>L’idée des idéogrammes est aussi falacieuse en terme d’intercommunication :
Je veux bien qu’on discute de la faisabilite et de l’opportunite par rapport a l’anglais ou je ne sais quoi, mais...
>quand je rencontre quelqu’un, on ne se parle pas en écrit.
Vraiment ? Et la, vous nous parlez en quoi ?
>On peut imaginer (à la rigueur) que cela permette de lire les journaux des voisins, mais jamais de leur >parler.
Par definition, puisque *parler* est oral.
J’ecris enormement de mails a mes clients (je leur fais des dessins aussi). Et je fais une tres grande partie de mes courses et demarches administratives par ecrit.
Je connais des milliers de gens qui utilisent une langue exclusivement ecrite au travail (c’est la cas de ma soeur et de tous ses collegues bossant pour une filiale de boite US ou tout se fait en anglais, alors que les ne se parlent qu’en francais). C’est aussi le cas de la plupart des Japonais avec qui j’ai bosse. La correspondance par mail en anglais/francais (esperanto) ne leur pose pas de probleme, alors dans les boites qui se sont *declarees* internationales c’est souvent devenu la seconde langue ecrite, parfois meme la permiere si le process est assez standardise et le personnel d’origines tres diverses. Mais l’oral, surtout au telephone est plutot stressant, pour diverses raisons.
Quand je voyage a l’etranger, les indications ecrites sont ma source principale d’information, pour les transports, la restauration, l’herbergement et aussi les visites touristiques. Tres souvent lors de mes voyages, la communication est a 90% par ecrit. Il vaut souvent mieux dialoguer a l’aide d’un bon *phrase book* papier ou electronique que de jouer aux quiproquo en anglais pourri. J’ai voyage environ 6 mois en Chine en communicant par ecrit avec des dizaines de personnes. C’etait pas plus bizarre que de discuter avec une de mes parentes qui etaient sourde. C’est bien sur un probleme dans les endroits ou les gens ne savent pas lire. Et bon, ce sont souvent les personnes qui ne parlent aucune langue que vous auriez pu etudier, alors a part faire coucou avec la main et dessiner, vous aurez du mal a vous en sortir seul...
Alors quels sont par ordre de frequence les besoins d’intercomprehension ? Je dirais :
1- le commerce
2- le business hors commerce (interaction entre filiales, etc)
3- le tourisme
4-lire la presse/voir des films etc d’autres pays (et la, y’a des sous-titres, des traductions plus ou moins nombreuses...)
Pour le reste, si vous avez des relations personnelles avec quelqu’un, ou un interet particulier pour une culture , ou si vous etes un migrant, evidemment, ca risque de ne pas suffire.
Mais bon, personne n’a ce besoin de communication orale avancee avec le monde entier, sauf le Pape ou Julio Iglesias (qui semble avoir pris sa retraite de polyglotte).