Pas très convaincue à l’idée que l’esprit, siège du libre arbitre, puisse épouser les lois universelles de la nature.
Encore moins convaincue, si en biologiste, je reprends les connaissances sur l’embryogénèse et la phylogénèse.
Jacques Monod aurait parlé de "téléonomie", morphogénèse autonome, exécution d’un programme quasi immuable, amenant à l’être humain (ou tout être), avec de petites variantes et leur cortège de "différences" génétiques.
Puis, plus récemment, étudié sur l’homme mais déjà connu pour certains animaux peu sophistiqués, l’apoptose (mort cellulaire prévisible dans le programme cellulaire) des cellules et ses conséquences pour la sénescence.
Dans ce cas, le libre arbitre le serait au premier degré - celui de l’acquisition de connaissances et technologique dont la motivation - constante semble-t-il - reste à définir - puis au second : accepter le résultat de ces recherches, les exploiter pour modifier soit par l’alimentation ou le médicament, cette sombre et commune fatalité.
Dans ce cas, le libre arbitre se limiterait à accepter (ou vérifier) que l’on puisse intervenir sur l’inéluctable et à agir soit en ne faisant rien, soit en faisant quelque chose.
Le libre arbitre serait binaire.
Il me semble qu’en biologie/physiologie, on s’appuie sur des facteurs déterminés mais qui ouvrent deux voies tout aussi déterminées l’une que l’autre se déroulant par séquence, dans le temps.
Le libre arbitre serait avant tout obéissance...