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Commentaire de Bois-Guisbert

sur « Nu couché avec un chat » de Picasso : un humour un peu gras ?


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Bois-Guisbert 17 octobre 2008 09:55

Comme elle déplaît énormément aux thuiriféraires du charlatan de Vallauris, je rediffuse sa lettre de 1952 au philosophe italien Giovanni Papini, qui témoigne d’une cynique lucidité que, personnellement, je ne renierais pas...

« Les raffinés, les riches, les oisifs, cherchent le nouveau, l’étrange, l’extravagant, le scandaleux. Et moi-même, depuis le cubisme et au-delà, j’ai contenté ces maîtres et ces critiques avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées par la tête, et moins ils me comprenaient, et plus ils m’admiraient.

« A force de m’amuser à tous ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et arabesques, je suis devenu célèbre, et très rapidement. Et la célébrité pour un peintre signifie ventes, gains, fortune, richesse.

« Mais quand je suis seul à seul avec moi-même, je n’ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens grand et antique du mot. Ce furent de grands peintres que Giotto, Le Titien, Rembrandt et Goya : je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le mieux qu’il a pu l’imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. C’est une amère confession que la mienne. Mais elle a le mérite d’être sincère. »


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