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Commentaire de Reflex sur Le rôle des médias belges dans le débat politique actuel : un pouvoir de réunification qui reste partisan - AgoraVox le média citoyen

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Commentaire de Reflex

sur Le rôle des médias belges dans le débat politique actuel : un pouvoir de réunification qui reste partisan


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Reflex Reflex 2 juin 2008 22:53

Croyez que je suis désolé de vous être apparu méprisant tandis que vous tendiez à structurer votre approche de le Belgique. Un Etat-prétexte dont nous savons qu’elle joua un rôle de tampon entre les superpuissances qui la portèrent sur les fonts. Avec d’autres intervenants, je me risque à analyser l’actuelle situation comme la persistance de ce tampon, fort inutile au vu de la prégnance européenne.

Ce pays illusoire, de plus en plus résiduaire, se maintient pas ses affects communautaires bien plus que régionaux. L’Europe des Régions a vocation de supplanter, dans les régions frontalières tout au moins, l’Europe des Nations. Ainsi, je doute fort que le Sud-Luxembourg s’estime wallon quand le Nord de cette province demeure ouverte à Liège et son esprit principautaire. Toute française qu’elle soit, Lilles noue des accords, notamment médicaux, avec la Flandre. Les exemples sont à cet égard multiples et ne cesseront de s’amplifier.

Certes, les Etats-Nations ne disparaîtront pas du jour au lendemain mais ils perçoivent sans peine que leurs pouvoirs régaliens vont s’effilochant. La colère de la France, en passe ; lundi, de se faire sermonner une fois encore pour l’ampleur de ses déficits publics démontrent que, tôt ou tard, l’harmonisation fiscale s’imposera comme la coopération judiciaire se développe et l’armée européenne devient réalité.

Croire les journalistes de complaisants relais des élus relève majoritairement d’un fantasme. Au contraire du temps révolus des "piliers" où l’on pouvait relever pareilles proximités. Aujourd’hui - hélas pour mes jeunes confrères -, ils ont gagné en indépendance politique ce qu’ils ont perdu en indépendance économique. Les titres de l’ex-groupe Vers l’Avenir sont propriété du néerlandais Corelio, devenu premier éditeur de presse quotidienne belge (!) après avoir appartenus des décennies durant aux doyennés catholiques fédérés autour de l’évêque de Namur.

Fer de lance du libéralisme d’abord, du combat francophone ensuite, Le Soir et ses satellites de presse régionale (Sud-Presse) se maitiennent à flot grâce à leur pôle français de La Voix du Nord. Bref, la presse traditionnelle tout comme ses prolongements dans les nouveaux médias (on n’y par plus que de "crossover") est de moins en moins porteuse d’une idéologie, voire même d’un simple engagement. De tous temps soumise à des impératifs économiques, la presse se résume aujourd’hui à des marchands de papier où les plans de redressement succèdent aux charrettes de licenciements.

Votre mésaventure, napax, vécue avec Le Soir illustre bien la portion congrue qui reste dévolue au débat. Le quotidien ne s’en cache pas, qui calibre les contrbutions "souhaitées" de ses lecteurs. N’oublions pas que derrière le sourire de Béatrice Delvaux se cache l’homme qui introduisit la presse de caniveau en Belgique avec la Dernière Heure. A La Libre Belgique, les airs patelins de Michel Könen n’ont jamais convaincu sa rédaction qui toujours a sanctionné sa démarche par des votes de défiance. Dans le monde de la presse périodique dite de qualité, Le Vif a cannibalisé le secteur francophone comme son homologue Knack - lui aussi propriété du groupe Roularta - les publivations néerlandophones. Mieux, Roularta s’est aujourd’hui offert L’Express français et Le Vif, après avoir débarqué son directeur de la rédaction, ests devenu la voix de son maître.

Lumpen prolétaires du clavier, du micro et de la caméra, les journalistes sont aujoudr’hui (mal) payés pour toujours plus produire, au détriment du nécessaire recul à une analyse apaisée, à une production de qulité . Or, comme les multiples écoles de journalisme (j’ignoraisque ce métier s’apprenait sur les bancs d’une haute école ou d’une faculté quand la constitution consacre, via la liberté de la presse l’accès de chacun à la profession) vomissent chaque année trois fois autant de diplômés que ne le nécessite le simple renouvellement des départs naturels. L’inévitable darwinisme qui en résulte rend vain l’expoir d’un gain qualitatif de notre presse et de son sens critique. Non qu’ils manquent du talent pour ce faire. Dans la curée de la chasse à l’information, dans des jounaux électroniques produits à jets continus, le temps est le plus précieux des gages de qualité et d’indépendance. Aujourd’hui, pour la Belgique comme pour sa presse, le temps est compté.


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