réponse @ bodidharma
je ne sais quelle est l’ambiguité qui vous fait me prendre pour une femme, mais, désolé, je ne suis qu’un homme (enfin, jusqu’ici).
Il y a dans vos écrits une autre ambiguité qui confine à l’amalgame, mêlant victimes réelles de faits divers ; tragiques, certainement, et pseudo-victimes d’on ne comprend quel "racisme" (?) de "connerie" (laquelle ?), de "haine" (envers qui ?) ; bref, on a du mal à déméler votre propre confusion.
Par ailleurs, assimiler ceux qui défendent la JUSTICE, rendue dans les règles, contre ceux qui prônent, tel des primates, la loi du talion, à des "défenseurs de voyous, malfrats, violeurs, pédophiles", me semble aller, justement, vers un déni de justice, en faveur d’une apologie de la victimisation, qui participe d’un déni de la démocratie.
La justice se rend en fonction de délits par rapport à des LOIS existantes ; à aucun moment, elle ne peut être un instrument de "vengeance" des victimes par rapport à leurs agresseurs, et c’est heureux.
Alors, certes, il est plus facile d’en parler quand on n’a pas soi-même été victime, je vous le concède aisément ; mais l’histoire montre ques durcissements de la répression (tel, notamment, la peine de mort), n’ont jamais rempli le moindre rôle dissuasif vis-à-vis des délinquants, et n’ont jamais empêché les forfaits évoqués.
Par aileurs, je ne sache pas que les victimes soient particulièrement abandonnés ; il n’y a jamais eu autant de cellules de psychologie, de soutien, d’aide aux victimes qu’aujourd’hui, et les lois n’ont jamais été si répressives : pour preuve, la surpopulation extrème des prisons.
L’aide aux victimes est une chose : nécessaire ; la justice en est une autre, dont la charge est de faire appliquer la loi.
Vouloir tendre vers l’aspect "vengeur" de la justice, c’est ouvrir la porte à tous les abus de pouvoir, à toutes les forfaitures, à tous les ravages d’un pouvoir autocrate qui fixerait lui-même, arbitrairement, les sanctions, au dessus des lois ; c’est un déni de démocratie, c’est une formidable régression vers la loi du talion.
Alors, certes, la justice est celle des hommes : loin d’être parfaite, non exempte d’erreurs, et, surtout, de mon point de vue, défaillante, en ce qui concerne la nécessaire réeducation, prise en charge, réadaptation, réinsertion des condamnés, livrés à des conditions de rétention qui sont un véritable terreau de la délinquance.
Mais, à vouloir tirer de chaque fait divers une loi, et à vouloir, comme l’indique le titre de ce sujet, faire un "droit égal entre victime et accusé" (ce qui, d’ailleurs, juridiquement, ne veut strictement rien dire : le même droit s’applique à tous), prenez garde de ne pas ouvrir la boite de Pandore des régimes autocratiques, et de remplacer la justice par de la simple police.
Quand on souhaite réellement s’attaquer à la violence, ce n’est pas en l’instaurant en mode de justice (ce qui ne fait que la renforcer, dans un cercle vicieux), mais en s’attaquant à ses CAUSES (psycho-sociales), et en essayant, au maximum de les prévenir.
Et ce n’est surtout pas en instaurant, via les médias, une mode pseudo-compassionnelle, qui ne vise que de l’audimat, en faisant vibrer les cordes les moins rationnelles, les plus pulsionnelles, donc les plus objectivement "dangereuses" de l’être humain.