Bon, ça va mieux, vous me faites une réponse plus policée, en présentant vos arguments et en indiquant sur quoi vous les fondez. Alors, cela mérite une réponse. Je sais bien que vous ne la prendrez pas en compte, car vous pensez être un surhumain, quelqu’un qui est à l’abri de l’erreur. Mais au moins les autres seront mieux informés, ils en feront ce qu’ils voudront, moi j’aurais contribué positivement au débat.
Oui, mon analyse n’en est qu’une parmi d’autres. Mais vous, vous avez choisi celle qui vous semble justifier votre appel, les yeux fermés, sans vérifier quoi que ce soit. Pour la mienne, j’en ai fourni méticuleusement les justifications, le lecteur est mis en état de juger par lui-même des conclusions que j’en tire. Ainsi, je ne trompe personne. Je sais bien que ceux qui ne sont pas familiers de ces données économiques ont du mal à s’y retrouver, tellement sont nombreux les bonimenteurs, mêmes ceux se disant économistes, incapables eux-mêmes de les vérifier, mais qui les utilisent pour tromper les autres. C’est de cette manière que naissent les « fous de dieux », et d’autres du même genre.
Sur le point de comparaison choisi par vous (ou plutôt, accepté par vous car ce sont d’autres qui l’ont choisi pour vous tromper) : pour la question que vous avez traitée, il est nécessaire de raisonner à partir de « courbes de tendance ». C’est ce que j’ai fait en remontant plus loin que vous. Il y a des hauts et des bas, il y a des périodes de plusieurs années successives où il y a hausse, puis d’autres où il y a baisse. La courbe de tendance fait une sorte de moyenne de ces hauts et bas. Vous, quand vous voulez connaître à quelle vitesse moyenne vous avez effectué votre trajet automobile où il y a eu des accélérations et des ralentissements, vous ne choisissez par un point dans votre trajet où votre vitesse était la plus élevées, ou la moins élevées, pour commencer à calculer votre moyenne. 1982, c’est une année où la part des revenus du travail a été artificiellement portée à un niveau bien plus élevé que sa tendance naturelle, et celle de revenus du capital bien moins élevée. Cela a détruit d’innombrables emplois, à l’opposé de l’intérêt des travailleurs. Par la suite, ceux qui ont provoqué ce phénomène ont été obligés de voir les dégâts causés, et de faire marche arrière.
Oui, les chiffres de puis 1982 sont indiscutables, mais les conclusions que vous en tirez sont plus que discutables, la preuve vous est apportée qu’elles sont fausses. Votre intention est-elle de tromper les gens ?
Mon analyse fait plus autorité que d’autres, parce que je fournis le résultat de la vérification des chiffres publiés utilisés par les autres, j’explique pourquoi je les utilise autrement que les autres, et pourquoi j’en tire des conclusions différentes de celles de autres. Les autres se bornent à manipuler des chiffres qu’ils sont incapables de vérifier et de comprendre. Leur renom ne fait pas autorité. Pas plus que celui de ceux qui soutenaient que c’est le soleil qui tournait autour de la terre.
Mais ne mettez pas les choses à l’envers, relisez donc ce que vous m’aviez répondu la première fois, un tissu d’invectives me mettant plus bas que terre.
Je ne conteste pas du tout que les travailleurs sont affligés d’une précarité grandissante, d’une baisse de leur pouvoir d’achat. Si vous aviez lu mon article, vous auriez vu que c’est le contraire. Ce que je conteste, c’est votre affirmation non démontrée que les travailleurs sont pillés par « des puissances financières ». Vous appelez les travailleurs et les citoyens à faire la guerre à des leurres, vous les envoyez au casse pipe en leur camouflant celui qui les exploite, l’état (plus précisément, les politiciens qui ont accaparé l’état à leur profit). C’est pour cela que j’explique que vous les trompez. C’est de l’obscurantisme, c’est ignoble d’exploiter l’ignorance des gens pour les embarquer dans une mauvaise guerre.
Sur le rapport des forces, oui, les voleurs disent toujours ou presque qu’ils l’ont fait seulement pour récupérer ce qui leur avait été volé. L’usage de la force pour défendre ses intérêts, c’est antidémocratique. Au lieu de vous justifier de cette manière, ne trompez pas les gens, dites que vous voulez instaurer la dictature du prolétariat. Et ne vous plaignez pas si vous devenez victime de rapports de force.
Et que cela vous plaise ou non, il n’y a pas nécessité de tromper les travailleurs en leur camouflant ceux qui les exploitent.
Maintenant, mon propos n’est pas de vous accabler, il est seulement de montrer que vous êtes manipulé et que vous vous faites le mercenaire de ceux qui vous ont trompé et qui trompent les travailleurs.