Les principaux griefs que l’on puisse reprocher à la Sacem sont l’interdiction faite à tout artiste membre de diffuser librement et gratuitement sa musique, notamment sur internet, d’exiger, même de la part d’organismes à but non lucratif, des redevances d’oeuvres diffusées, et de s’être prononcé contre le projet de licence globale.
Mais aucun artiste n’est obligé de s’inscrire à la Sacem, et, je le répète, la Sacem n’est pas en situation de monopole : d’autres organismes (AIMSA, Sociétés étrangères, Société d’édition indépendantes) peuvent assurer la même fonction. Elle est reconnue d’utilité publique, parce que disposant d’un réseau assurant l’efficacité du recouvrement des droits en faveur des artistes.
La loi DADVSI est scandaleuse, mais elle n’a jamais été soutenue par la Sacem, s’opposant, en l’occurence aux Majors.
Les principaux adversaires du projet de licence globale, et de l’utilisation, par les internautes, de P2P sont, évidemment, les Majors d’édition, qui y perdraient une grosse partie de leurs revenus. Il faut savoir que, sur un support vendu (K7, CD, etc...), ce sont les majors qui empochent au moins 70% de l’argent de la vente.
C’est donc du côté des Majors et des gros diffuseurs, style FNAC, Virgin, etc, qu’il faut agir, car ce sont eux qui ont fait le plus gros lobbying contre la licence globale, et qui se font, éventuellement céder, par contrats, les droits d’auteur des auteurs débutants.