Salut, comme mon pseudo l’indique, je suis moi aussi métis.
Mais un peu plus que mulatre, mon père est métis Antillais/Chinois et ma mère Française (blanche)/Tunisienne. Ah les joies du melting pot parisien .
Bref, il est clair que notre situation est un enrichissement personnel, je me sens apte à comprendre les sentiments et les ressentiments de chacune des ethnies qui me définissent. Cependant, et je suppose que tu partageras mon avis, j’ai longtemps souffert de la solitude...
Parce qu’il faut l’avouer, il faut souvent choisir un camp, ici en France, pas de soucis, on te fait bien comprendre que tu n’es pas blanc, je pourrais citer des millions d’exemples de ce beau pays des droits de l’homme où encore j’ai été épargné parce que je ne suis pas "noir-noir" mais "marron-clair". Donc tu te ranges du côté des plus tolérants, en l’occurence les noirs mais qui eux aussi, soit te jalousent soit te considèrent comme moins noirs qu’eux donc moins en droit de revendiquer.
En résumé, c’est bien gentil d’être métis (eh oui on est très beau, intelligent, sportif) mais dans un monde bipolaire, c’est dur de trouver ca place et dans la crise identitaire que traverse tout un chacun, les métis sont les plus lesés.