Vous dîtes que le problème n’est pas humain, il est politique... Au contraire je crois que c’est l’humanité qui accompagne la vérité. A la machine on oppose notre humanité et tout s’écroule, un rouage pète, les shadocks arrêtent de pomper et de nous pomper l’air.
Pour moi c’est un problème à la fois humain et politique. Plus exactement, c’est un problème humain qu’on devrait essayer de régler par la voie politique. C’est-à-dire : trouver des solutions législatives, les rédiger, les valider, les faire comprendre aux élus, leur demander de s’en occuper au lieu de ne rien faire à ce sujet comme maintenant.
Quelle autre solution ? La révolution des journalistes ? Un par un ils se font réprimander ou lourder dès qu’ils montrent des vélléités d’indépendance. Comment leur en vouloir ? Cette solution me paraît utopique, les industriels et marchands d’armes qui gouvernent les principaux médias n’ont qu’à couper les têtes qui dépassent au fur à mesure et puis c’est tout.
Mais la solution politique me paraît également difficile à mettre en oeuvre. En effet, quel que soit leur discours et leurs intentions formulées, il semble clair que beaucoup de politiques, élus ou cooptés, à partir d’un certain niveau de "pouvoir", agissent plus dans l’intérêt des puissances financières et industrielles, que dans l’intérêt des gens sur qui pourtant ils fondent en principe leur légitimité. Le principe démocratique quoi, qu’ils ne semblent pas avoir bien compris (exemples ; l’Europe et les OGMs, les Français et la presse, les interventions économiques de sarko, etc., etc.).
Je vois une troisième solution, la solution douce, inéluctable, et profonde, résultant des nouveaux moyens de communication : la solution sociétale. Plus les médias seront morcelés (ex : les nouvelles chaînes télé tel iTélé, par définition le ouèbe, etc.), plus il y aura d’espace de liberté pour aborder les choses plus objectivement. Et ainsi, attirer les téléspectateurs qui, même s’ils sont parfois un peu lobotomisés, sont toujours des êtres humains, donc potentiellement intelligents et capables de recouvrer leur libre-arbitre en choisissant leurs sources d’information par des critères qualitatifs plus qu’émotionnels. Pour changer.
Tant la télé (la cohorte de chaînes) que le web présentent ce morcellement à mon avis favorable à la démocratisation des médias, qui est l’objectif de fond lié au problème abordé par cet excellent article. Par contre la presse écrite semble mal barrée, il y a bien des voix indépendantes mais elles sont souvent très bcbg (marianne par ex.) / chic parisien / les banlieues ch’sais tout sans y avoir mis les pieds.
Par ailleurs il est bon de rappeler qu’il est particulièrement scandaleux et inique de se servir du contribuable pour faire surnager des organes de presse écrite tels que ceux que l’on a. L’UMP, oubliant son libéralisme idéologique, fait du collectivisme dès qu’il s’agit de sauver la "presse de la pensée unique". Comme par hasard... Nous sommes de pauvres oies que l’on gâve de leur propre chair.
Que la presse de la pensée unique crève. Le jour de son enterrement sera une bonne journée.