Personnellement, j’ai toujours trouvé Annan timoré et manquant surtout de punch. A sa place, il eût fallu un grognard, capable, tout en veillant à toujours se placer au-dessus de la mêlée, de dire son fait à n’importe quel homme d’Etat, fût-il Bush en particulier. A entendre Annan discourir, on reste un peu sur sa faim en découvrant en lui un personnage complexé, visiblement peu sûr de lui. Or, ce n’est pas l’homme dont l’ONU a besoin, pour intervenir le plus souvent avec autorité sur un nombre de dossiers chauds où le mépris accompagne la force, où l’étique elle-même est plus bafouée que respectée.
Le « machin », comme disait De Gaulle demande à être totalement réformé et surtout extrait de New York, où il a trop longtemps séjourné. Son financement devrait être réexaminé en profondeur et sa charge équitablement répartie entre tous ses membres, et non assurée en majeure partie par les cinq membres permanents qui dictent, par le véto ainsi acheté, leur propre loi au reste de l’humanité.
Il faut enfin souhaiter qu’à la faveur de cette grande réforme qui s’annonce, l’on se donne la peine de trouver la parade qui permettrait d’assurer la confidentialité de leur vote aux membres non permanents afin de les mettre à l’abri des pressions immorales qu’un pays comme les USA se permet d’exercer sur les plus faibles.