@ Anonyme :
Je vous concède que la vérité scientifique n’est jamais que provisoire. Elle doit même pouvoir être falsifiable au sens de Popper. Dans le cas contraire, ça ne peut pas s’appeler de la science et encore moins une vérité. Par contre, même si elle a été « falsifiée », une théorie peut-être vraie dans un certain domaine de valeur : La mécanique de Newton par exemple. C’est pratiquement le cas de tout ce qu’on considère comme vrai objectivement.
Mais même provisoire et approchée, c’est la SEULE vérité qui soit !
Si certains philosophes s’imaginent avoir trouvé une vérité, c’est une pure illusion ou une supercherie.
Je ne parles pas des religions qui détiennent toutes séparément « LA vérité, la seule » !
La vérité dont vous parlez, « vérité éternelle », relève plutôt du dogme ou de la religion, c’est-à-dire du domaine de l’imposture.
Le caractère provisoire de la vérité scientifique n’est pas une restriction, c’est au contraire la meilleure garantie de ne jamais sombrer dans le dogmatisme. Et je maintiens qu’elle est universelle parce que tout le monde peut en éprouver la véracité.
Par exemple : « Les hommes et les chimpanzés ont 99% de gènes en commun » C’est une vérité scientifique :C’est approché, mais on peut le démontrer.
Avancer que les corbeaux sont noirs, c’est une approximation raisonnable qui suffira aux chasseurs de corbeaux.
Par contre affirmer « La dignité de la personne humaine et le caractère sacré de la vie de l’homme », c’est une profession de foi, un choix philosophique ou politique, un dogme très respectable, tout ce que vous voudrez, mais pas une vérité scientifique. On peut y adhérer, mais pas le démontrer.
Même si elles ont l’air très sympathiques, je me méfie toujours des vérités affirmées ou « révélées ». Toutes les guerres ont été faites par des gens certains d’avoir raison, de part et d’autre. L’enfer est pavé de bonnes intensions !
Pardonnez-moi donc de continuer de parler de vérité scientifique par opposition à toutes les autres.
Merci de votre commentaire.