Noam Chomsky est justement la preuve vivante que l’intelligence et le bon sens sont parfois en mesure de prendre le pas sur l’idéologie. On ne peut pas franchement voir en Chomsky un défenseur de l’administration Bush, cependant, ce brave garçon (Chomsky) laisse pour quelques temps de côté ses convictions et observe la situation avec l’œil de l’intellectuel et non pas celui de l’idéologue borné.
Cette démarche peut paraître étrange, effectivement, aux sympathisants du complot, puisqu’elle relève de l’honnêteté intellectuelle.
Concernant l’honnêteté, tiens, j’y pense, deux petits exemples : la chute des tours et le témoignage de Rodriguez.
Les tenants de la conspiration prétendent qu’il est absolument, scientifiquement impossible que les tours s’effondrent aussi rapidement. Ce à quoi je répondrais, indépendamment de mes convictions sur l’impossibilité pour le gouvernement américain de réaliser de telles attaques, qu’il est également impossible, à l’aune de nos connaissances et des expériences passées, de savoir quelles seront les répercussions d’un acte qui n’avait jamais été auparavant imaginé. On me parle de faits indubitables, et on compare ceux-ci à…rien, puisqu’il s’agissait de la première attaque à l’avion sur des tours de 110 étages.
Si l’on continue à faire aujourd’hui des tests en laboratoire, c’est pas pour rien.
Quant au témoignage de Rodriguez, j’ai un petit souci : A quoi elle servait la bombe au rez-de-chaussée ? Les tours tombent de haut en bas. J’en faisais part dernièrement à un conspirationniste. Il m’a répondu que cette question était obsolète tant que le témoignage transpirait la vérité.
In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen.