Gül,
Vous me dites entre autre :
" Je ne remettrai jamais en cause l’action des pompiers, où qu’ils se trouvent, ils font preuve d’un véritable sacerdoce, et très honnêtement, je crois que dans l’ensemble, la population le leur rend bien, simplement en les aimant et en les respectant... ".
Ce genre de friture, me donne des aigreurs d’estomac !
Ou est l’amour de la population pour nous ?
Qu’on tolère qu’on nous caillasse, que nos collègues policiers et gendarmes qui sont les seuls à nous défendre, se retrouve périodiquement devant les tribunaux ! Et passent pour des agresseurs à la moindre occasion !
OUI ! Gül, j’ai compris un peu tard, que : " Pompier, c’est casqué toutes une vie pour n’y voir que du feu ! ". Remarquez que ma vocation me colle à la peau, je continue même en civil et à la retraite, à assister les personnes victimes d’accidents.
Alors, oui ! Sœur Emmanuelle était une des rares personnes qui n’était pas prédatrice. Oui c’était une femme courageuse, comme bien d’autre qui nous donne tout simplement la vie, car même si ce risque est aujourd’hui minime, il demeure. Et bien des hommes qui s’expriment sur ce Blog, n’auraient pas d’enfant, par peur de mourir.
Désolé Gül, je ne crois plus en l’homme ! Ils m’ont trop déçu, sauf ceux qui ont livré et livre les mêmes combats.
Vous-même êtes indignée d’une majorité de commentaires, comment voulez-vous que nous qui sommes victimes d’injures, même de la part de nos concitoyens, puissions pardonner, nous ne nous prenons ni pour des saints ou des dieux.
Si sœur Emmanuelle avait été dans nos rangs, je ne crois pas qu’elle aurait supporté ce que nous subissons.
Il est plus facile de faire de l’humanisme que du sauvetage, surtout avec une naïveté admirable… ! Les joueurs de mandoline ont toujours plus de charme que les gens de rigueur que nous sommes.
Bientôt, les Français paieront des mercenaires pour nous remplacer, car les jeunes ont mis moins de temps que moi pour comprendre, nombreux sont ceux qui vont rendre leurs tenues, et les volontaires ne se bousculent plus pour nous rejoindre.
Les citoyens n’auront que ce qu’ils méritent et certainement des hommes sans vocation qui ne prendront pas les mêmes risques que nous.
On ne récolte que ce que l’on sème.