Comme beaucoup, je ne sais pas grand chose du bouddhisme, si ce n’est justement la non violence qui pourrait être assimilée à la résignation et au laisser-faire. Cet aspect m’a longtemps interrogée.
Il est des moments, des événements où l’heure n’est pas au bonheur. J’ai pu constater combien, par exemple, la peur du chômage pouvait rendre indifférent aux situations inacceptables. Ces mêmes personnes, persuadées qu’elles n’y pouvaient rien pouvaient ensuite en toute tranquilité se ménager des heures pour elles, pour s’offrir des "retraites spirituelles" etc
Cependant, mais le thème devrait être creusé pour une expression digeste, par touches successives il est possible y compris dans notre culture, de constater que chacun est responsable dans la société. "Pas de désarmement sans désarmement intérieur" - Dalaï Lama - s’approche d’ "il n’y a pas de paix durable sans justice" - Jean-Paul II -
A propos de la guerre en Georgie - ce qui nous est le plus proche - un commentaire disait "Le président georgien n’a pas compris que l’Europe ne voulait pas la guerre" - d’ailleurs, a-t-elle une armée ? - Qu’est-ce que celà signifie dans un monde où quelques grandes puissances resteraient armées ?
Etc
Vaste question.
Pour en revenir au bouddhisme, je crois comprendre qu’il est assez difficile de le distinguer des religions qui l’ ont intégré. De plus il existe deux bouddhismes (le petit et le grand véhicule) et ce dont vous parlez serait plutôt le bouddhisme le plus ancien (le petit véhicule), plus "individualiste", pratiqué, je crois par les bouddhistes vietnamiens.
Ce que je trouve intéressant est le débat sur la non violence. La distinction entre les luttes et les guerres. Le combat et l’agressivité.