Des centaines de réactions sur le thème des paradis fiscaux. Je crois rêver quand une place financière mondiale comptant parmi les cinq première de la planète ne réunit par 150 auditeurs sur le sujet. Soit il y a un spammeur fou, soit le thème passionne nos concitoyens en mal de pouvoir d’achat.
Pour m’être professionnellement, des années durant, passionnés pour cette question, j’en ai tiré une et une seule vérité absolue : tout étant est le paradis fiscal de son voisin. En Suisse, la concurrence fiscale, le "moins-disant", se joue même selon les situations patrimoniales entre cantons. Ailleurs, certains états particulièrement désargentés tirent l’essentiel de leurs ressources des "facilités" qu’ils offrent à qui veut y domicilier ses avoirs et sociétés. Quant à l’ingéniérie fiscale, elle fait le bonheur non seulement des "big fours" mais également d’une foule d’intermédiaires, avocats d’affaires ou banque(tte)s.
Croire à l’éradication de ces paradis relève de l’utopie. Puisque chacun est le paradis de l’autre et entend bien le rester. L’écueil fondamental git dans le capitalisme qui joue de la concurrence fiscale comme de n’importe quel matière première ou instrument financier.
La flibuste fiscale est de tous les temps et ne disparaîtra qu’avec l’éradication du capitalisme.