C’est que je voulais plutôt dire le contraire : à force de nous accrocher à la croissance indispensable à la société de consommation, nous serons amenés à accepter la perte de nos libertés démocratiques. Le processus est déjà en cours. Le comble est que cette perte ne permettra probablement pas à la plupart d’entre nous de garder l’accès aux biens de consommation mais quand nous nous en rendrons compte il sera trop tard. Le capitalisme aura installé les contrôles qu’il lui faut sur la population pour perdurer, au profit d’une poignée d’individus. N’oubliez pas que le capitalisme existe depuis bien avant la société de consommation, il pourrait donc très bien lui survivre.
Je ne dis pas que c’est inéluctable, mais le risque me semble grand. Où sont les forces qui pourraient s’opposer à la main-mise de la finance et des intérêts privés sur le monde ?
Notre seule chance me semble être de nous engager dans une société de frugalité, dans une réelle perspective de développement durable. Le néo-libéralisme qui s’est développé dans le système capitaliste ne peut proposer qu’un pitoyable simulacre de développement durable puisque ses principes de base (individualisme, cupidité, loi du plus fort) s’y opposent.
Désolé de n’avoir pas le temps de développer plus.