Monsieur Sylvain RAKOTOARISON,
Je ne partage pas du tout votre avis : votre conception légaliste de la neutralité revient à tolérer l’intolérable !
Vous privilégiez en effet la forme au fond, la lettre à l’esprit.
Seriez-vous juriste de formation ? (N’y voyez aucune attaque "ad hominem" !).
Idéalement, un Etat réellement neutre, c’est celui qui ne favoriserait aucune conception philosophique ou religieuse, ce qui implique qu’il devrait mettre en place un système éducatif et /ou informatif non prosélyte permettant à chacun(e), sur base d’alternatives, de choisir (aussi librement que possible) l’option qui répond le mieux à ses aspirations.
En l’espèce, c’est évidemment le mari - fût-il Français - qui aurait dû être condamné pour non respect de la Constitution, mais les textes de loi actuels ne le permettent hélas pas encore.
Cela s’applique a fortiori aux citoyens dont la culture originelle est différente.
Si je m’ établissais en pays musulman, il va de soi que j’en respecterais les lois et les usages.
Ou alors je m’abstiendrais de m’y installer.
Il importe peu que l’épouse accepte la soumission à son mari : ce n’est là qu’une conséquence inacceptable du phallocratisme musulman qu’il serait intolérable d’entériner dans un pays qui a inscrit la laïcité dans sa Constitution.
Le jugement rendu va heureusement dans le sens du respect des principes et des valeurs humanistes.
J’espère lire votre réponse à mon argumentation, et vous en remercie déjà.
Michel THYS à Waterloo.