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Commentaire de Forest Ent

sur Les Sacem européennes se battent pour garder leur monopole


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Forest Ent Forest Ent 4 juillet 2008 15:51

Ce très bon article dit simplement que la Sacem ne peut pas continuer à jouer en permanence sur les deux tableaux comme elle le fait.

En fait, le ver est dans le fruit depuis bien longtemps. Si la SACEM représentait vraiment les compositeurs comme personnes physiques, elle aurait sauté sur la licence globale en 2005, car c’est dans leur intérêt évident. Mais elle ne représente en fait que les intérêts des industriels, dont les intérêts sont opposés à ceux des compositeurs.

Cela provient de ce que les industriels sont détenteurs de la majorité des droits des auteurs (et si quelqu’un met en doute cette phrase, il peut demander à la Sacem la part de droits qu’elle reverse à des personnes physiques). Ces droits ont pu être achetés, mais tout aussi bien extorqués à des débutants incapables de se défendre contractuellement en s’appuyant sur un succès qu’ils n’ont pas encore eu. L’industrie a phagocyté la filière car c’est elle qui contrôlait les tuyaux de distribution (j’édite/j’édite pas). A l’époque, les intérêts des industriels et des auteurs convergeaient en partie sur l’envie de vendre plus de CD. Aujourd’hui, ils sont franchement antagonistes, sauf pour les Johnny et autres produits Procter&Gamble, qui survivent dans les ruines du système. Les gestionnaires de droits doivent maintenant choisir leur camp. Certains ont choisi de représenter les musiciens. La Sacem a choisi de représenter les industries.

Avec la DADVSI, les industriels se sont engouffrés dans une impasse. Il est aujourd’hui amusant de relever les incohérences des systèmes aberrants qu’ils bricolent dans la panique.

Que la peste emporte la RIAA et la MPAA !


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