vous me demandez pourquoi sortir Ségolène Royal du jeu : parce qu’elle n’est pas en position de réunir les socialistes, parce que les fils et filles de Mitterrand (dont elle est), à force de se faire la guerre depuis des années, ne sauraient aujourd’hui se réconcilier, parce qu’elle est une part du problème qu’il faut désormais éradiquer, parce qu’il faut tourner la page sur cette période pour en terminer avec l’affrontement stérile des égos.
tout ceci a été et est parce qu’aucun des successeurs potentiels de Mitterrand, fils ou fille du mitterrandisme, ne s’est franchement extirpé du lot, aucun n’a su ou pu devenir incontestable. c’est ainsi et il faut maintenant en tirer les conséquences.
j’ai lu la contribution de Royal, comme j’ai lu la motion à laquelle elle s’est rallié. j’ai lu également les contributions de Aubry et de Delanoë. tout cela se ressemble beaucoup et n’est pas à la hauteur des enjeux. tout ça manque très clairement de souffle, du souffle de l’audace et d’un renouvellement de la pensée, d’une certaine radicalité.
cela ne viendra que par le renouvellement radical à la tête du PS. d’où l’hypothèse Peillon qui semble le plus à même d’assumer cette charge tout en permettant l’unité des socialistes. peu importe qu’il soit aujourd’hui derrière Ségolène Royal, c’est le fond qui importe - et sur le fond il aurait aussi bien pu être derrière Aubry ou Delanoë, et même aurait pu faire cause commune avec Hamon.