Ailleurs ça donne "Sarkozy pardonne aux mutins"...
L’absurdité de la guerre n’est plus a démontrer.
En revanche c’est intéressant le sujet des mutins. De leur perception. Traîtres, héros. A t’on droit à la complexité ? Déjà tous les fusillés en étaient-ils des mutins ? Je crois savoir qu’il y avait de l’arbitraire. Il devait aussi y avoir des mutins réfléchis, des mutins faibles, des mutins inconscients, des mutins partisans qui auraient bien fait la guerre mais pour une "cause", etc.
Le pouvoir, les chefs de guerre n’en étaient pas à quelques milliers d’hommes, de corps près, devraient on dire.
La guerre est absurde, c’est l’échec de la raison. Oui mais après ? On fait quoi ? On accepte la loi du plus fou, du plus fort ? Le plan B du mutin encore une foi c’est quoi ?
Echapper à l’absurdité, pour rentrer dans la soumission, voir pire. Il y avait de la dignité à refuser la boucherie, il y en avait aussi à faire face. Qui est l’instrument ? Qui est le méchant ? Regardez les deux guerres mondiales. Elles ne sont pas de même nature. La France a « gagné » la plus absurde. Mais la deuxième n’exigeait-elle pas moins de pacifisme et plus de sacrifice ?
La guerre est absurde, mais celui qui s’y refuse, est-il prêt à assumer les conséquences pour lui, pour sa famille, pour son pays. Où envisage-t-il de fuir à chaque fois ? Laissant le champ libre à l’injustice, à la cruauté, s’interdisant de participer à un projet de société, prêt à fuir à la première tension, prêt à l’abandon. Refuser la guerre par principe, c’est refuser de ce montrer solidaire quelque part. C’est détourner les yeux. C’est aussi refuser d’être instrumentalisé, mais c’est refuser d’être solidaire d’un opprimé, c’est peut-être laisser ce perpétuer un crime. Dilemme. Un de plus. Pour les « citoyens du monde ».