu de tout à la fois, il est en passe de devenir plus rien du tout, ni plus ni moins.