@Péripate
Je cite MT Urvoy, professeur d’islamologie et d’arabe classique à l’institut catholique de Toulouse.
"L’islam apparaît donc comme une religion de combat. Combat intérieur, certes, que doit mener le croyant en vue du "jour du Jugement". Mais aussi combat extérieur, dans la mesure où le texte coranique martèle sans cesse les oppositions : l’islam est la seule vraie "guidance" (3, 73) ; il est le "parti de Dieu" qui aura la victoire (5, 56) contre les infidèles, lequels sont, eux, le parti du démon et seront perdants (58, 19-22). Le seul passage du Coran que l’on puisse prendre à coup sûr pour une prédiction est l’annonce que l’islam dominera sur la religion tout entière (9, 33 ; 48, 28).
Lorsque les traités juridiques classiques identifient le jihad auquel ils consacrent toujours un chapitre, au qital, ils procèdent à un durcissement sémantique, mais personne ne le leur a reproché, et pour cause. En effet, le texte coranique leur donnait une justification. Les traditions prophétiques, par la suite, sont allées majoritairement dans ce sens. Le martyr (chahid), en islam, est celui qui meurt en combattant pour Dieu, et non, comme dans le christianisme, l’homme supplicié pour sa foi. Par ailleurs, qualifier le combat de "jihad mineur" n’a jamais signifié son élimination. L’histoire islamique a connu nombre de soufis s’adonnant au service militaire dans les monastères forteresses appelés ribat. Le seul point pour lequel le droit musulman classique n’a, en la matière, aucune justification proprement coranique, est l’extension de l’idée de jihad à la lutte contre les rebelles et les brigands, en plus de celle contre les infidèles et les apostats."
Le monde des religions, N°25
Encore une raciste sans doute !