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- Conclusion par rapport au sujet de l’article :
Comme développé dans les trois parties supérieure, on en arrive à comprendre que la conception que le musulman entreprend à l’égard de Dieu, du temps et du destin est une conception non anthropomorphiste, càd Dieu n’y est pas réduit à subir les contraintes qui appartiennent à notre référentiel humain et notre sphère celle du Créé.
Le Créateur ne subit par le créé. Donc Dieu ne subit pas le temps, chez lui le temps n’existe même pas. La destinée n’est que le reflet logique de cet entendement : le passé le présent et le futur liés à la sphère du créé sont écrasés chez le créateur.
Adhérer à cette vision très logique ne fait nullement sombrer le musulman dans le fatalisme.
Au contraire, le musulman n’est pas appellé en islam a être fataliste mais plutôt à être entreprenant.
A titre d’exemple je vous conterais cette anecdote bien réelle : un bédoin, rentrant du désert, s’était présenté au prophète, et lui lança "j’ai quelques affaires à régler, et je devrais garer ma chamelle en quelque lieu, devrais-je l’attacher pour qu’elle n’ait pas à s’échapper, ou devrais-je la laisser telle quelle et espérer en Dieu qu’elle ne s’échappe pas ?" Tout en souriant le prophète lui répondit "attache là PUIS porte ton espérance en Dieu". 
En fait quand le musulman entreprend un projet et lance - avec - la fameuse interjection Incha-Allah [si Dieu le veut], il entend qu’il fera tout ce qu’il serait en mesure d’entreprendre pour réaliser la chose, tout en espérant qu’il n’y ait pas un contretemps, un incident ou une complication [selon la Volonté de Dieu] qui pourraient affecter l’aboutissement du projet.
Il n’y est aucun fatalisme passif, c’est une façon de rendre hommage à la Majesté de Dieu qui orchestre tout l’univers, et de reconnaître l’humilité du créé et la modestie de nos terrestres desseins devant la Souveraineté du Créateur et devant les forces majeurs qu’Il fait interposer des fois au travers de nos chemins comme si pour nous rappeller à ne pas sombrer trop dans l’orgeuil et l’oubli quand on s’éloigne trop de Lui. 